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Gilles Simeoni attaque le magazine Marianne en diffamation


le Lundi 2 Novembre 2026 à 15:35

Le conseiller exécutif et maire de Bastia annonce ce lundi dans un communiqué qu’il va engager une action en diffamation contre Marianne, après la publication d’un article particulièrement à charge dans lequel l’hebdomadaire l’accuse notamment d’user de « méthodes brutales pour régner en maître sur l’île ».



Gilles Simeoni attaque le magazine Marianne en diffamation
« Une accumulation d’accusations diffamatoires, reprenant des allégations, voire de pures inventions, prétendument rapportées par des sources anonymes ». Après la publication d’un article intitulé « Gilles Simeoni : enquête sur un ami corse de la France qui ne lui veut que du mal », par l’hebdomadaire Marianne, le conseiller exécutif et maire de Bastia ne décolère pas. 
 
Tout en soulignant être « profondément attaché » à la liberté de la presse, dans un communiqué publié ce lundi, Gilles Simeoni relève dans le même temps que celle-ci « ne se confond pas avec le droit de traîner les gens dans la boue, ni de proférer des accusations diffamatoires », et annonce avoir demandé à son avocate d’engager une action en diffamation par voie de citation directe devant le tribunal correctionnel contre le magazine.
 
Le 25 octobre dernier – soit l’avant-veille du débat au Sénat relatif au projet de loi constitutionnelle sur l’autonomie de la Corse – Marianne publiait en effet sur son site Internet un portrait particulièrement à charge de l’ex-président de l’Exécutif. Un article depuis repris dans la version papier du magazine dans lequel l’auteur affirme notamment avoir ressenti « comme un parfum de terreur sur l’île de Beauté » au cours de son enquête et évoque des « politiques locaux sous pression » et une « population mise au pas » par un nationaliste radical qui « use de méthodes brutales pour régner en maître sur l’île ». Pour étayer ce portrait, l’hebdomadaire s’appuie à plusieurs reprises sur des témoignages anonymes. L’un d’eux, attribué à un élu corse, assure ainsi que « les gens ont peur de s’opposer à lui » et que « si vous vous opposez, il vous coupe les subventions, et vous n’avez accès à rien ». L’article va plus loin encore en revenant sur les violences qui avaient éclaté en Corse après l’agression mortelle d’Yvan Colonna en prison, en mars 2022, une source présentée comme issue du monde sécuritaire affirmant que « c’est Simeoni qui a téléguidé tout cela », tandis qu’un autre interlocuteur cité anonymement considère que « la violence et la menace sont ses outils politiques ». Marianne fait enfin état de pressions supposées autour des débats parlementaires sur l’autonomie. Le magazine rapporte notamment le témoignage anonyme d’un député qui affirme que certains élus auraient hésité à s’opposer au texte par crainte de possibles représailles visant leur résidence en Corse.
 
« Les Corses savent que ces accusations sont scandaleuses et dérisoires. Et personne n’est dupe, ni quant aux inspirateurs de cet article, ni quant à ses objectifs, sa parution sur le web ayant opportunément eu lieu à la veille du débat et du vote au Sénat sur l’autonomie de la Corse », dénonce de son côté Gilles Simeoni en déroulant : « Ces basses manœuvres mériteraient donc d’être traitées uniquement par le mépris. Mais ne rien faire pourrait laisser croire à ceux qui ne connaissent pas la réalité de la Corse qu’il n’y a ne serait-ce qu’une once de vérité dans les accusations diffamatoires dont cet article regorge ».

Devant la justice, Gilles Simeoni entend désormais obtenir réparation face à ces accusations.