- Vous étiez premier adjoint d’Ange Fraticelli. Pourquoi vous présentez-vous contre le maire sortant ?
- En tant que premier adjoint pendant quatre ans, nous avons, avec Monsieur Fraticelli, fait beaucoup de choses pour le village. Par contre, quand Monsieur Fraticelli est parti, il y avait, avec Monsieur Franceschi, incompatibilité sur la façon de travailler : trop personnelle, autocentrée, travail refusé et interdit avec les élus voisins. Pour moi, c’était impossible. On ne peut pas tisser un maillage territorial avec Monsieur Franceschi qui souhaite toujours travailler seul, qui fait cavalier seul. Nous ne voyons pas la politique de la même manière. C’est pour cela que j’ai pris mes distances et que j’ai mené ma liste.
- Sur quel principe avez-vous fondé votre liste ?
- C’est une liste apolitique. J’ai mis deux ans pour la faire et j’ai choisi des personnes compétentes à chaque poste, qui ont la volonté de faire rayonner Aleria au-delà de notre simple territoire.
- Quel bilan dressez-vous de la mandature sortante ?
- Je garde un très bon souvenir des quatre premières années quand j’étais le premier adjoint de Monsieur Fraticelli parce que, sous son impulsion et avec une totale liberté, nous avons pu mener une politique de terrain. Nous avons pu faire beaucoup de choses. Nous avons, par exemple, refait l’éclairage public, mis des caméras, rénové les écoles et amélioré la cantine. Ce sont tous des projets portés par notre dynamique. Pendant quatre ans, nous avons bossé. C’était la nouvelle génération qui arrivait sur le terrain. Quand il y a eu changement, quand Mr Fraticelli a voulu que Monsieur Franceschi devienne maire, nous avons accepté par rapport aux engagements qu’avait pris Monsieur Fraticelli, mais on savait très bien déjà que le ressort était cassé.
- Le maire actuel vous renvoie la balle et dit qu’il a toujours joué collectif et vous non. Que répondez-vous ?
- Cela fait 33 ans qu’il joue collectif ! Pendant 33 ans, il a été adjoint à côté de Monsieur Fraticelli. Ce n’est pas du collectif, c’est de l’individuel ! Il a joué la carte solo. Je ne suis pas un fonctionnaire de la politique. Je ne juge que son mandat de président d’Interco. C’est lui qui a mené le bateau de A à Z. On n’a pas pu continuer parce qu’on n’arrivait pas à travailler avec lui.
- Vous avez déclenché une polémique sur la maison de santé et dénoncé une annonce électoraliste. Pourquoi ?
- Nous ne sommes pas, évidemment, contre l’implantation d’une maison de santé. Mais un tel projet doit se faire en concertation avec les médecins et les professionnels de santé présents à Aléria, chose qui n’a pas été faite. Nous pouvons affirmer aujourd’hui qu’aucun médecin, ni professionnel de santé d’Aleria n’a été concerté sur ce projet. L’Ordre des médecins de Haute-Corse non plus n’a pas été concerté. L’ARS n’a été contactée que le 18 février dernier, c’est-à-dire après les effets d’annonce. Nous avons été contactés par les médecins de la commune qui nous ont fait parvenir un message où ils pointaient les mensonges qui étaient sur le communiqué. La première adjointe, Madame Jeanne Ramazotti, a été destinataire de ce message. Le projet proposé par le maire sortant n’est pas une maison de santé qui doit toujours s’articuler autour d’un médecin généraliste, mais une extension d’un projet privé qui est le Centre de dialyse. C’était un des projets de monsieur Fraticelli sur lequel nous avons travaillé. Tant mieux si une maison de santé voit le jour sur la commune, mais ce n’est pas à un mois des élections que l’on sort un tel projet ! Je pense qu’il fallait anticiper les départs à la retraite des médecins. On savait qu’il y aurait cette problématique. C’est pour ça que je vous dis que c’est un effet d’annonce, moi je ne raconte pas de salade aux gens, un mois avant les élections. J’ai six ans d’expérience en politique, je suis novice. Monsieur Franceschi, c’est 30 ans de pouvoir, et on n’attend pas une campagne électorale pour faire de la santé, une priorité. On ne spécule pas avec la santé !
