Il est 7 h 30 ce 31 juillet à Capo di Feno. La plage se réveille à peine et la chaleur n’a pas encore envahi le sable. Murone et Pepito, eux, sont déjà prêts à partir. Les deux ânes avancent tranquillement, paniers sur le dos, entre la plage, le parking et les chemins d’accès au littoral. À leurs côtés, Sébastien Ziller, ânier dans la région ajaccienne, ramasse les déchets qui parsèment le site.
L’opération, menée avec la mairie d’Ajaccio, est devenue un rendez-vous régulier pour l’ânier, qui intervient sur le site depuis environ cinq ans. « Comme il y a beaucoup de fréquentation touristique, il y a forcément beaucoup de déchets », constate-t-il.
Ici, le nettoyage ne consiste pas seulement à ramasser ce qui est visible à la surface. Certains déchets sont enfouis depuis plusieurs années et réapparaissent progressivement, notamment après les épisodes de vent ou les tempêtes. « Pour mettre une plage au propre, il nous faut à peu près trois ans », explique Erwan Berroche, fondateur de Terra d’Avvene, un bureau d’études spécialisé dans le développement durable des territoires par l’intermédiaire de l’énergie animale.
À Capo di Feno, il a fallu plusieurs années pour retirer les déchets accumulés entre le parking et la plage. Et une fois le site nettoyé, le travail ne s’arrête pas. Des déchets peuvent être ramenés par la mer ou dispersés depuis les zones de stationnement. « Il n’y a pas que la plage, il y a le parking, l’accès à la plage aussi. Ça doit être une globalité pour ne pas que le vent apporte sur la plage les déchets », insiste Erwan Berroche.
L’opération, menée avec la mairie d’Ajaccio, est devenue un rendez-vous régulier pour l’ânier, qui intervient sur le site depuis environ cinq ans. « Comme il y a beaucoup de fréquentation touristique, il y a forcément beaucoup de déchets », constate-t-il.
Ici, le nettoyage ne consiste pas seulement à ramasser ce qui est visible à la surface. Certains déchets sont enfouis depuis plusieurs années et réapparaissent progressivement, notamment après les épisodes de vent ou les tempêtes. « Pour mettre une plage au propre, il nous faut à peu près trois ans », explique Erwan Berroche, fondateur de Terra d’Avvene, un bureau d’études spécialisé dans le développement durable des territoires par l’intermédiaire de l’énergie animale.
À Capo di Feno, il a fallu plusieurs années pour retirer les déchets accumulés entre le parking et la plage. Et une fois le site nettoyé, le travail ne s’arrête pas. Des déchets peuvent être ramenés par la mer ou dispersés depuis les zones de stationnement. « Il n’y a pas que la plage, il y a le parking, l’accès à la plage aussi. Ça doit être une globalité pour ne pas que le vent apporte sur la plage les déchets », insiste Erwan Berroche.
Une partie de cette pollution vient d’ailleurs de loin. Les courants méditerranéens peuvent transporter des déchets sur plusieurs centaines de kilomètres, depuis les côtes espagnoles, italiennes, marocaines ou algériennes. À cela s’ajoutent les déchets laissés sur place, notamment autour des points d’apport, qui peuvent ensuite être dispersés par le vent ou les animaux.
Des ânes plutôt qu’un moteur
Pour collecter tout cela, Murone et Pepito se faufilent là où les véhicules sont moins adaptés. Murone porte les paniers dans lesquels sont déposés les petits déchets. Pepito peut, lui, tracter des éléments plus volumineux. « Ils ne paraissent pas très lourds ces petits plastiques, mais en général, à chaque sortie, les paniers sont pleins », raconte Sébastien Ziller.
Le choix de l’animal répond aussi à une volonté de réduire l’empreinte des opérations de nettoyage. Avant, des tracteurs pouvaient intervenir sur certaines plages. Mais leur passage reste limité par les contraintes d’accès et ne permet pas de traiter toutes les zones. Avec les ânes, pas de carburant, peu de nuisances et un passage possible au plus près du sable.
C’est précisément cette alternative que défend Erwan Berroche avec Terra d’Avvene. « Je propose des alternatives avec des chevaux, ânes, mules sur comment façonner, développer et entretenir un territoire. C’est une alternative à tout ce qui est moteur thermique », explique-t-il.
