Corse Net Infos - Pure player corse

À Ajaccio, l’Hôpital Privé Sud Corse veut révolutionner la prise en charge de la santé des femmes


Jeanne Soury le Mercredi 27 Mai 2026 à 20:32

Endométriose, ménopause, prolapsus, cancer du sein… À travers IFEMINA, l’Hôpital Privé Sud Corse ambitionne de créer un véritable espace ressource dédié aux femmes. Une initiative innovante, portée par une approche humaine, pluridisciplinaire et territoriale du soin, qui sera au cœur d’une grande soirée d’échanges organisée ce jeudi 28 mai à Ajaccio.



Et si la santé des femmes ne se limitait plus à une consultation médicale ou à une intervention chirurgicale ? Et si elle devenait un véritable parcours d’accompagnement, mêlant écoute, prévention, soutien psychologique, associations et réseau de professionnels ? C’est toute l’ambition d’IFEMINA, le nouvel institut imaginé par l’Hôpital Privé Sud Corse pour repenser la prise en charge des femmes en Corse.

Ce jeudi 28 mai, l’établissement organise une soirée entièrement consacrée à la santé féminine. Une rencontre pensée comme un temps fort de réflexion collective autour de sujets encore trop souvent tabous ou insuffisamment pris en charge : endométriose, ménopause, prolapsus ou encore cancer du sein, du diagnostic à la reconstruction.

« Les femmes ont parfois du mal à savoir vers qui se tourner »

Lorsqu’elle arrive à la direction de l’Hôpital Privé Sud Corse, Elsa Piraudon partage rapidement avec le docteur Oden, gynécologue spécialisé en chirurgie du sein, pelvienne et reconstructrice, une même conviction : les femmes manquent encore de repères et de lieux identifiés pour être accompagnées globalement. « Quand on est une femme, parfois, on ne sait pas toujours vers qui se tourner lorsqu’on rencontre un problème de santé », confie la directrice. « Bien sûr, il y a le gynécologue. Mais aujourd’hui, avec des problématiques comme l’endométriose ou la ménopause, beaucoup de femmes se sentent perdues. »

De cette réflexion naît alors IFEMINA, lancé en septembre dernier au sein de l’hôpital. Un projet pensé non pas comme un simple service médical supplémentaire, mais comme un véritable lieu ressource au service des femmes du territoire. « Nous voulions créer un endroit où l’on puisse trouver de l’information, de l’écoute, de la communication, mais aussi des échanges. Un espace capable d’accompagner les femmes dans leur parcours de santé de manière plus globale et plus humaine », explique Elsa Piraudon.

L’initiative entend justement dépasser le cadre traditionnel du soin hospitalier. Car pour ses fondateurs, la santé des femmes ne peut plus être abordée uniquement sous un angle médical ou chirurgical. « On veut aller plus loin », insiste la directrice. « L’idée, c’est de sortir d’une approche strictement médicale pour créer un véritable espace ressources autour de la santé des femmes en Corse. »

Décloisonner la santé des femmes

IFEMINA repose alors sur une logique de réseau et de complémentarité. La soirée du 28 mai réunira ainsi de nombreux intervenants engagés autour de cette même volonté de décloisonnement : gynécologue, cadre infirmière, diététicienne, psychologue, sophrologue mais aussi la Ligue contre le cancer, l’association La Marie’Do ou encore Belles & Battantes. Tous participeront à une grande table ronde organisée sous forme de questions-réponses.

Au-delà de l’information, cette rencontre veut surtout faire émerger des solutions concrètes pour améliorer les parcours de soin. « Il y a un réel enjeu dès le moment où une femme rencontre un problème de santé », souligne Elsa Piraudon. « Nous voulons réfléchir ensemble à la manière de renforcer les liens entre les professionnels, de rendre les prises en charge plus fluides, plus accessibles, plus humaines et plus rapides. »

Dans cette dynamique, les associations occupent une place centrale. Pour l’Hôpital Privé Sud Corse, elles constituent un relais essentiel auprès des patientes et des familles. « Ce sont des acteurs indispensables », insiste la directrice. « Nous souhaitons les emmener avec nous dans cette aventure. Demain, si elles ont besoin d’organiser des conférences ou des événements, l’hôpital pourra devenir un outil mis à leur disposition », affirme Elsa Piraudon, avant de conclure : « Nous sommes certes l’Hôpital Privé Sud Corse mais nous devons aussi être un lieu qui participe à la vie du territoire et des femmes ».