Pourquoi partir à l’assaut de ce record féminin du Mare à Mare Nord ?
Cela fait trois ans que j’avais en tête d’essayer de faire le record du Mare a Mare Nord. C’est une traversée que j’aime beaucoup, mais dont peu de personnes parlaient avant les records de Gilles Tarnier et d’Alexandre de Susini. J’ai fait les reconnaissances, je connaissais déjà certains passages, et c’est vraiment une très belle traversée.
Quand on est traileuse, qu’est-ce qui rend ce terrain de jeu intéressant ?
C’est une découverte. Même pour les personnes qui m’accompagnent, c’est une découverte. C’est donc l’occasion de découvrir d’autres chemins que ceux que l’on a l’habitude de parcourir.
Vous êtes quand même une figure du trail insulaire, première Corse à terminer l’UTMB. Est-ce que tenter ce record peut permettre de mettre en valeur ce sentier ?
Je l’espère. J’espère surtout que d’autres femmes se lanceront là-dedans. Je suis un peu féministe dans l’âme et j’aimerais vraiment que d’autres filles se disent : « Pourquoi pas nous aussi ? »
Comment avez-vous préparé ce record ?
Je me suis entourée de passionnés, de ma famille, de mes amis et de mes collègues de travail. Avec Alexandre de Susini aussi, détenteur du record en 22 heures. Mais j’ai envie de sortir de la pression du chrono, du classement et de tout ce que j’ai pu vivre indirectement par le passé. Cette année, j’ai envie de faire un ultra sans pression. J’ai envie d’être accompagnée uniquement de belles personnes, de passionnés. Je trouve que le monde du trail a changé. On regarde davantage les chronos, qui a battu qui, qui a terminé devant qui. Je n’ai jamais connu ça à mes débuts. Une copine pouvait finir devant nous et on était simplement contentes pour elle. On venait prendre le départ le dimanche avec un autre état d’esprit. J’ai l’impression que cet esprit a changé et je ne retrouve plus certaines choses que j’aimais au début.
Donc ce Mare a Mare Nord, c’est avant tout votre histoire d’amour avec la montagne ?
C’est la passion de notre île, la passion de nos montagnes qui compte. Il faut garder l’esprit sain de notre montagne et de notre passion.
Le Mare à Mare Nord, c’est quand même 140 kilomètres et 9 000 mètres de dénivelé. Même si vous y allez sans pression, cela reste un énorme morceau...
Les longues distances me plaisent parce que je suis un vrai diesel. Il me faut parfois quatre heures pour me réveiller, mais ensuite je vais crescendo. Elles me permettent de faire une sorte de reset mental. Elles me rappellent que j’ai la chance de courir, que je ne suis ni malade ni handicapée. Ce sont des objectifs très personnels qui me permettent ensuite de voir la vie quotidienne plus positivement. Bien sûr, je ne vais pas y aller en me baladant, mais je n’ai aucune prétention. Les 22 heures, même pas pour rire. Je sais rester à ma place.
À quoi faut-il s’attendre tout de même ?
Il est très long. Et il n’y a pas beaucoup de sections très techniques avec de gros cailloux. C’est souvent roulant et relativement propre. C’est justement là qu’il faut faire attention. Il faut vraiment gérer son allure dès le début, parce qu’on est tenté d’envoyer. Sauf qu’on part pour 140 kilomètres, pas pour 50. C’est un parcours très vicieux. Il paraît propre et facile. À part quelques secteurs du côté de Corte et du Niolu, où l’on trouve davantage de pierres, cela reste relativement roulant. On n’est pas sur l’UTC, où il devient parfois difficile de mettre un pied devant l’autre. Là, il faudra vraiment gérer l’intensité, la foulée et l’effort pour ne pas se brûler et réussir à aller jusqu’au bout.
Quand on parle de records en montagne corse, que ce soit sur le GR20 ou sur les Mare à Mare, ce sont souvent les hommes qui sont mis en avant parce qu’ils ont les meilleurs temps. Est-ce que vous regrettez que les femmes soient moins médiatisées ?