Des ânes plutôt qu’un moteur
Pour collecter tout cela, Murone et Pepito se faufilent là où les véhicules sont moins adaptés. Murone porte les paniers dans lesquels sont déposés les petits déchets. Pepito peut, lui, tracter des éléments plus volumineux. « Ils ne paraissent pas très lourds ces petits plastiques, mais en général, à chaque sortie, les paniers sont pleins », raconte Sébastien Ziller.
Le choix de l’animal répond aussi à une volonté de réduire l’empreinte des opérations de nettoyage. Avant, des tracteurs pouvaient intervenir sur certaines plages. Mais leur passage reste limité par les contraintes d’accès et ne permet pas de traiter toutes les zones. Avec les ânes, pas de carburant, peu de nuisances et un passage possible au plus près du sable.
C’est précisément cette alternative que défend Erwan Berroche avec Terra d’Avvene. « Je propose des alternatives avec des chevaux, ânes, mules sur comment façonner, développer et entretenir un territoire. C’est une alternative à tout ce qui est moteur thermique », explique-t-il.
Une approche qui reste encore peu développée en France. Le principal obstacle, selon lui, est moins technique que culturel. « On pense que travailler avec des animaux est un pas en arrière alors que pas du tout », regrette-t-il. Son bureau d’études accompagne ainsi les collectivités dans la conception puis la mise en œuvre de projets utilisant l’énergie animale.
Une présence qui interpelle les vacanciers
Sur la plage, les deux ânes ont aussi une autre fonction, plus inattendue : ils attirent l’attention. Les vacanciers s’arrêtent, observent, posent des questions. Certains, venus de grandes villes, ont rarement l’occasion de croiser un âne. D’autres retrouvent, à travers Murone et Pepito, des souvenirs plus anciens.
Le choix de travailler avec deux ânes n’est d’ailleurs pas anodin. Leur calme est particulièrement adapté à un environnement fréquenté. « L’âne a un caractère très calme, il ne va pas paniquer », explique Sébastien Ziller. La présence de l’autre permet également de rassurer l’animal en cas de mouvement inhabituel.
Sébastien Ziller intervient ainsi sur le site depuis environ cinq ans. Et malgré les déchets retrouvés chaque jour, dont le plastique ressort champion, il continue de voir dans cette mission une manière concrète d’agir pour le littoral. « Ça me motive encore à nettoyer des plages, je suis heureux de participer à la propreté de mon île », confie-t-il.
À Capo di Feno, la matinée avance et la plage se remplit peu à peu. Murone et Pepito, eux, continuent leur chemin, leurs paniers se chargeant au fil des mètres. Bientôt, les baigneurs seront nombreux sur le sable. Mais les déchets, quant à eux, seront bien plus rares.
Une présence qui interpelle les vacanciers
Sur la plage, les deux ânes ont aussi une autre fonction, plus inattendue : ils attirent l’attention. Les vacanciers s’arrêtent, observent, posent des questions. Certains, venus de grandes villes, ont rarement l’occasion de croiser un âne. D’autres retrouvent, à travers Murone et Pepito, des souvenirs plus anciens.
Le choix de travailler avec deux ânes n’est d’ailleurs pas anodin. Leur calme est particulièrement adapté à un environnement fréquenté. « L’âne a un caractère très calme, il ne va pas paniquer », explique Sébastien Ziller. La présence de l’autre permet également de rassurer l’animal en cas de mouvement inhabituel.
Sébastien Ziller intervient ainsi sur le site depuis environ cinq ans. Et malgré les déchets retrouvés chaque jour, dont le plastique ressort champion, il continue de voir dans cette mission une manière concrète d’agir pour le littoral. « Ça me motive encore à nettoyer des plages, je suis heureux de participer à la propreté de mon île », confie-t-il.
À Capo di Feno, la matinée avance et la plage se remplit peu à peu. Murone et Pepito, eux, continuent leur chemin, leurs paniers se chargeant au fil des mètres. Bientôt, les baigneurs seront nombreux sur le sable. Mais les déchets, quant à eux, seront bien plus rares.
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