Le tribunal judiciaire d'Ajaccio a organisé, ce lundi 2 novembre, son audience solennelle de présentation des nouveaux magistrats et greffiers
Il y avait du monde, ce lundi 2 novembre, dans la salle civile du tribunal judiciaire d'Ajaccio. Les bancs étaient bien occupés, entre magistrats, représentants des services de l'État et personnalités institutionnelles venus assister à cette audience solennelle. Parmi eux, le nouveau procureur général près la cour d'appel de Bastia, Christophe Perruaux, et le préfet de Corse. Dans cette assemblée, l'heure était à la présentation des nouveaux visages de la juridiction, dans un contexte de renouvellement important des équipes.
À cette occasion, la présidente du tribunal, Sophie Boyer, a souligné l'importance de ce renouvellement pour la juridiction, dont les effectifs doivent accompagner l'évolution de l'activité et les besoins du territoire. Du côté du siège, trois nouveaux magistrats viennent renforcer les effectifs, désormais portés à 17, alors qu'une nouvelle arrivée est encore attendue dans les prochains jours. La présidente s'est réjouie de ce renfort, tout en rappelant que l'objectif était d'atteindre 19 magistrats : « Je me réjouis que nous soyons à ce jour 17 », a-t-elle souligné.
Le mouvement est tout aussi important au parquet, où trois nouvelles magistrates ont rejoint les équipes. Elles prennent notamment en charge des domaines stratégiques : la criminalité financière, les atteintes à l'environnement et à l'urbanisme, ainsi que les violences intrafamiliales et les dossiers concernant les mineurs. Le parquet compte désormais sept magistrats, parmi lesquels la procureure de la République, Fanny Floquet, et trois magistrats qui, déjà présents depuis un an, changent aujourd'hui de cabinet. Une magistrate placée vient également renforcer les effectifs.
À cette occasion, la présidente du tribunal, Sophie Boyer, a souligné l'importance de ce renouvellement pour la juridiction, dont les effectifs doivent accompagner l'évolution de l'activité et les besoins du territoire. Du côté du siège, trois nouveaux magistrats viennent renforcer les effectifs, désormais portés à 17, alors qu'une nouvelle arrivée est encore attendue dans les prochains jours. La présidente s'est réjouie de ce renfort, tout en rappelant que l'objectif était d'atteindre 19 magistrats : « Je me réjouis que nous soyons à ce jour 17 », a-t-elle souligné.
Le mouvement est tout aussi important au parquet, où trois nouvelles magistrates ont rejoint les équipes. Elles prennent notamment en charge des domaines stratégiques : la criminalité financière, les atteintes à l'environnement et à l'urbanisme, ainsi que les violences intrafamiliales et les dossiers concernant les mineurs. Le parquet compte désormais sept magistrats, parmi lesquels la procureure de la République, Fanny Floquet, et trois magistrats qui, déjà présents depuis un an, changent aujourd'hui de cabinet. Une magistrate placée vient également renforcer les effectifs.
Cette audience était aussi l'occasion pour Fanny Floquet, procureure de la République à Ajaccio depuis septembre, de présenter les grandes orientations de son action
Fanny Floquet, une expérience de la criminalité organisée
Cette audience était aussi l'occasion pour Fanny Floquet, procureure de la République à Ajaccio depuis septembre, de présenter les grandes orientations de son action. Après seize années d'expérience dans différentes juridictions, notamment à Chartres, Nantes et Paris, elle a développé une spécialisation dans la lutte contre la criminalité organisée. Elle a notamment exercé au sein de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris, puis de la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (JUNALCO).
Une expérience qu'elle entend aujourd'hui mettre au service du territoire corse. Dans un parquet qu'elle décrit comme étant en plein renouvellement, la procureure souhaite s'inscrire dans la continuité du travail de son prédécesseur, Nicolas Septe, tout en affirmant ses propres priorités.
En tête de celles-ci figurent les violences intrafamiliales et les violences sexuelles sur mineurs. « Ce sont des sujets sociétaux sur lesquels nous sommes très attendus », a-t-elle rappelé. Elle entend notamment renforcer la coordination entre les magistrats, les enquêteurs et les différents partenaires pour assurer un meilleur suivi des procédures et une prise en charge plus efficace des victimes.
Cette audience était aussi l'occasion pour Fanny Floquet, procureure de la République à Ajaccio depuis septembre, de présenter les grandes orientations de son action. Après seize années d'expérience dans différentes juridictions, notamment à Chartres, Nantes et Paris, elle a développé une spécialisation dans la lutte contre la criminalité organisée. Elle a notamment exercé au sein de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris, puis de la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (JUNALCO).
Une expérience qu'elle entend aujourd'hui mettre au service du territoire corse. Dans un parquet qu'elle décrit comme étant en plein renouvellement, la procureure souhaite s'inscrire dans la continuité du travail de son prédécesseur, Nicolas Septe, tout en affirmant ses propres priorités.
En tête de celles-ci figurent les violences intrafamiliales et les violences sexuelles sur mineurs. « Ce sont des sujets sociétaux sur lesquels nous sommes très attendus », a-t-elle rappelé. Elle entend notamment renforcer la coordination entre les magistrats, les enquêteurs et les différents partenaires pour assurer un meilleur suivi des procédures et une prise en charge plus efficace des victimes.
Autre priorité majeure : la lutte contre la criminalité organisée et le narcotrafic. La procureure estime que l'état de la menace s'est aggravé, y compris en Corse-du-Sud. « La lutte contre la criminalité organisée sous toutes ses formes est une priorité absolue et constante de la politique pénale territoriale en Corse », a-t-elle affirmé.
Pour y répondre, le parquet d'Ajaccio a déjà créé un troisième cabinet au sein de son pôle de criminalité organisée, désormais organisé autour de trois axes : les violences criminelles, les extorsions et le trafic d'armes ; le trafic de stupéfiants et la cybercriminalité ; enfin, la criminalité financière. « Le financier doit être un axe à part entière », a insisté Fanny Floquet, évoquant notamment le blanchiment et la lutte contre les avoirs criminels.
Cette nouvelle organisation doit être accompagnée de moyens humains supplémentaires, avec deux postes de magistrats annoncés à l'horizon de septembre 2027. La lutte contre les atteintes à l'environnement et les infractions en matière d'urbanisme figure également parmi les priorités affichées par la procureure.
Pour y répondre, le parquet d'Ajaccio a déjà créé un troisième cabinet au sein de son pôle de criminalité organisée, désormais organisé autour de trois axes : les violences criminelles, les extorsions et le trafic d'armes ; le trafic de stupéfiants et la cybercriminalité ; enfin, la criminalité financière. « Le financier doit être un axe à part entière », a insisté Fanny Floquet, évoquant notamment le blanchiment et la lutte contre les avoirs criminels.
Cette nouvelle organisation doit être accompagnée de moyens humains supplémentaires, avec deux postes de magistrats annoncés à l'horizon de septembre 2027. La lutte contre les atteintes à l'environnement et les infractions en matière d'urbanisme figure également parmi les priorités affichées par la procureure.
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