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Bastia : Arte Mare ouvre son 44e festival sous le signe de la justice


Christophe Giudicelli le Samedi 3 Octobre 2026 à 08:15

La 44e édition du festival Arte Mare s’est ouverte ce vendredi 2 octobre au centre culturel l’Alb’Oru à Bastia. Jusqu’au 10 octobre, cinéma, littérature, rencontres et débats vont se succéder autour d’un thème central : la justice. Une édition placée sous le signe de l’échange et de la Méditerranée.



« Voilà que s’ouvre la 44e édition du festival Arte Mare. » C’est par la formule consacrée que Michèle Corotti, la présidente du festival du film méditerranéen de Bastia, a ouvert ce vendredi soir sur la scène de salle du centre culturel l’Alb’Oru à Bastia, cette édition 2026. Une soirée d’ouverture qui a débuté avec un concert de Damien Verdi, et la diffusion du court métrage Matrice de Guillermo G. Peydro, mais surtout  marquée par la diffusion en avant-première d’« En haut de la pile ». Film ayant pour thème la GPA (gestation pour autrui) de Louis-Julien Petit, avec Aliocha Schneider, présents ce 3 octobre sur la scène d’Arte Mare pour assurer la présentation.

Avec ce premier film présenté au public bastiais, Arte Mare est entré de plain-pied dans sa thématique consacrée cette année à la justice : « Arte Mare à la barre ». Jusqu’au 10 octobre, films en compétition, avant-premières, littérature et conférences se pencheront sur le rapport que nous avons avec et face à la justice : « une riche complète programmation qui ne craint pas les sujets qui fâchent », lancera au public Michèle Corotti avant de poursuivre : « La justice est garante de nos démocraties. » L’occasion pour elle d’évoquer l’état d’esprit du festival, celui de l’échange : « Vous pouvez être d’accord, pas d’accord, aimer, ne pas aimer, l’exprimer. »

Clin d’œil aussi à la venue de l’écrivain Boualem Sansal incarcéré pendant près d’un an en Algérie, pour recevoir le prix Ulysse. Une venue qui a heurté certains habitués du festival, accusant ce dernier de s’éloigner de sa "ligne". « Venez échanger, le rencontrer et dire ce que vous avez à lui dire », a lancé à l’assistance Michèle Corotti avant de reprendre le fil de la riche programmation avec, dès dimanche, une rencontre avec l’acteur Gérard Jugnot, présent à la cérémonie d’ouverture, ou encore une rencontre avec le magistrat Marc Trévidic, mais aussi un débat sur la justice en Corse à travers les siècles. Sans oublier le cœur du festival et ses films de la compétition méditerranéenne, des écoles de cinéma, du court métrage et du documentaire corse.

Hélène Beretti, 3e adjointe au maire de Bastia, a de son côté salué « l’attachement du festival à la culture corse et à son ouverture sur la Méditerranée, faite de cultures, de langues, de mémoire, parfois de fractures, mais aussi de rencontres et de liens que la création permet de tisser ». Rappelant que c’est cette philosophie de l’échange « que nous voulons faire vivre à Bastia ».

Pour l’adjointe au maire de Bastia, le cinéma et la littérature « ont cette force de donner un visage aux grandes questions de société. Ils nous invitent à écouter, à interroger nos certitudes et à regarder une situation depuis une autre place que la nôtre. »

Le programme de cette 44e édition d’Arte Mare est à retrouver sur son site internet.