La Commission nationale spécialisée viticulture des Chambres d’agriculture de France en séminaire en Corse.
Chaque année, la Commission nationale spécialisée viticulture des Chambres d’agriculture de France se délocalise dans une région viticole pour un séminaire de travail et met à profit ce voyage pour aller à la découverte d’autres vignobles. Cette année, elle a choisi la Corse qui a accueilli, les 10 et 11 avril, près de 37 professionnels de la viticulture, élus, directeurs et techniciens, représentant l’ensemble des chambres d’agriculture de France. « C’était une joie et une fierté pour nous de recevoir cette délégation avec, à sa tête, son président, Denis Carretier, président de la région Occitanie et président de la Commission viticulture France, qui est un collègue, mais avant tout un ami. L’Occitanie est une région qui regroupe 13 départements, c’est la première région de France en termes de poids agricole et de superficie, elle est plus importante que le Portugal. Au-delà des problématiques, elle est aussi très proche de nous d’un point de vue culturel, à travers la culture occitane dans toute sa diversité », se réjouit Jean-Baptiste Arena, président de la Chambre d’agriculture de Région Corse et vigneron de l’AOP Patrimoniu. Une fierté que partage le benjamin de la Commission, Lucien Curallucci, jeune élu à la Chambre d’agriculture corse où il s’occupe du pôle viticole et vigneron de l’AOP Corse Figari, qui a organisé et animé le séminaire : « En tant que viticulteur, ce fut une fierté pour moi de représenter la viticulture corse, d’accueillir tous ces gens ici chez nous, c’est quelque chose qui fait énormément plaisir. C’était aussi un honneur pour moi de les recevoir après à peine un an de mandat et de leur faire découvrir le vignoble insulaire ».
Les enjeux actuels
L’objectif du séminaire, conçu comme une réflexion stratégique au service de l’avenir de la viticulture, était de croiser les regards, de partager les enjeux et les échanges d’expériences, et ainsi de renforcer les liens entre les territoires. « Toutes les régions étaient représentées par rapport à toutes les problématiques, qu’elles soient sanitaires, climatiques ou économiques. Nous avons évoqué ces trois sujets phare, à savoir le maintien de la bouillie bordelaise, le cuivre en culture biologique, la baisse des ventes liée à la conjoncture économique morose, qu’elle soit européenne ou internationale, qui touche plus particulièrement le milieu du vin, ensuite le réchauffement climatique. De ce point de vue, il était important de recevoir le séminaire et de montrer la double culture de la viticulture corse : la culture coopérative qui fonctionne bien dans notre île depuis 40 ans et la culture des caves particulières qui est aussi une réussite depuis 50 ans avec neuf AOC sur l’île depuis 1968, la première AOC obtenue étant l’AOC Patrimoniu en 1968 », explique Jean-Baptiste Arena. « Nous avons énuméré tous les problèmes et nous avons regardé quelles orientations prendre au niveau national. La crise viticole, la crise des ventes, a fait partie des points que nous avons travaillés. Comparé à ce qui se passe en France, le marché corse est relativement bien mieux portant. Nous sommes moins directement impactés parce qu’il y a zéro arrachage prévu alors qu’en France, de nombreux arrachages sont en cours. Nous avons réfléchi aux bonnes solutions pour sortir vers le haut. Mais le challenge de demain, c’est l’adaptation au changement climatique. En Corse, nous sommes précurseurs parce que nous avons le vignoble le plus méridional de France, le réchauffement climatique nous a impacté avant les autres », précise Lucien Curallucci.
Les enjeux actuels
L’objectif du séminaire, conçu comme une réflexion stratégique au service de l’avenir de la viticulture, était de croiser les regards, de partager les enjeux et les échanges d’expériences, et ainsi de renforcer les liens entre les territoires. « Toutes les régions étaient représentées par rapport à toutes les problématiques, qu’elles soient sanitaires, climatiques ou économiques. Nous avons évoqué ces trois sujets phare, à savoir le maintien de la bouillie bordelaise, le cuivre en culture biologique, la baisse des ventes liée à la conjoncture économique morose, qu’elle soit européenne ou internationale, qui touche plus particulièrement le milieu du vin, ensuite le réchauffement climatique. De ce point de vue, il était important de recevoir le séminaire et de montrer la double culture de la viticulture corse : la culture coopérative qui fonctionne bien dans notre île depuis 40 ans et la culture des caves particulières qui est aussi une réussite depuis 50 ans avec neuf AOC sur l’île depuis 1968, la première AOC obtenue étant l’AOC Patrimoniu en 1968 », explique Jean-Baptiste Arena. « Nous avons énuméré tous les problèmes et nous avons regardé quelles orientations prendre au niveau national. La crise viticole, la crise des ventes, a fait partie des points que nous avons travaillés. Comparé à ce qui se passe en France, le marché corse est relativement bien mieux portant. Nous sommes moins directement impactés parce qu’il y a zéro arrachage prévu alors qu’en France, de nombreux arrachages sont en cours. Nous avons réfléchi aux bonnes solutions pour sortir vers le haut. Mais le challenge de demain, c’est l’adaptation au changement climatique. En Corse, nous sommes précurseurs parce que nous avons le vignoble le plus méridional de France, le réchauffement climatique nous a impacté avant les autres », précise Lucien Curallucci.
