C’est une triste nouvelle qui marque la fin d’une époque. Antoine Ciosi, l’une des voix les plus immédiatement reconnaissables de la chanson corse, est mort à 94 ans. Natif de Sorbo-Ocagnano, il avait consacré l’essentiel de sa vie au chant, mais aussi à l’écriture et à la transmission d’une mémoire corse dont il aura été l’un des grands passeurs.
Son histoire avec la chanson commence véritablement à Paris. Après avoir travaillé au théâtre Mogador dans plusieurs opérettes, il participe en mars 1963 au premier festival de la chanson corse organisé à l’Olympia par Bruno Coquatrix et Jacques Franchi. Il y interprète « Paese spentu » et remporte le premier prix.
Pour Antoine Ciosi, cette chanson représente aussi un tournant personnel : après ses années parisiennes et ses expériences dans la chanson française, il trouve dans le chant corse une expression qui lui correspond profondément.
Pendant les décennies qui suivent, Antoine Ciosi construit une œuvre considérable. Avec une bonne trentaine d’albums à son actif, son rôle majeur dans l’histoire de la chanson insulaire est incontestable. Son répertoire va des premières mélodies enregistrées pour Barclay aux textes des grandes figures du Riacquistu, en passant par les chansons des frères Vincenti et les « Chants de la Liberté ». Sa voix accompagne ainsi plusieurs générations de Corses.
À travers ses chansons, il donne aussi une place importante aux thèmes de l’exil, du village, du départ et du retour. Des thèmes qui traversent une grande partie de l’histoire corse du XXe siècle et qui expliquent sans doute pourquoi son répertoire a trouvé un écho aussi durable auprès de plusieurs générations.
« Passer le flambeau »
Dès le milieu des années 2010, Antoine Ciosi entreprend son « Ultimu Giru », présenté comme sa dernière tournée. Pour l’occasion, il s’entoure notamment de Diana Saliceti, Léa Antona et Jean-Vincent Servetto, des artistes de la nouvelle génération.
Une démarche qui se prolonge avec « Duetti », publié en 2020. Sur ce double album, 27 de ses chansons sont revisitées avec plusieurs générations d’artistes corses, parmi lesquels I Muvrini, Patrick Fiori, Jean-Paul Poletti, Jean-Claude Acquaviva ou encore Jean-Charles Papi. En 2023, Antoine Ciosi publie encore « Babbu è Figliolu », enregistré avec son fils Jérôme Ciosi.
Antoine Ciosi, aura accompagné une partie de l’histoire contemporaine de la chanson corse.
Il aura surtout contribué à faire entendre une Corse qui chante ses villages, ses départs, ses absences et ses retrouvailles. Il avait aussi un talent de conteur incomparable.
Avec sa disparition, la Corse perd l’une de ses grandes voix. Mais cette voix, enregistrée sur des dizaines d’albums et reprise par plusieurs générations d’artistes, continuera de résonner dans la mémoire de l’île.
À sa famille et ses proches, CNI adresse ses plus sincères condoléances.
Son histoire avec la chanson commence véritablement à Paris. Après avoir travaillé au théâtre Mogador dans plusieurs opérettes, il participe en mars 1963 au premier festival de la chanson corse organisé à l’Olympia par Bruno Coquatrix et Jacques Franchi. Il y interprète « Paese spentu » et remporte le premier prix.
Pour Antoine Ciosi, cette chanson représente aussi un tournant personnel : après ses années parisiennes et ses expériences dans la chanson française, il trouve dans le chant corse une expression qui lui correspond profondément.
Pendant les décennies qui suivent, Antoine Ciosi construit une œuvre considérable. Avec une bonne trentaine d’albums à son actif, son rôle majeur dans l’histoire de la chanson insulaire est incontestable. Son répertoire va des premières mélodies enregistrées pour Barclay aux textes des grandes figures du Riacquistu, en passant par les chansons des frères Vincenti et les « Chants de la Liberté ». Sa voix accompagne ainsi plusieurs générations de Corses.
À travers ses chansons, il donne aussi une place importante aux thèmes de l’exil, du village, du départ et du retour. Des thèmes qui traversent une grande partie de l’histoire corse du XXe siècle et qui expliquent sans doute pourquoi son répertoire a trouvé un écho aussi durable auprès de plusieurs générations.
« Passer le flambeau »
Dès le milieu des années 2010, Antoine Ciosi entreprend son « Ultimu Giru », présenté comme sa dernière tournée. Pour l’occasion, il s’entoure notamment de Diana Saliceti, Léa Antona et Jean-Vincent Servetto, des artistes de la nouvelle génération.
Une démarche qui se prolonge avec « Duetti », publié en 2020. Sur ce double album, 27 de ses chansons sont revisitées avec plusieurs générations d’artistes corses, parmi lesquels I Muvrini, Patrick Fiori, Jean-Paul Poletti, Jean-Claude Acquaviva ou encore Jean-Charles Papi. En 2023, Antoine Ciosi publie encore « Babbu è Figliolu », enregistré avec son fils Jérôme Ciosi.
Antoine Ciosi, aura accompagné une partie de l’histoire contemporaine de la chanson corse.
Il aura surtout contribué à faire entendre une Corse qui chante ses villages, ses départs, ses absences et ses retrouvailles. Il avait aussi un talent de conteur incomparable.
Avec sa disparition, la Corse perd l’une de ses grandes voix. Mais cette voix, enregistrée sur des dizaines d’albums et reprise par plusieurs générations d’artistes, continuera de résonner dans la mémoire de l’île.
À sa famille et ses proches, CNI adresse ses plus sincères condoléances.










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