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Aides PAC : "C’est encore toute la Corse que l’on stigmatise" déplore la FDSEA de Haute-Corse


Rédigé par le Jeudi 6 Décembre 2018 à 17:53 | Modifié le Jeudi 6 Décembre 2018 - 18:06


La FDSEA de Haute-Corse, revenant sur l’annonce de la plainte d’ANTICOR parue dans la presse du mercredi 5 décembre 2018 au sujet des aides PAC indument perçues par les agriculteurs corses, tient de nouveau à confirmer sa position dans un communiqué


Aides PAC : "C’est encore toute la Corse que l’on stigmatise" déplore la FDSEA de Haute-Corse
Encore une fois nous répèterons que depuis 5 ans nous n’avons eu de cesse de rappeler que : « C’est le rôle de l’Etat et seulement de l’Etat de rechercher un éventuel effet d’aubaine au moment de la déclaration de surface ouvrant droit aux aides PAC, (Art 40 du règlement européen des aides agricoles – Clause de contournement) ».  

Encore une fois nous répéterons le rôle de l’Etat dans la responsabilité « du désordre foncier » en Corse (cadastre faux) et les conséquences sur le non développement de ces parcelles.
Par contre, contrairement à ce que dit ANTICOR il est abusif et fallacieux de dire qu’une simple déclaration de surface vaut « spoliation » de cette surface.

Par ailleurs il faut préciser que les propriétaires effectivement titrés sur des parcelles agricoles sont dans l’obligation, soit d’exploiter eux-mêmes, soit de faire exploiter leurs parcelles (loi sur les terres incultes ou manifestement sous-exploitées).

Alors que tous les syndicats agricoles de Corse se préparent à présenter leur liste aux prochaines élections des Chambres Départementales d’Agriculture de Janvier 2019 pour une mandature de 6 ans, la FDSEA de Haute-Corse s’interroge sur l’origine de l’activation de ce dossier aujourd’hui, la veille des élections, alors que l’on nous apprend par la presse que ce dossier est ouvert depuis plus d’un an et demi ...

La FDSEA de Haute-Corse étudie donc l’intérêt de se constituer partie civile afin de pouvoir avoir accès aux pièces de ce dossier.

Ceci étant dit nous regrettons qu’encore une fois notre profession, dans un amalgame honteux, se retrouve sous les feux de l’actualité judiciaire et au-delà c’est encore toute la Corse que l’on stigmatise."




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