Le parquet du tribunal judiciaire de Bastia a décidé de classer sans suite les deux enquêtes préliminaires visant le maire sortant, Stéphane Sbraggia, reconduit dans ses fonctions il y a quatre jours. Ces investigations portaient, d’une part, sur des soupçons de détournement de fonds publics et de prise illégale d’intérêts liés à de supposés emplois fictifs, et, d’autre part, sur les conditions de la vente d’un terrain dans le cadre du dossier dit « Simongiovanni ». « Ces décisions mettent un terme à l’ensemble des investigations engagées » ajoute le communiqué.
Pour l’édile ajaccien, également président de la Communauté d’agglomération du Pays ajaccien (CAPA), l’issue globale de ces différentes procédures n’a rien d’une surprise. Dans un communiqué co-signé par le cabinet du maire et de la CAPA, il affirme avoir toujours fait preuve de « sérénité constante », fondée sur la conviction de la légalité de ses actes. Une exposition médiatique et politique intense
Si ces classements sans suite viennent clore le volet judiciaire, leurs répercussions politiques, elles, auront été durables. En pleine campagne électorale, ces affaires ont alimenté le débat public et nourri les critiques de ses adversaires. Stéphane Sbraggia dénonce ainsi des « accusations graves » et une forme de « tribunal politique » ayant précédé le temps judiciaire, au mépris de la présomption d’innocence.
Le dossier « Simongiovanni », en particulier, aura marqué les esprits : l’ensemble du conseil municipal d’Ajaccio avait été entendu par les enquêteurs, une situation qualifiée d’« extrêmement rare » pour une collectivité de cette taille . Un élément qui a contribué à amplifier l’écho médiatique de l’affaire.
Dans ce contexte, l’impact sur l’image de la municipalité a été réel. Le maire évoque un « préjudice » à la fois personnel et collectif, soulignant que ces procédures ont « altéré la perception de son action publique » et affecté l’image de la collectivité.
Une victoire politique confortée
La chronologie confère à ces décisions judiciaires une portée particulière. Réélu face au nationaliste Jean-Paul Carrolaggi, Stéphane Sbraggia voit sa victoire renforcée par cet épilogue judiciaire, qui retire tout fondement aux accusations portées durant la campagne.
Le maire entend désormais dépasser cette séquence. Il appelle à une réflexion plus large sur le statut des élus et les conséquences de procédures judiciaires, même lorsqu’elles n’aboutissent pas. « Elles n’en produisent pas moins des conséquences lourdes », souligne-t-il.
Ces classements sans suite interviennent dans un contexte judiciaire plus large. Le 7 janvier 2026, une première enquête préliminaire visant Stéphane Sbraggia pour abus de confiance et recel d’abus de confiance avait déjà été classée. Selon le procureur de la République de Bastia, Jean-Philippe Navarre, « l’enquête est classée à défaut de charges suffisantes démontrant le caractère fictif de l’emploi occupé » par l’élu au sein de l’association HD2A, gestionnaire de plusieurs établissements médico-sociaux.
Dans cette affaire, le maire d’Ajaccio avait été brièvement placé en garde à vue en juin, avant d’être remis en liberté sans poursuite. Les investigations, qui avaient donné lieu à des perquisitions à la mairie, à la CAPA, à son domicile ainsi que dans les locaux de l’association, n’ont finalement pas permis d’établir d’infraction. La municipalité avait alors indiqué que le maire accueillait cette décision « avec satisfaction mais sans étonnement », réaffirmant le respect des règles dans l’exercice de ses fonctions. Stéphane Sbraggia, désormais conforté dans son mandat, affirme vouloir poursuivre son action « dans un esprit de responsabilité, de probité et de confiance ».
Si ces classements sans suite viennent clore le volet judiciaire, leurs répercussions politiques, elles, auront été durables. En pleine campagne électorale, ces affaires ont alimenté le débat public et nourri les critiques de ses adversaires. Stéphane Sbraggia dénonce ainsi des « accusations graves » et une forme de « tribunal politique » ayant précédé le temps judiciaire, au mépris de la présomption d’innocence.
Le dossier « Simongiovanni », en particulier, aura marqué les esprits : l’ensemble du conseil municipal d’Ajaccio avait été entendu par les enquêteurs, une situation qualifiée d’« extrêmement rare » pour une collectivité de cette taille . Un élément qui a contribué à amplifier l’écho médiatique de l’affaire.
Dans ce contexte, l’impact sur l’image de la municipalité a été réel. Le maire évoque un « préjudice » à la fois personnel et collectif, soulignant que ces procédures ont « altéré la perception de son action publique » et affecté l’image de la collectivité.
Une victoire politique confortée
La chronologie confère à ces décisions judiciaires une portée particulière. Réélu face au nationaliste Jean-Paul Carrolaggi, Stéphane Sbraggia voit sa victoire renforcée par cet épilogue judiciaire, qui retire tout fondement aux accusations portées durant la campagne.
Le maire entend désormais dépasser cette séquence. Il appelle à une réflexion plus large sur le statut des élus et les conséquences de procédures judiciaires, même lorsqu’elles n’aboutissent pas. « Elles n’en produisent pas moins des conséquences lourdes », souligne-t-il.
Ces classements sans suite interviennent dans un contexte judiciaire plus large. Le 7 janvier 2026, une première enquête préliminaire visant Stéphane Sbraggia pour abus de confiance et recel d’abus de confiance avait déjà été classée. Selon le procureur de la République de Bastia, Jean-Philippe Navarre, « l’enquête est classée à défaut de charges suffisantes démontrant le caractère fictif de l’emploi occupé » par l’élu au sein de l’association HD2A, gestionnaire de plusieurs établissements médico-sociaux.
Dans cette affaire, le maire d’Ajaccio avait été brièvement placé en garde à vue en juin, avant d’être remis en liberté sans poursuite. Les investigations, qui avaient donné lieu à des perquisitions à la mairie, à la CAPA, à son domicile ainsi que dans les locaux de l’association, n’ont finalement pas permis d’établir d’infraction. La municipalité avait alors indiqué que le maire accueillait cette décision « avec satisfaction mais sans étonnement », réaffirmant le respect des règles dans l’exercice de ses fonctions. Stéphane Sbraggia, désormais conforté dans son mandat, affirme vouloir poursuivre son action « dans un esprit de responsabilité, de probité et de confiance ».
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