La réussite corse
La Chambre d’agriculture corse souhaitait, à travers une immersion terrain, notamment la découverte du CRVI (Centre de recherche viticole de Corse), basé à San Giuliano, mettre en avant les initiatives corses d’adaptation aux défis climatiques et inscrire ainsi la Corse dans une dynamique nationale de réflexion sur l’avenir de la filière. Mais aussi, avec les visites des vignobles du Domaine Jean-Baptiste Arena à Patrimoniu et du Domaine Falcucci à Vescovatu, de valoriser la richesse, la singularité et les dynamiques du vignoble corse. « Ce séminaire en région a servi à faire découvrir le vignoble et les cépages corses, son adaptation au changement climatique, mais aussi, à travers une dégustation, les effets de vinification sur des vieux cépages. Les vins corses ont beaucoup augmenté en qualité. On est passé d’une viticulture de production de masse à une viticulture beaucoup plus qualitative. On se positionne très bien sur l’agriculture biologique. Nous voulons apporter notre pierre à l’édifice, notre contribution à travers notre expérience pour être force de proposition pour le vignoble français », affirme Lucien Curallucci. « L’énorme travail réalisé par la viticulture corse a débouché sur une réussite qu’il faut pérenniser parce que rien n’est acquis, surtout quand on traverse certaines crises économiques. On a montré que la Corse est la sentinelle de l’Europe en Méditerranée en termes de recherche, à la fois, sur les cépages, le réchauffement climatique et la question sanitaire. C’est le continent qui a besoin de la Corse et pas l’inverse. C’est aussi une fierté pour les vignerons corses de pouvoir recevoir et partager leur expérience de plus de 50 ans de travail sur tous ces aspects, et de, peut-être demain, participer à une aide technique, notamment vers les régions PACA et Occitanie et même vers d’autres régions en Europe » renchérit le président Arena.
Une spécificité appréciée
Les viticulteurs continentaux ont apprécié la beauté des paysages et des vignobles corses et se sont déclarés impressionnés par la richesse du patrimoine végétal. « Il y a une vraie volonté de garder la typicité et l’histoire, et d’allier l’histoire avec la typicité et l’occupation du territoire. C’est un triptyque, une synergie que l’on ne peut que partager et essayer de faire partager sur les autres territoires », commente le président occitan, Denis Carretier. Un avis partagé par Maximilien Zaepffel, vice-président de la Chambre d’agriculture d’Alsace : « En Corse, nous sommes sur des modalités totalement différentes par rapport à ce qu’on connaît chez nous, que ce soit au niveau cultural que cahier des charges, cépages, typicité, terroir. Il y a des similitudes sur le volet granitique, marneux, schisteux que l’on retrouve aussi chez nous, par contre il y a des cépages bien marqués et une orientation organo qui dénote complètement par rapport à ce qu’on a l’habitude de connaître sur nos structures et sur les vignobles alsaciens. C’est vraiment très agréable de voir à quel point les Corses arrivent à nous transmettre toute cette énergie qu’il y a sur le local ».
N.M.
La Chambre d’agriculture corse souhaitait, à travers une immersion terrain, notamment la découverte du CRVI (Centre de recherche viticole de Corse), basé à San Giuliano, mettre en avant les initiatives corses d’adaptation aux défis climatiques et inscrire ainsi la Corse dans une dynamique nationale de réflexion sur l’avenir de la filière. Mais aussi, avec les visites des vignobles du Domaine Jean-Baptiste Arena à Patrimoniu et du Domaine Falcucci à Vescovatu, de valoriser la richesse, la singularité et les dynamiques du vignoble corse. « Ce séminaire en région a servi à faire découvrir le vignoble et les cépages corses, son adaptation au changement climatique, mais aussi, à travers une dégustation, les effets de vinification sur des vieux cépages. Les vins corses ont beaucoup augmenté en qualité. On est passé d’une viticulture de production de masse à une viticulture beaucoup plus qualitative. On se positionne très bien sur l’agriculture biologique. Nous voulons apporter notre pierre à l’édifice, notre contribution à travers notre expérience pour être force de proposition pour le vignoble français », affirme Lucien Curallucci. « L’énorme travail réalisé par la viticulture corse a débouché sur une réussite qu’il faut pérenniser parce que rien n’est acquis, surtout quand on traverse certaines crises économiques. On a montré que la Corse est la sentinelle de l’Europe en Méditerranée en termes de recherche, à la fois, sur les cépages, le réchauffement climatique et la question sanitaire. C’est le continent qui a besoin de la Corse et pas l’inverse. C’est aussi une fierté pour les vignerons corses de pouvoir recevoir et partager leur expérience de plus de 50 ans de travail sur tous ces aspects, et de, peut-être demain, participer à une aide technique, notamment vers les régions PACA et Occitanie et même vers d’autres régions en Europe » renchérit le président Arena.
Une spécificité appréciée
Les viticulteurs continentaux ont apprécié la beauté des paysages et des vignobles corses et se sont déclarés impressionnés par la richesse du patrimoine végétal. « Il y a une vraie volonté de garder la typicité et l’histoire, et d’allier l’histoire avec la typicité et l’occupation du territoire. C’est un triptyque, une synergie que l’on ne peut que partager et essayer de faire partager sur les autres territoires », commente le président occitan, Denis Carretier. Un avis partagé par Maximilien Zaepffel, vice-président de la Chambre d’agriculture d’Alsace : « En Corse, nous sommes sur des modalités totalement différentes par rapport à ce qu’on connaît chez nous, que ce soit au niveau cultural que cahier des charges, cépages, typicité, terroir. Il y a des similitudes sur le volet granitique, marneux, schisteux que l’on retrouve aussi chez nous, par contre il y a des cépages bien marqués et une orientation organo qui dénote complètement par rapport à ce qu’on a l’habitude de connaître sur nos structures et sur les vignobles alsaciens. C’est vraiment très agréable de voir à quel point les Corses arrivent à nous transmettre toute cette énergie qu’il y a sur le local ».
N.M.
Entre séminaire et immersion sur le terrain, les viticulteurs français à la découverte du vignoble corse
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