- Quelle est, pour vous, la principale problématique de la commune ?
- C’est global. On part de loin. Il y a la santé bien sûr, mais aussi l’économie. Le développement économique de la commune est mis à mal, l’agriculture aussi. Il faut défendre nos agriculteurs, les accompagner, être à leur côté en permanence. Il y a le sport et le social également. Il n’y a aucun accompagnement au niveau social. La CCAS, qui a le mérite d’exister, vivote. Ce qu’on conteste aussi, c’est que, pendant toutes ces années de mandature, il n’y a pas eu de projection, de projets sur le long terme. La commune d’Aléria n’a pas de foncier, et on n’a jamais anticipé. La commune se retrouve dans une situation très contrainte.
- Quel est votre programme pour cette nouvelle mandature ?
- Le programme est simple. Nous avons des projets réalistes et réalisables, pas des projets pharaoniques. Le premier des projets, c’est de faire rayonner Aléria sur la Corse et la Méditerranée comme une capitale culturelle avec le fort comme axe principal. On va mettre le fort en avant, créer des passerelles avec l’Université Pasquale Paoli pour aller au-delà de ce qui a été déjà fait. Je ne vais pas attendre 30 ans pour faire descendre l’Université Pasquale Paoli à Aléria pour développer ! Aujourd’hui, le fort d’Aléria est sous-estimé, n’est pas connu et n'est pas développé. Il doit être un bijou, mais rien n’avance. Évidemment, cela dépend aussi de la Collectivité de Corse, mais si la commune n’impulse pas quelque chose, on se retrouve avec un joyau qui n’est pas exploité. Il va donc falloir mettre en avant tout ce patrimoine archéologique et en faire un vrai levier économique pour le développement de la commune. C’est pour cela que, sur ma liste, j’ai voulu réparer une injustice et avoir à mes côtés, Pierre-Jean Luccioni.
- Quelle sera votre priorité, si vous êtes élu ?
- Déjà, on va finir le programme existant. Je ne vais prendre qu’un exemple : le lotissement primo-accédant. La commune n’a pas de foncier. C’est sur notre impulsion qu’avec le maire Ange Fraticelli quand j’étais premier adjoint, nous avons cherché un terrain pour créer le premier lotissement. Ce projet, au départ, était porté par l’opposition, nous l’avons repris. Aujourd’hui, il sort de terre, c’est notre bébé. Il y a 17 lots, mais il y a beaucoup plus de demandes que de terrains disponibles. Je veux que tous les jeunes primo-accédants du village puissent obtenir un terrain. Nous irons chercher du foncier pour créer d’autres lotissements. Il y a beaucoup de choses à faire. Il y a tout à faire en fin de compte !
- Pensez-vous remporter cette élection ?
- Oui ! Je pense que les gens veulent du changement, et nous représentons le changement. Vue la dynamique autour de notre équipe, je pense que nous avons de grandes chances de remporter l’élection. Je pense aussi qu’il y a une usure, les jeunes ont besoin d’autre chose, qu’on leur montre un avenir. La moyenne d’âge sur ma liste est de 44 ans, mon plus jeune colistier a 19 ans. Il y a avec moi, Laurence Taddei, qui est deuxième adjointe de Monsieur Fraticelli. Si sur cinq adjoints, quatre m’ont suivi, c’est que les gens me font confiance. Et, si je parle d’avenir, ce n’est pas pour rien. J’ai été président de club de foot pendant 18 ans, les gamins du village, je sais leurs attentes et leurs besoins. D’où aussi ma démarche auprès des associations. Je ne serai pas comme Monsieur Franceschi, je ne suis pas dans une politique de caniveau, par contre ce que je promets aux gens, je vais le tenir. Il y a beaucoup de projets qui nous ressemblent puisqu’on les a commencés ensemble. Nous allons les mener à bien avec une nouvelle méthode. Cela va être une nouvelle façon de voir l’homme politique qui est au village. Je ne serai pas dernière un bureau, je ne suis pas un homme de bureau, j’ai des collaborateurs et je serai proche des gens, je serai à l’écoute et attentif. Avec mon équipe, nous serons proches des gens, plus que ça n’a été le cas pendant toute cette mandature.
