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André d'Oriano : " Le décret plage de 2006 va à l'encontre des intérêts économiques de la Corse"


Rédigé par (Jean-Paul-Lottier) le Jeudi 11 Janvier 2018 à 15:01 | Modifié le Vendredi 12 Janvier 2018 - 11:11


A moins d'un an de l'échéance du décret plage de 2006, André D'Oriano, président de la commission plage de l'Union des métiers et des industries de l'Hôtellerie pour la Corse avait rendez-vous avec la presse ce jeudi matin pour faire le point sur ce dossier sensible


André d'Oriano : " Le décret plage de 2006 va à l'encontre des intérêts économiques de la Corse"

- Après la manifestation du 13 avril 2017, vous aviez convenu avec  le préfet de Haute-Corse, la présidente de l’ATC et le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Haute-Corse d’avoir une réunion en vue d’apporter rapidement des solutions aux problématiques des exploitants d’établissements de Plage. Qu’en est – il à ce jour ?
-
Pour le moment,  nous en sommes toujours au même point. La période de réserve pré-électorale étant passée nous  réitérons notre demande et demandons au préfet d’organiser cette fameuse réunion en présence des élus (CTC, ATC, CCI, COMCOM). N’oublions pas que nous sommes à moins d’un an de l’échéance fixée par le Décret plage de 2006.


- Quelle est la position du décret Plage de 2006 face au PADDUC ?
- Il est évident que le PADDUC doit être revisité pour tous les établissements de plage, sans appliquer de différence de zones. La Corse est la seule région de France à avoir élaboré son PADDUC . Je précise que cela a été demandé par l’Etat lui-même afin que la Corse prenne en main la gestion de son territoire….
Alors pourquoi l’Etat oppose t- il un frein à la gestion de ce territoire par un Décret plage qui va à l’encontre des intérêts économiques de la Corse ?"


- A quels changements pensez – vous concernant le PADDUC ?
- Il est nécessaire de poser un cadre et de définir les règles concernant tous les établissements de plage situés sur le Domaine Public Maritime en tenant compte absolument de la spécificité de notre île et de son littoral qui compte quand même 1000 KM de côtes. Les établissements de plage représentent une attractivité certaine et incontestable pour le tourisme en Corse qui a grandement besoin d’être soutenu, d’autant plus que les « locaux « constituent le premier vivier de touristes en toute saison et sont fortement demandeurs."

 

- Pensez-vous que la Collectivité Unique de Corse puisse être un allié pour préserver les établissements de plage et les emplois qui en dépendent ?
- Oui je le pense très sincèrement car je vous rappelle qu’un vote quasi unanime de l’Assemblée de Corse au mois de mars 2017 s’est prononcé en faveur de l’ouverture des établissements de plage situés en zone urbaine à l’année, dans le cadre d’une politique de tourisme en toute saison. 
Vous pouvez d’ailleurs constater que l’Etat ne s’est toujours pas manifesté suite à ce vote.
J'ajouterais que le président Gilles Siméoni est très attentif à ce dossier et que "Nanette" Maupertuis, Présidente de l'Agence de Tourisme, en charge de celui-ci est favorable à un développement.


- L’Etat vous demande de détruire vos établissements au plus tard le 31 décembre de cette année. Quelles sont les conditions de mise en œuvre ?
- C’est très simple : on nous demande de provisionner le montant des frais liés à cette destruction… Nous sommes contraints à une ouverture de 6 mois sur 12 et on veut nous obliger à bloquer de l’argent pendant un an. De quoi vit – on ?
Au préjudice financier vient s’ajouter le préjudice moral. Comment peut-on demander à un chef d’entreprise, à un commerçant, de détruire sciemment son outil de travail et ainsi mettre en péril des emplois et l’avenir de sa famille ?
Dans ces conditions, comment peut – on répondre aux exigences de qualité, sécurité, hygiène et protection de l’environnement ? Malgré tout c’est ce que nous nous employons à faire chaque jour !.


- Aujourd’hui les AOT sont délivrées pour une période d’un an. En conséquence les banques répondent-elles favorablement à vos demandes de financement ?
- Absolument pas. Nous sommes donc dans l’obligation de demander des AOT de 18 ans, ce qui nous permettrait de nous projeter dans l’avenir sereinement, de pouvoir travailler et investir comme tout chef d’entreprise.


- Votre conclusion 
Des solutions autres que celles imposées par l'Etat existent. J'insiste à cet effet  sur la nécessité de cette réunion que nous avions convenu suite à la manifestation du 13 avril dernier avec le préfet et en présence de toutes les parties concernées. Il y a urgence.





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