La visite de la ministre aura permis de lever une incertitude : le processus institutionnel est bien enclenché. « La ministre est venue nous confirmer que le gouvernement avait bien transmis à l’Assemblée nationale le projet d’écriture constitutionnelle », a indiqué la présidente de l’Assemblée de Corse, Marie-Antoinette Maupertuis, à l’issue de la rencontre.
Au-delà de la méthode, c’est surtout le calendrier qui était attendu. « Il pourrait y avoir, à partir du 15 juin, un examen du projet de loi », précise-t-elle. Une échéance désormais assumée par l’exécutif, qui marque une accélération du dossier.
Pour les élus territoriaux, cette confirmation apporte une forme de continuité. « Il y a une constance dans les propos et la stratégie de l’État à l’égard du dossier corse », souligne la présidente, évoquant un sentiment de « satisfaction » et un « optimisme mesuré ».
Un sujet déjà sensible en amont
Quelques heures plus tôt, la question institutionnelle s’était déjà invitée dans les échanges entre la ministre et les maires. Évoqué en toile de fond, le sujet avait donné lieu à des prises de position plus contrastées, révélant des sensibilités différentes au sein même des élus locaux.
Des échanges parfois plus vifs, notamment entre le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, et le maire de Propriano, Paul-Marie Bartoli, illustrant les lignes de fracture qui traversent encore le débat.
Au-delà de la méthode, c’est surtout le calendrier qui était attendu. « Il pourrait y avoir, à partir du 15 juin, un examen du projet de loi », précise-t-elle. Une échéance désormais assumée par l’exécutif, qui marque une accélération du dossier.
Pour les élus territoriaux, cette confirmation apporte une forme de continuité. « Il y a une constance dans les propos et la stratégie de l’État à l’égard du dossier corse », souligne la présidente, évoquant un sentiment de « satisfaction » et un « optimisme mesuré ».
Un sujet déjà sensible en amont
Quelques heures plus tôt, la question institutionnelle s’était déjà invitée dans les échanges entre la ministre et les maires. Évoqué en toile de fond, le sujet avait donné lieu à des prises de position plus contrastées, révélant des sensibilités différentes au sein même des élus locaux.
Des échanges parfois plus vifs, notamment entre le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, et le maire de Propriano, Paul-Marie Bartoli, illustrant les lignes de fracture qui traversent encore le débat.
Mais c’est bien à la Collectivité de Corse que la discussion a pris une autre dimension, dans un cadre plus structuré et politique, permettant d’aborder le texte dans le détail avec les présidents des groupes.
Un texte encore traversé par des divergences
Derrière cette avancée, les lignes ne sont pas totalement stabilisées. La ministre l’a reconnu sans détour : « Les groupes ont exprimé leurs attentes (…) dans leurs différences et dans leurs diversités ».
Si certains points du texte font consensus, d’autres continuent de susciter des désaccords. « Les points de vue sont divers », admet la ministre, rappelant que « le processus démocratique génère des points de vue différenciés ».
Un constat partagé côté corse, où l’on insiste sur la nécessité de poursuivre le travail engagé depuis plusieurs années. « Ce n’est pas maintenant qu’il faut qu’on s’arrête », insiste la présidente de l’Assemblée de Corse. « Ça fait 50 ans que les autonomistes se battent pour ce statut ».
Un travail de pédagogie à venir
À mesure que l’échéance parlementaire approche, un autre défi s’impose : celui de la compréhension du texte au niveau national.
« Il va falloir faire un véritable travail de pédagogie auprès des groupes politiques et des parlementaires », prévient la présidente. « Tout le monde n’entend pas la même chose quand on parle d’autonomie ».
Un texte encore traversé par des divergences
Derrière cette avancée, les lignes ne sont pas totalement stabilisées. La ministre l’a reconnu sans détour : « Les groupes ont exprimé leurs attentes (…) dans leurs différences et dans leurs diversités ».
Si certains points du texte font consensus, d’autres continuent de susciter des désaccords. « Les points de vue sont divers », admet la ministre, rappelant que « le processus démocratique génère des points de vue différenciés ».
Un constat partagé côté corse, où l’on insiste sur la nécessité de poursuivre le travail engagé depuis plusieurs années. « Ce n’est pas maintenant qu’il faut qu’on s’arrête », insiste la présidente de l’Assemblée de Corse. « Ça fait 50 ans que les autonomistes se battent pour ce statut ».
Un travail de pédagogie à venir
À mesure que l’échéance parlementaire approche, un autre défi s’impose : celui de la compréhension du texte au niveau national.
« Il va falloir faire un véritable travail de pédagogie auprès des groupes politiques et des parlementaires », prévient la présidente. « Tout le monde n’entend pas la même chose quand on parle d’autonomie ».
Le gouvernement s’y prépare également. « Il faut aborder cette étape de manière démocratique », souligne la ministre, consciente que le texte devra convaincre bien au-delà des élus insulaires.
Entre prudence et espoir
Malgré les avancées, la prudence reste de mise. « On ne crie pas victoire, il reste du chemin à faire, et pas des moindres », tempère la présidente de l’Assemblée de Corse. Une position partagée par la ministre, qui refuse de s’avancer sur l’issue du processus : « Je prends les choses marche par marche ».
Dans ce moment charnière, tous s’accordent néanmoins sur un point : le dossier corse entre dans une phase décisive. Entre confirmations politiques et débats à venir, c’est désormais à l’Assemblée nationale que se jouera la suite du processus.
Entre prudence et espoir
Malgré les avancées, la prudence reste de mise. « On ne crie pas victoire, il reste du chemin à faire, et pas des moindres », tempère la présidente de l’Assemblée de Corse. Une position partagée par la ministre, qui refuse de s’avancer sur l’issue du processus : « Je prends les choses marche par marche ».
Dans ce moment charnière, tous s’accordent néanmoins sur un point : le dossier corse entre dans une phase décisive. Entre confirmations politiques et débats à venir, c’est désormais à l’Assemblée nationale que se jouera la suite du processus.
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