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Cérémonie à Calvi pour le 78e anniversaire de l'Appel du Général de Gaulle


Rédigé par (Jean-Paul-Lottier) le Lundi 18 Juin 2018 à 13:44 | Modifié le Lundi 18 Juin 2018 - 14:42


Il y a soixante-dix-huit ans, à Londres, le général de Gaulle prononçait sur les ondes de la BBC son discours invitant les Français à refuser la défaite et à poursuivre le combat alors que le nazisme était aux portes de toute l'Europe. Pour ce 78e anniversaire, comme partout, à Calvi, cet anniversaire a été marqué par une cérémonie au Monument aux Morts, en présence des autorités civiles et militaires,k ainsi qu'une foule nombreuse


Cérémonie à Calvi pour le 78e anniversaire de l'Appel du Général de Gaulle

Devoir de mémoire oblige, il y avait foule ce matin à 10h30 devant le Monument aux Morts de Calvi où l'on célébrait le 78e anniversaire de l'appel lancé depuis Londres par le Général de Gaulle.
A l'arrivée des autorités civiles et militaires, un piquet d' honneur du 2e Régiment Etranger de Parachutistes présentait les armes.
Face à une délégation d'officiers et sous-officiers du 2e REP et des membres des différentes associations et Amicales des Anciens-Combattants regroupés derrière leurs porte-drapeaux, Claude Deceuninck, Président de l'Association des Anciens Combattants de Calvi-Galeria donnait lecture de l'appel du 18 juin 1940  lancé depuis Londres où sur les ondes de la BBC le Général de Gaulle  invitait les Français à refuser la défaite et à poursuivre le combat alors que le nazisme était aux portes de toute l'Europe. Entouré de volontaires qui l'avaient rejoint dans son exil, il jetait les bases d'une alternative au régime de Vichy et à sa politique de collaboration avec l'Allemagne nazie. 
" Le destin du monde est là. Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres. » 

Un moment décisif de notre histoire
Représentant de l'Etat sous-préfet de l'Arrondissement de Calvi-Balagne, Haut-Nebbiu, Conca d'Oru,  Jérôme Seguy se faisait l'interprète de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'Etat auprès de la ministre des armées Florence Parly, en charge des Anciens Combattants:
« La France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! »

Ce 18 juin 1940, la voix qui résonne sur les ondes de la BBC est celle d’un inconnu du grand public. Il a 49 ans, il a récemment été promu général et est désormais ancien sous-secrétaire d’Etat à la Défense nationale et à la Guerre. Cet instant le jette « hors de toutes les séries », aux pieds d’une des épopées les plus audacieuses.

Son dénouement ? Le salut de la Patrie.

Il parle haut, il parle clair, il parle vrai. Charles de Gaulle s’exprime en Français rassembleur et en soldat résolu. Au bout des ondes, c’est l’espoir ranimé. Ce sera un jour l’honneur retrouvé et enfin la France libérée.

Ce 18 juin, la France est foudroyée par la débâcle : Paris est à l’heure allemande depuis quatre jours, le gouvernement du maréchal Pétain a demandé à cesser le combat, des millions de civils sont précipités sur les routes et connaissent l’exode (...)
" En cette journée nationale, la Nation célèbre l’espoir et la volonté du général de Gaulle. La France salue toutes celles et tous ceux qui ont dit non à l’asservissement et à la défaite, qui ont refusé la collaboration et qui ont pris les armes contre l’ennemi.

Nous honorons la force de l’engagement et du sacrifice des hommes et des femmes qui ont permis d’accomplir les promesses du 18 juin.

Cet Appel fut un moment décisif de notre histoire nationale et demeure aujourd’hui une référence essentielle de notre mémoire collective. Il proclama avec force et ferveur une « certaine idée de la France » dont il nous faut, sans relâche, continuer d’être dignes".

Dépôt de gerbes, sonnerie aux morts, minute de silence, hymne national
Les discours étaient suivis d'un dépôt de gerbes.
La première par Ange Santini, Maire de Calvi, avec à ses côtés Claude Deceuninck, Président des Anciens Combattants et Marie Luciani, adjoint au Maire de Calvi, en charge de la culture.
La seconde par Jérôme Seguy, sous-préfet de Calvi ,  le  Lieutenant-Colonel  Favrot, commandant le 2e REP par suppléance et le chef d'Escadron Olivier Burles, commandant la Compagnie de Gendarmerie Calvi-Balagne.
Outre les personnes déjà citées participaient également à cette cérémonie Pancrace Guglielmacci et Didier Bicchieray, adjoints au Maire de Calvi, le Commandant Frédéric Antoine-Santoni, chef de corps du Centre de Secours et d'Intervention de Calvi...




 





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