Propos recueillis par Nicole MARI.
- En tant que premier adjoint pendant quatre ans, nous avons, avec Monsieur Fraticelli, fait beaucoup de choses pour le village. Par contre, quand Monsieur Fraticelli est parti, il y avait, avec Monsieur Franceschi, incompatibilité sur la façon de travailler : trop personnelle, autocentrée, travail refusé et interdit avec les élus voisins. Pour moi, c’était impossible. On ne peut pas tisser un maillage territorial avec Monsieur Franceschi qui souhaite toujours travailler seul, qui fait cavalier seul. Nous ne voyons pas la politique de la même manière. C’est pour cela que j’ai pris mes distances et que j’ai mené ma liste.
- Sur quel principe avez-vous fondé votre liste ?
- C’est une liste apolitique. J’ai mis deux ans pour la faire et j’ai choisi des personnes compétentes à chaque poste, qui ont la volonté de faire rayonner Aleria au-delà de notre simple territoire.
- Quel bilan dressez-vous de la mandature sortante ?
- Je garde un très bon souvenir des quatre premières années quand j’étais le premier adjoint de Monsieur Fraticelli parce que, sous son impulsion et avec une totale liberté, nous avons pu mener une politique de terrain. Nous avons pu faire beaucoup de choses. Nous avons, par exemple, refait l’éclairage public, mis des caméras, rénové les écoles et amélioré la cantine. Ce sont tous des projets portés par notre dynamique. Pendant quatre ans, nous avons bossé. C’était la nouvelle génération qui arrivait sur le terrain. Quand il y a eu changement, quand Mr Fraticelli a voulu que Monsieur Franceschi devienne maire, nous avons accepté par rapport aux engagements qu’avait pris Monsieur Fraticelli, mais on savait très bien déjà que le ressort était cassé.
- Le maire actuel vous renvoie la balle et dit qu’il a toujours joué collectif et vous non. Que répondez-vous ?
- Cela fait 33 ans qu’il joue collectif ! Pendant 33 ans, il a été adjoint à côté de Monsieur Fraticelli. Ce n’est pas du collectif, c’est de l’individuel ! Il a joué la carte solo. Je ne suis pas un fonctionnaire de la politique. Je ne juge que son mandat de président d’Interco. C’est lui qui a mené le bateau de A à Z. On n’a pas pu continuer parce qu’on n’arrivait pas à travailler avec lui.
- Vous avez déclenché une polémique sur la maison de santé et dénoncé une annonce électoraliste. Pourquoi ?
- Nous ne sommes pas, évidemment, contre l’implantation d’une maison de santé. Mais un tel projet doit se faire en concertation avec les médecins et les professionnels de santé présents à Aléria, chose qui n’a pas été faite. Nous pouvons affirmer aujourd’hui qu’aucun médecin, ni professionnel de santé d’Aleria n’a été concerté sur ce projet. L’Ordre des médecins de Haute-Corse non plus n’a pas été concerté. L’ARS n’a été contactée que le 18 février dernier, c’est-à-dire après les effets d’annonce. Nous avons été contactés par les médecins de la commune qui nous ont fait parvenir un message où ils pointaient les mensonges qui étaient sur le communiqué. La première adjointe, Madame Jeanne Ramazotti, a été destinataire de ce message. Le projet proposé par le maire sortant n’est pas une maison de santé qui doit toujours s’articuler autour d’un médecin généraliste, mais une extension d’un projet privé qui est le Centre de dialyse. C’était un des projets de monsieur Fraticelli sur lequel nous avons travaillé. Tant mieux si une maison de santé voit le jour sur la commune, mais ce n’est pas à un mois des élections que l’on sort un tel projet ! Je pense qu’il fallait anticiper les départs à la retraite des médecins. On savait qu’il y aurait cette problématique. C’est pour ça que je vous dis que c’est un effet d’annonce, moi je ne raconte pas de salade aux gens, un mois avant les élections. J’ai six ans d’expérience en politique, je suis novice. Monsieur Franceschi, c’est 30 ans de pouvoir, et on n’attend pas une campagne électorale pour faire de la santé, une priorité. On ne spécule pas avec la santé !
