Commune en forte croissance démographique, Sarrola-Carcopino (3 280 habitants) n’a pas su anticiper les conséquences de son développement. La juridiction financière souligne l’absence de stratégie claire pour orienter les décisions du conseil municipal, des commissions peu actives, ainsi qu’une information jugée insuffisante tant pour les élus que pour le publicsouligne le rapport.
La gestion de la commande publique est particulièrement critiquée par la chambrée régionale des comptes. Faute de pilotage et de compétences suffisantes, certaines procédures se sont affranchies des règles en vigueur, tandis que d’autres ont généré retards et surcoûts, sans recherche d’efficacité économique.
Ces dysfonctionnements se retrouvent dans le projet de groupe scolaire et de crèche communale. Lancé sans études de faisabilité suffisantes, le programme a vu son coût dériver fortement, passant de 12,6 millions d’euros à 17,4 millions d’euros hors taxes, avec une estimation finale proche de 22 millions d’euros toutes taxes comprises. Le chantier est aujourd’hui à l’arrêt, faute de financements, alors que 1,3 million d’euros ont déjà été engagés.
La Chambre pointe également des irrégularités comptables, notamment l’absence de mise en œuvre de la comptabilité d’engagement, pourtant obligatoire, ce qui compromet la sincérité budgétaire et le suivi des investissements.
Sur le plan financier, la situation s’est nettement dégradée entre 2019 et 2024. Les charges ont progressé plus rapidement que les recettes et, en 2023, la capacité d’autofinancement est devenue négative, ne permettant plus de couvrir le remboursement de la dette. Celle-ci s’est alourdie avec la souscription anticipée d’un emprunt de 2,9 millions d’euros destiné au projet scolaire.
Face à ce constat, la Chambre régionale des comptes appelle la commune à réagir rapidement. Elle recommande de revoir le dimensionnement du projet d’équipements scolaires et d’engager des mesures d’économie pour rétablir sa capacité d’autofinancement. Au total, trois recommandations et dix rappels au droit ont été formulés.
Le rapport complet est consultable en ligne
La gestion de la commande publique est particulièrement critiquée par la chambrée régionale des comptes. Faute de pilotage et de compétences suffisantes, certaines procédures se sont affranchies des règles en vigueur, tandis que d’autres ont généré retards et surcoûts, sans recherche d’efficacité économique.
Ces dysfonctionnements se retrouvent dans le projet de groupe scolaire et de crèche communale. Lancé sans études de faisabilité suffisantes, le programme a vu son coût dériver fortement, passant de 12,6 millions d’euros à 17,4 millions d’euros hors taxes, avec une estimation finale proche de 22 millions d’euros toutes taxes comprises. Le chantier est aujourd’hui à l’arrêt, faute de financements, alors que 1,3 million d’euros ont déjà été engagés.
La Chambre pointe également des irrégularités comptables, notamment l’absence de mise en œuvre de la comptabilité d’engagement, pourtant obligatoire, ce qui compromet la sincérité budgétaire et le suivi des investissements.
Sur le plan financier, la situation s’est nettement dégradée entre 2019 et 2024. Les charges ont progressé plus rapidement que les recettes et, en 2023, la capacité d’autofinancement est devenue négative, ne permettant plus de couvrir le remboursement de la dette. Celle-ci s’est alourdie avec la souscription anticipée d’un emprunt de 2,9 millions d’euros destiné au projet scolaire.
Face à ce constat, la Chambre régionale des comptes appelle la commune à réagir rapidement. Elle recommande de revoir le dimensionnement du projet d’équipements scolaires et d’engager des mesures d’économie pour rétablir sa capacité d’autofinancement. Au total, trois recommandations et dix rappels au droit ont été formulés.
Le rapport complet est consultable en ligne
La réponse d'Alexandre Sarrola
Dans sa réponse le maire de Sarrola-Carcopino, Alexandre Sarrola, replace d’abord les observations de la chambre régionale des comptes dans un contexte de forte croissance de la commune sur les quinze dernières années. Il souligne un développement démographique et économique atypique, avec un nombre d’emplois très supérieur au nombre d’actifs résidents, générant un indicateur de concentration d’emploi record en Corse. Il reconnaît que cette expansion rapide a entraîné des difficultés d’adaptation des moyens humains, organisationnels et financiers. Face à cette situation, il affirme avoir engagé dès 2024 une série de mesures pour corriger ces déséquilibres.
Selon lui, l’analyse de la chambre, ouverte en 2025, confirme en grande partie le diagnostic de la commune et vient appuyer les actions déjà lancées. Sur les recommandations formulées, six sur dix relatives à la régularité sont déjà mises en œuvre ou en cours, les autres devant l’être prochainement. Les trois recommandations relevant de l’amélioration des performances, plus complexes sur le plan organisationnel, nécessiteront davantage de temps.
Selon lui, l’analyse de la chambre, ouverte en 2025, confirme en grande partie le diagnostic de la commune et vient appuyer les actions déjà lancées. Sur les recommandations formulées, six sur dix relatives à la régularité sont déjà mises en œuvre ou en cours, les autres devant l’être prochainement. Les trois recommandations relevant de l’amélioration des performances, plus complexes sur le plan organisationnel, nécessiteront davantage de temps.
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