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Les Corses aux JO : l'argent, le bronze et… l'or !


GAP le Samedi 10 Août 2024 à 10:12

Les Jeux Olympiques de Paris sont sur le point de s'achever. Les Corses ont souvent, par le passé, croisé le chemin et brillé dans la compétition planétaire qui va se poursuivre avec les Jeux Paralympiques. De l'argent, du bronze et même de l'or ont sanctionné les parcours de nos athlètes et compatriotes impliqués à divers degrés dans diverses disciplines.



La première mention d'un concurrent corse pour les Jeux modernes intervient dès 1912 à Stockholm avec Raoul Simonpaoli qui a participé aux épreuves de tir. Raoul Simonpaoli qui sera également présent lors des jeux de 1920 (Anvers), 1924 (Paris) et 1928 (Amsterdam) non seulement sur le tir, mais aussi en boxe. Son nom pourrait apparaître, également, dès les Jeux de 1900 à Paris. Une information à prendre au conditionnel au regard de son très jeune âge (13 ans) même si cela était courant à l'époque.

L'avènement de Michel Carrega

Mais la première grande fierté de la Corse vient des jeux olympiques de 1972. Les  tristement célèbres Jeux de Munich vont, effet, et enfin sacrer le talent du tireur de ball-trap Michel Carrega. Il décroche la médaille d’Argent à la fosse olympique avec un total de 198 plateaux sur 200, à un seul petit plateau du champion olympique l’Italien Angelo Scalzone, appelé à la dernière minute par la fédération italienne pour remplacer le titulaire de l'équipe blessé.
Michel Carrega, accueilli comme il convient en Corse, dédiait cette médaille à son épouse Agathe qui l'avait attendu patiemment à Miomo, où le musicien et plongeur de talent qu'il a été, réside toujours.
Il a encore participé à deux autres Olympiades en 1976 à Montréal et 1984 à Los Angeles où il a terminé à la cinquième place.


La deuxième médaille vient de Séoul lors des Jeux suivants avec le relais 4x100 mètres français entraîné par le Porto-Vecchiais Jo Maisetti.
Sur la piste coréenne, le quatuor français  composé de Marie-Rose, Sangouma, Quénéhervé et Morinière, calé au 6e couloir bouclent  le tour de piste en 38’’40 battant au passage le record de France établi à Mexico en 1968 en 38’’42.
Cette médaille de bronze, qui comme bien l'on pense  a satisfait  Jo Maisetti, a été obtenue derrière l’Union Soviétique et la GrandeBretagne. Un relais tricolore qui va s'emparer du record du Monde du 4x100 en septembre 1990 à Split lors des championnats d'Europe avec un chrono en 37''79.
 

Le bronze pour Priscilla Gneto

En 2012, sur le tatami de Londres, ce sera au tour de la judokate porto-vecchiaise Priscilla Gneto de se mettre en évidence en se parant du bronze chez les moins de 52 kg d’une compétition remportée par la Coréenne du Nord An Kum-Ae devant la Cubaine Yanet Bermoy.

Les Jeux de 2021 à Tokyo permettront à d'autres sportifs de la Cité du Sel de se retrouver sous les feux de la rampe avec avec en tout premier lieu le marathonien Morhad Amdouni. L'actuel recordman de France de la distance (2h03'46 en février à Séville) qui avait pris part à cette course mythique avait terminé à la 17e place dans le temps de 2h14 soit son meilleur temps de la saison. Une course au cours de laquelle le coureur de l’équipe de France avait été épinglé pour son comportement lors d’un ravitaillement où il avait fait tomber des bouteilles d’eau.

Pour sa part l'Ajaccienne Alexandra Feracci a défendu la Corse en karaté, discipline additionnelle, elle n'a malheureusement pu passer le cap des poules en terminant 4e de sa poule de 5. Depuis, la présence du karaté au JO de Paris n'a pas été renouvelée. Alexandra Feracci est pour l'heure, dans ce one shot olympique, l'unique représentante corse.…

Enfin le nageur Enzo Tesic-Balesi faisait partie du relais tricolore 4x200 dans la capitale nippone. Une équipe qui n’avait pas réussi à passer le cut des séries.

Pour les Jeux de Paris, un seul Corse était en lice : le marathonien Morhad Amdouni. Le samedi 10 août il aurait dû tenter sur le parcours très technique et ardu de la Capitale de se mêler à la lutte pour le podium lors d’une course plutôt compliquée en raison du profil du parcours, mais en raison d’une blessure il a été contraint à l’abandon. 

Mais l'île peut s'enorgueillir avant le terme de ces JO d'une médaille : elle est d'or. C'est celle du Bastiais de Brando JB Pascal, membre du staff de France VII, qui a rejailli sur tout le rugby corse et Bastia XV où il a accompli ses premiers pas de rugbyman !