Après des décennies de fermeture et d’usage militaire, la Citadelle d’Ajaccio entre officiellement dans une nouvelle ère. La Ville d’Ajaccio et la SPL Ametarra ont donné, ce mardi 20 janvier, le coup d’envoi officiel des grands travaux de reconversion de la Citadelle Miollis, un projet structurant appelé à redessiner durablement le cœur urbain ajaccien. À l’occasion d’une visite de presse organisée sur site, les contours d’un chantier hors norme, étalé de 2026 à 2030, ont été présentés, marquant la transformation progressive de ce lieu emblématique en un espace de vie ouvert, animé et pleinement intégré à la cité.
Longtemps perçue comme une enclave, la Citadelle est désormais pensée comme une « place forte des îles », à la fois ancrée dans l’identité ajaccienne et ouverte sur la Méditerranée et les cultures insulaires. Le projet poursuit une double ambition : faire de ce site historique un lieu de convivialité, de mémoire et de rassemblement pour les habitants, tout en l’inscrivant dans un réseau culturel, économique et touristique à rayonnement international. Expositions, résidences d’artistes, rencontres, valorisation des savoir-faire locaux et innovation créative doivent y cohabiter, portés par un écosystème coopératif associant acteurs publics et privés.
Un nouvel accès depuis le port, une restauration des remparts et une passerelle piétonne depuis la rue Bonaparte
Parmi les principaux aménagements de cette première phase des travaux, figure notamment le percement du rempart afin de créer un nouvel accès depuis le port Tino Rossi, comme le détaille Diane Lambruschini, directrice de projets à la SPL Ametarra : « Nous avons effectué un premier décaissement de 1,50 à 2 mètres de profondeur pour mettre à jour le linteau de la future ouverture. À l’issue du séchage de cette poutre, nous allons pouvoir commencer à déconstruire le mur pierre par pierre sous le contrôle de l’entreprise responsable des fouilles archéologiques. Tout va se faire minutieusement pour éviter les fissures dans l’ouvrage. Ce passage devrait être terminé d’ici 15 mois. Il ne sera pas ouvert, de suite, au public, mais il sera nécessaire pour poursuivre les travaux afin d’avoir un nouvel accès chantier pour permettre la poursuite des aménagements à l’intérieur du site ».
Un nouvel accès depuis le port, une restauration des remparts et une passerelle piétonne depuis la rue Bonaparte
Parmi les principaux aménagements de cette première phase des travaux, figure notamment le percement du rempart afin de créer un nouvel accès depuis le port Tino Rossi, comme le détaille Diane Lambruschini, directrice de projets à la SPL Ametarra : « Nous avons effectué un premier décaissement de 1,50 à 2 mètres de profondeur pour mettre à jour le linteau de la future ouverture. À l’issue du séchage de cette poutre, nous allons pouvoir commencer à déconstruire le mur pierre par pierre sous le contrôle de l’entreprise responsable des fouilles archéologiques. Tout va se faire minutieusement pour éviter les fissures dans l’ouvrage. Ce passage devrait être terminé d’ici 15 mois. Il ne sera pas ouvert, de suite, au public, mais il sera nécessaire pour poursuivre les travaux afin d’avoir un nouvel accès chantier pour permettre la poursuite des aménagements à l’intérieur du site ».
D’autres aménagements sont prévus ces prochains mois, parmi lesquels une passerelle piétonne reliant la rue Bonaparte et de nouveaux accès vers le littoral et la plage Saint-François. Autant de connexions destinées à reconnecter la Citadelle à son environnement urbain et maritime. Jean-Joseph Folacci, le directeur général de la SPL Ametarra, ajoute : « Dans l’année, il y aura également une phase importante de démolition concernant des bâtiments qui n’ont aucun caractère patrimonial, notamment au niveau du bastion Sainte-Barbe. Ensuite, il y aura une grande phase de deux ans, qui concerne la restauration des remparts, et notamment des parapets qui va permettre de donner une certaine lisibilité au sein du patrimoine historique de la Citadelle ». Le montant des travaux de cette première phase est estimé à 8,5 millions d’euros, dont 80% financés par le PTIC.
D’autre part, la SPL va lancer, dès le printemps 2026, un appel à projets (AAP) pour sélectionner les opérateurs qui porteront les futurs programmes d’aménagement et d’exploitation des bâtiments historiques ainsi qu’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) afin d’identifier un porteur de projet à but non lucratif doté d’un statut de fondation. Après les polémiques passées, la Ville, propriétaire des lieux, rappelle qu’elle ne cédera aucun bâtiment du site, mais les valorisera via des baux de longue durée (type bail emphytéotique)
D’autre part, la SPL va lancer, dès le printemps 2026, un appel à projets (AAP) pour sélectionner les opérateurs qui porteront les futurs programmes d’aménagement et d’exploitation des bâtiments historiques ainsi qu’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) afin d’identifier un porteur de projet à but non lucratif doté d’un statut de fondation. Après les polémiques passées, la Ville, propriétaire des lieux, rappelle qu’elle ne cédera aucun bâtiment du site, mais les valorisera via des baux de longue durée (type bail emphytéotique)
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