Jusqu’ici silencieuse, la CFDT a choisi de s’adresser directement à la population après la diffusion d’un tract du STC appelant au « départ immédiat » du directeur de l’établissement et évoquant une situation jugée alarmante au sein de l’hôpital. Dans une lettre ouverte datée du 24 février, la CFDT affirme ainsi que « l’Hôpital d’Ajaccio ne se désagrège pas » et que les patients continuent d’être pris en charge « avec sérieux, compétence et engagement ».
Fabien Biancamaria, secrétaire général adjoint de la section CFDT Miséricorde, assume cette prise de parole. S’il « reconnaît des difficultés au niveau du service des urgences », ( en grève à la suite d’un mouvement conduit par l’intersyndicale CFDT-STC) il conteste toute mise en danger des usagers : « On admet qu’il y a des soucis de manque de personnel au service des urgences, et qu’ils doivent être réglés. Mais, les gens sont pris en charge correctement par l'ensemble des unités de soins »
Le secrétaire général adjoint du syndicat majoritaire réfute catégoriquement les affirmations laissant entendre un abandon des patients : « Des médecins, des infirmiers, des soignants travaillent tous les jours et sont à la disposition du patient et des familles. ». La CFDT insiste sur la nécessité de ne pas « mélanger les conflits » et estime qu’un désaccord social, aux urgences et chez les brancardiers, ne doit pas être transformé en crise institutionnelle.
« Ne pas mélanger les conflits »
Autre point souligné par la CFDT : le refus de s’associer à l’appel au départ du directeur. « L’intersyndicale STC-CFDT des urgences n’a jamais demandé le départ du directeur », affirme Fabien Biancamaria. Dans son communiqué la CFDT insiste même sur le rôle joué par Jean-Luc Pesce, l'actuel directeur du CH d'Ajaccio dans certaines avancées sociales majeures au sein de l'établissement. La CFDT rappelle ainsi que « dès 2016, elle avait signé un protocole actant le recrutement de directeurs locaux lorsque cela était possible. Concernant les personnels paramédicaux, un protocole pluriannuel de résorption de l'emploi précaire a permis à de nombreux agents insulaires de pouvoir envisager un avenir serein en intégrant la Fonction Publique Hospitalière. Ce même protocole a aussi permis le recrutement de personnels soignants dans les métiers en rendant ainsi le Centre Hospitalier de la Miséricorde plus attractif ». Le syndicat ajoute en outre : « Tout ceci a été rendu possible par la stabilité et la politique managériale impulsées par le chef d'établissement actuel dans un dialogue social constructif malgré parfois des désaccords et des conflits, mais toujours dans l'intérêt collectif des personnels et des patients ».
« Construire des solutions durables »
La réaction de la CFDT intervient au lendemain d’une action coup de poing du STC des brancardiers, qui ont manifesté et procédé au blocage du port de commerce d’Ajaccio pour appuyer leur revendication, centrée notamment sur la demande de départ du directeur. Un mode d’action qui témoigne d’un durcissement du mouvement, mais auquel la CFDT ne souhaite pas s’associer, voire même de désolidariser.
Le syndicat majoritaire appelle à la poursuite du dialogue avec la direction, l’ARS et les autorités compétentes afin d’aboutir à des « solutions durables », dans l’intérêt des personnels comme des patients et conclut : « Après avoir réussi l'intégration de l'oncologie, d'autres défis sont à venir : l'intégration de la radiothérapie, la reconstruction de l'hôpital Eugénie, le TEP SCAN, le transfert de la scintigraphie Ces projets nécessitent sérénité et stabilité afin de permettre à la population de se soigner sur son territoire ». Une façon de réfuter une éventuelle mise sous tutelle de l’établissement en cas de départ précipité de Jean-Luc Pesce, l’actuel directeur.
Fabien Biancamaria, secrétaire général adjoint de la section CFDT Miséricorde, assume cette prise de parole. S’il « reconnaît des difficultés au niveau du service des urgences », ( en grève à la suite d’un mouvement conduit par l’intersyndicale CFDT-STC) il conteste toute mise en danger des usagers : « On admet qu’il y a des soucis de manque de personnel au service des urgences, et qu’ils doivent être réglés. Mais, les gens sont pris en charge correctement par l'ensemble des unités de soins »
Le secrétaire général adjoint du syndicat majoritaire réfute catégoriquement les affirmations laissant entendre un abandon des patients : « Des médecins, des infirmiers, des soignants travaillent tous les jours et sont à la disposition du patient et des familles. ». La CFDT insiste sur la nécessité de ne pas « mélanger les conflits » et estime qu’un désaccord social, aux urgences et chez les brancardiers, ne doit pas être transformé en crise institutionnelle.
« Ne pas mélanger les conflits »
Autre point souligné par la CFDT : le refus de s’associer à l’appel au départ du directeur. « L’intersyndicale STC-CFDT des urgences n’a jamais demandé le départ du directeur », affirme Fabien Biancamaria. Dans son communiqué la CFDT insiste même sur le rôle joué par Jean-Luc Pesce, l'actuel directeur du CH d'Ajaccio dans certaines avancées sociales majeures au sein de l'établissement. La CFDT rappelle ainsi que « dès 2016, elle avait signé un protocole actant le recrutement de directeurs locaux lorsque cela était possible. Concernant les personnels paramédicaux, un protocole pluriannuel de résorption de l'emploi précaire a permis à de nombreux agents insulaires de pouvoir envisager un avenir serein en intégrant la Fonction Publique Hospitalière. Ce même protocole a aussi permis le recrutement de personnels soignants dans les métiers en rendant ainsi le Centre Hospitalier de la Miséricorde plus attractif ». Le syndicat ajoute en outre : « Tout ceci a été rendu possible par la stabilité et la politique managériale impulsées par le chef d'établissement actuel dans un dialogue social constructif malgré parfois des désaccords et des conflits, mais toujours dans l'intérêt collectif des personnels et des patients ».
« Construire des solutions durables »
La réaction de la CFDT intervient au lendemain d’une action coup de poing du STC des brancardiers, qui ont manifesté et procédé au blocage du port de commerce d’Ajaccio pour appuyer leur revendication, centrée notamment sur la demande de départ du directeur. Un mode d’action qui témoigne d’un durcissement du mouvement, mais auquel la CFDT ne souhaite pas s’associer, voire même de désolidariser.
Le syndicat majoritaire appelle à la poursuite du dialogue avec la direction, l’ARS et les autorités compétentes afin d’aboutir à des « solutions durables », dans l’intérêt des personnels comme des patients et conclut : « Après avoir réussi l'intégration de l'oncologie, d'autres défis sont à venir : l'intégration de la radiothérapie, la reconstruction de l'hôpital Eugénie, le TEP SCAN, le transfert de la scintigraphie Ces projets nécessitent sérénité et stabilité afin de permettre à la population de se soigner sur son territoire ». Une façon de réfuter une éventuelle mise sous tutelle de l’établissement en cas de départ précipité de Jean-Luc Pesce, l’actuel directeur.
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