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Adoption du budget supplémentaire de la CTC sans débats passionnés


Rédigé par le Vendredi 18 Septembre 2015 à 01:10 | Modifié le Mardi 16 Février 2016 - 14:54


Le budget supplémentaire de l’exercice 2015 de la Collectivité Territoriale de Corse a été examiné jeudi après midi au cours de la session de l’Assemblée de Corse. Au terme plusieurs heures de débats, qui ont surtout été marquées par la charge de Marie-Antoinette Santoni-Brunelli, du groupe Rassembler pour la Corse, le document a été adopté sans susciter de vifs débats au sein de l’hémicycle


Adoption du budget supplémentaire de la CTC sans débats passionnés
Le dernier acte budgétaire de la mandature Giacobbi s’est donc joué ce jeudi après-midi au cours de la session post estivale de l’Assemblée de Corse. Réunis au sein de l’hémicycle, les conseillers territoriaux ont en effet examiné le budget supplémentaire, acte d’ajustement, qui, suite au budget primitif et au compte administratif, a pour but de préciser les dépenses supplémentaires, et de réaffecter les crédits.
 
Et qui dit dernier acte, dit aussi derniers débats. Notamment à l’orée d’une période électorale. Même si au cours de cet après-midi, on pouvait surtout noter le manque de débats passionnés, spécialement du côté des nationalistes qui se sont fait plutôt discrets.
Mais comme à l’accoutumée, plusieurs noirs du document ont toutefois été pointés du doigt par les interventions des conseillers territoriaux de l’opposition. A commencer par des doléances sur la baisse des investissements qui ont été relayées par Paul-Félix Benedetti (U Rinnovu), seul élu nationaliste à être intervenu lors de l’examen du dossier. « Le budget supplémentaire acte une nouvelle fois la dégringolade en investissements », a-t-il ainsi déploré.
 
La plus grosse charge est cependant sans conteste venue de la droite et plus particulièrement de Marie-Antoinette Santoni-Brunelli. « Je suis dans l’obligation en tant qu’élue de cette Assemblée de rétablir certaines vérités », a-t-elle annoncé, jurant avoir bondi dans son fauteuil lors de la diffusion du Cuntrastu de dimanche soir, dédié au président de l’Exécutif, à l’écoute de certaines affirmations de ce dernier. « Ce budget supplémentaire s’inscrit bien dans la continuité politique que vous menez depuis 5 ans », a-t-elle continué. « La CTC depuis 5 ans investit moins, contrairement à ce que vous pouvez affirmer ». Evoquant des « chiffres révélateurs » quant à la baisse d’investissements, la conseillère territoriale de Rassembler pour la Corse n’a par ailleurs pas manqué de tacler, en parallèle, l’augmentation des frais de fonctionnement de l’Assemblée de Corse et un recours à l’emprunt qui aurait « progressé de façon inquiétante ». En somme, au bilan pour le président de l’Exécutif, des « choix politiques désastreux » opérés durant sa mandature qui n’aurait pas contribué à améliorer le contexte économique de la collectivité.
 
Des attaques à l’encontre desquelles la majorité n’a pas tardé à répliquer par la voix d’Antoine Orsini qui a tout d’abord insisté sur la teneur du rapport, « très détaillé pour un budget supplémentaire ». « Il y a matière à examiner pour faire une analyse sérieuse », a-t-il lancé, regrettant que l’examen de celui-ci ait été moins l’occasion « d’analyses financières sérieuses que de propagande électorale construite à partir d’informations infondées ». « Les donneurs de leçon d’aujourd’hui sont ceux qui hier ont plombé par leurs actes la gestion financière de la CTC », a-t-il rétorqué.
De son côté, Paul Giacobbi, serein, est revenu sur tous les points attaqués quelques minutes plus tard, les justifiant un à un.
 
Après une après-midi d’examen, et l’introduction de deux amendements, dont l’un afférent à l’augmentation des crédits de l’ADEC demandée par Aline Castellani, le rapport sur le budget supplémentaire a finalement été adopté malgré les oppositions de Femu a Corsica, et de l’ensemble de la droite, exceptée Anne Marie Natali qui a préféré jouer la carte de l’abstention, et l’absence des représentants de Corsica Libera, sortis de l’hémicycle quelques minutes avant le vote. 

Manon PERELLI



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