- Quelle est, pour vous, la principale problématique de la commune ?
- C’est global. On part de loin. Il y a la santé bien sûr, mais aussi l’économie. Le développement économique de la commune est mis à mal, l’agriculture aussi. Il faut défendre nos agriculteurs, les accompagner, être à leur côté en permanence. Il y a le sport et le social également. Il n’y a aucun accompagnement au niveau social. La CCAS, qui a le mérite d’exister, vivote. Ce qu’on conteste aussi, c’est que, pendant toutes ces années de mandature, il n’y a pas eu de projection, de projets sur le long terme. La commune d’Aléria n’a pas de foncier, et on n’a jamais anticipé. La commune se retrouve dans une situation très contrainte.
- Quel est votre programme pour cette nouvelle mandature ?
- Le programme est simple. Nous avons des projets réalistes et réalisables, pas des projets pharaoniques. Le premier des projets, c’est de faire rayonner Aléria sur la Corse et la Méditerranée comme une capitale culturelle avec le fort comme axe principal. On va mettre le fort en avant, créer des passerelles avec l’Université Pasquale Paoli pour aller au-delà de ce qui a été déjà fait. Je ne vais pas attendre 30 ans pour faire descendre l’Université Pasquale Paoli à Aléria pour développer ! Aujourd’hui, le fort d’Aléria est sous-estimé, n’est pas connu et n'est pas développé. Il doit être un bijou, mais rien n’avance. Évidemment, cela dépend aussi de la Collectivité de Corse, mais si la commune n’impulse pas quelque chose, on se retrouve avec un joyau qui n’est pas exploité. Il va donc falloir mettre en avant tout ce patrimoine archéologique et en faire un vrai levier économique pour le développement de la commune. C’est pour cela que, sur ma liste, j’ai voulu réparer une injustice et avoir à mes côtés, Pierre-Jean Luccioni.
- Quelle sera votre priorité, si vous êtes élu ?
- Déjà, on va finir le programme existant. Je ne vais prendre qu’un exemple : le lotissement primo-accédant. La commune n’a pas de foncier. C’est sur notre impulsion qu’avec le maire Ange Fraticelli quand j’étais premier adjoint, nous avons cherché un terrain pour créer le premier lotissement. Ce projet, au départ, était porté par l’opposition, nous l’avons repris. Aujourd’hui, il sort de terre, c’est notre bébé. Il y a 17 lots, mais il y a beaucoup plus de demandes que de terrains disponibles. Je veux que tous les jeunes primo-accédants du village puissent obtenir un terrain. Nous irons chercher du foncier pour créer d’autres lotissements. Il y a beaucoup de choses à faire. Il y a tout à faire en fin de compte !
- Pensez-vous remporter cette élection ?
- Oui ! Je pense que les gens veulent du changement, et nous représentons le changement. Vue la dynamique autour de notre équipe, je pense que nous avons de grandes chances de remporter l’élection. Je pense aussi qu’il y a une usure, les jeunes ont besoin d’autre chose, qu’on leur montre un avenir. La moyenne d’âge sur ma liste est de 44 ans, mon plus jeune colistier a 19 ans. Il y a avec moi, Laurence Taddei, qui est deuxième adjointe de Monsieur Fraticelli. Si sur cinq adjoints, quatre m’ont suivi, c’est que les gens me font confiance. Et, si je parle d’avenir, ce n’est pas pour rien. J’ai été président de club de foot pendant 18 ans, les gamins du village, je sais leurs attentes et leurs besoins. D’où aussi ma démarche auprès des associations. Je ne serai pas comme Monsieur Franceschi, je ne suis pas dans une politique de caniveau, par contre ce que je promets aux gens, je vais le tenir. Il y a beaucoup de projets qui nous ressemblent puisqu’on les a commencés ensemble. Nous allons les mener à bien avec une nouvelle méthode. Cela va être une nouvelle façon de voir l’homme politique qui est au village. Je ne serai pas dernière un bureau, je ne suis pas un homme de bureau, j’ai des collaborateurs et je serai proche des gens, je serai à l’écoute et attentif. Avec mon équipe, nous serons proches des gens, plus que ça n’a été le cas pendant toute cette mandature.
Propos recueillis par Nicole MARI.
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