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Les nuits de Cervioni enchantées par Mozart


Jeanne Leboulleux-Leonelli le Vendredi 12 Août 2022 à 16:57

Jeudi 11 août, l’association VOCE – Voci è Organu in CErvioni – donnait le coup d’envoi d’une série de représentations – deux à Cervioni les 12 et 13 août, suivies d’une autre à Bastia – du fameux opéra de Mozart, La Flûte enchantée. Autrement dit : A Flauta incantata.



Jouer une pièce de cette importance au cœur d’un village corse, il fallait oser ! Mais quand les spectateurs venus écouter cette “première” se sont levés unanimement pour ovationner musiciens et chanteurs, on savait que le pari était gagné : il est vrai que la metteur en scène Emma Loriaut-Clauss avait su faire preuve d’imagination pour revisiter cette œuvre majeure et en faire un spectacle qui puisse séduire petits et grands !
 

Une vraie complicité avec la salle
Tout était mis en œuvre pour conquérir y compris un public de non-avertis : les dialogues parlés, traduits en français, permettaient à chacun de suivre l’intrigue sans difficulté. Jusqu’aux enfants, nombreux dans l’assistance, qui se passionnaient pour le sort de Pamina et commentaient ses aventures au moment de l’entracte ! Quelques mots et bribes de phrases en corse émaillaient ces dialogues, créant une vraie complicité avec la salle. Quant aux chants, traduits intégralement in lingua nustrale, ils coulaient si naturellement et harmonieusement qu’on en venait presqu’à se demander si ce n’était pas la version d’origine !
 
Plaisir des yeux et des oreilles
Une scène de verre qui changeait de couleur au fil de l’intrigue ; une occupation de l’espace étonnante qui mettait à profit la configuration du cloître du couvent Saint-François, avec des entrées d’acteurs entre les rangs du public ; des mouvements tournant  du chœur autour de la scène ; des apparitions au “balcon” qui offraient une troisième dimension à la scène ; des fantômes noirs et sans visage qui malmenaient les personnages au cours de leur initiation… et jusqu’au jeu différentié des ombres sur les murs : tout donnait le sentiment d’un spectacle magique dans lequel le spectateur devenait partie prenante.
 
Humour et rebondissements
Si la mise en scène prenait peut-être quelques libertés avec le livret d’origine, c’était – sans trahir l’esprit de cet opéra – pour donner plus de vie, d’humour et de modernité au texte. Pas de temps morts… On se laissait prendre au jeu des acteurs, du solennel Sarastro à la Pamina déchirée en passant par un Tamino transi d’amour…  tous interprètes de grand talent pour le plus grand plaisir de nos yeux et de nos oreilles !
On ne saurait les citer tous ! Une mention spéciale, peut-être, pour l’impertinent Papageno que l’italien Roberto Maietta interprète avec un humour et une légèreté rafraîchissante. Et bien sûr pour Julia Knecht, impressionnante Reine de la Nuit, dont le chant et la présence ont su séduire même les plus jeunes : « J’ai adoré la Reine de la Nuit ! », s’exclamait enthousiaste Lila, une percussionniste de huit ans et demi, alors que sa sœur Emma, jeune violoncelliste de cinq ans, annonçait avec conviction : « A la maison, je vais chanter la Reine de la Nuit ! ». Enfin, il faut mentionner les trois jeunes génies qui ont enchanté l’assistance de leurs danses et leurs chants.
Les clins d’œil à notre monde étaient permanents, de Papageno photographiant Pamina à…  “l’improvisation” inattendue d’un ballet sur l’air disco en diable de I will survive, de Gloria Gaynor !
 
Bref, un spectacle éblouissant, dont on sort revigoré, la tête emplie de musique et le cœur d’optimisme !














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