Agriculteurs reçus à Paris : le communiqué de la FDSEA
01/10/2026
Au lendemain de la réunion organisée au ministère de l’Agriculture, la FDSEA de Haute-Corse livre sa propre lecture des échanges dans un communiqué :
" La FDSEA de Haute-Corse qui a participé à la réunion du 30 septembre au ministère de l’Agriculture à Paris tient à en tenir informés ses adhérents et l'ensemble des agriculteurs corses. Tout d'abord la FDSEA de Haute-Corse rappelle qu'elle a été la première à proposer « la création d'une plate-forme revendicative », faisant suite à l'inquiétude partagée par tous, quand à la prise en compte par l’État de notre situation issue d'un été caniculaire et sec. La FDSEA de Haute-Corse se félicite de la réussite de la mobilisation qui en a suivie avec comme point d'orgue le blocage des ports d'Ajaccio et de Bastia. La FDSEA de Haute-Corse regrette que cette mobilisation exceptionnelle tant sur la forme que sur le fond, n'ait pu aboutir qu’à une rencontre au ministère sans la ministre. Aussi à l'initiative des agriculteurs de toutes obédiences qui bloquaient le port, la FDSEA de Haute-Corse s'est associée à la nouvelle mobilisation cette fois à l’ODARC sur un sujet extrêmement sensible comme la différence importante de montant de l'ICHN entre un agriculteur de montagne corse et un agriculteur de montagne en France. Fort des chiffres prouvant cette différence, la FDSEA de Haute-Corse a décidé dès le lundi de monter au ministère afin d'appuyer fortement ce dossier qui n'avait pas été retenu lors de notre rencontre du jeudi en préfecture. La FDSEA de Haute-Corse regrette le mauvais esprit « assumé » de la Chambre et de l’ODARC qui ont préféré faire deux délégations distinctes pour rencontrer les représentants du ministère.
Notre représentant accompagné des JA de Haute-Corse et de Corse ont pu pendant presque deux heures développer tous les thèmes déjà portés par l'intersyndicale avec les chiffres de l'ICHN en plus. L'insuffisance du CASI, l'allongement de sa date limite de dépôt, l'obligation d'avoir une comptabilité, les filières « oubliées ». Mais aussi les difficultés pour beaucoup d'avoir une assurance Calamité, des aides sociales (Agridiff) qui excluent trop d'agriculteurs, des contrôles sur la maîtrise du foncier qui s'appliquent sans discernement de la réalité du cadastre en Corse, le paiement effectif des dossiers bloqués promis à maintes reprises depuis plus d'un an en respectant simplement le droit. Sur un autre registre l'équité concernant le financement et l'accélération des procédures administratives du plan eau de la Corse, comme cela a pu être fait pour l'île de La Réunion (990 Millions d'euros). L'équité aussi pour le paiement dés 2026 de l'ICHN « montagne sèche » en Corse revalorisé. Enfin la FDSEA de Haute-Corse a pu développer son approche concernant l'autonomie alimentaire accolée à une gouvernance spécifique proposé dans les ateliers de l’ODARC en vue de la nouvelle PAC.
Sur tous ces thèmes et d'autres que les services déconcentrés de l’État connaissent très bien pour les avoir abordés depuis plusieurs années avec la FDSEA de Haute-Corse entre autres, il n'y a eu aucune réponse concrète qui puisse provoquer un excès de satisfaction et de confiance. Aussi la FDSEA de Haute-Corse se donnant le temps de la réflexion et de la concertation avec ses adhérents mais aussi avec d'autres agriculteurs structurés ou pas, reviendra vers tous ceux qui souhaitent dans notre peuple, que s'installe une véritable politique de projet au service de tous dans la dignité et la transparence. Forti saremu si uniti semu."