Le problème, c’est qu’à l’heure actuelle, il n’y a plus trop d’insulaires qui tentent ce genre de choses. Alors peut-être qu’elles n’en ont pas envie, peut-être qu’elles ne se sentent pas capables. Mais justement, il faudrait qu’il y ait davantage de femmes qui tentent des records. Après, ce n’est peut-être pas leur projet personnel. Mais c’est dommage de ne pas se lancer. Peut-être qu’une jeune coureuse va arriver et se dire : « Pourquoi pas moi ? » Et puis elle fera un temps remarquable. Ou même une novice qui se lance dans l’aventure et qui réussit. Ce serait très bien aussi.
Cela fait trois ans que j’avais en tête d’essayer de faire le record du Mare a Mare Nord. C’est une traversée que j’aime beaucoup, mais dont peu de personnes parlaient avant les records de Gilles Tarnier et d’Alexandre de Susini. J’ai fait les reconnaissances, je connaissais déjà certains passages, et c’est vraiment une très belle traversée.
Quand on est traileuse, qu’est-ce qui rend ce terrain de jeu intéressant ?
C’est une découverte. Même pour les personnes qui m’accompagnent, c’est une découverte. C’est donc l’occasion de découvrir d’autres chemins que ceux que l’on a l’habitude de parcourir.
Vous êtes quand même une figure du trail insulaire, première Corse à terminer l’UTMB. Est-ce que tenter ce record peut permettre de mettre en valeur ce sentier ?
Je l’espère. J’espère surtout que d’autres femmes se lanceront là-dedans. Je suis un peu féministe dans l’âme et j’aimerais vraiment que d’autres filles se disent : « Pourquoi pas nous aussi ? »
Comment avez-vous préparé ce record ?
Je me suis entourée de passionnés, de ma famille, de mes amis et de mes collègues de travail. Avec Alexandre de Susini aussi, détenteur du record en 22 heures. Mais j’ai envie de sortir de la pression du chrono, du classement et de tout ce que j’ai pu vivre indirectement par le passé. Cette année, j’ai envie de faire un ultra sans pression. J’ai envie d’être accompagnée uniquement de belles personnes, de passionnés. Je trouve que le monde du trail a changé. On regarde davantage les chronos, qui a battu qui, qui a terminé devant qui. Je n’ai jamais connu ça à mes débuts. Une copine pouvait finir devant nous et on était simplement contentes pour elle. On venait prendre le départ le dimanche avec un autre état d’esprit. J’ai l’impression que cet esprit a changé et je ne retrouve plus certaines choses que j’aimais au début.
Donc ce Mare a Mare Nord, c’est avant tout votre histoire d’amour avec la montagne ?
C’est la passion de notre île, la passion de nos montagnes qui compte. Il faut garder l’esprit sain de notre montagne et de notre passion.
Le Mare à Mare Nord, c’est quand même 140 kilomètres et 9 000 mètres de dénivelé. Même si vous y allez sans pression, cela reste un énorme morceau...
Les longues distances me plaisent parce que je suis un vrai diesel. Il me faut parfois quatre heures pour me réveiller, mais ensuite je vais crescendo. Elles me permettent de faire une sorte de reset mental. Elles me rappellent que j’ai la chance de courir, que je ne suis ni malade ni handicapée. Ce sont des objectifs très personnels qui me permettent ensuite de voir la vie quotidienne plus positivement. Bien sûr, je ne vais pas y aller en me baladant, mais je n’ai aucune prétention. Les 22 heures, même pas pour rire. Je sais rester à ma place.
À quoi faut-il s’attendre tout de même ?
Il est très long. Et il n’y a pas beaucoup de sections très techniques avec de gros cailloux. C’est souvent roulant et relativement propre. C’est justement là qu’il faut faire attention. Il faut vraiment gérer son allure dès le début, parce qu’on est tenté d’envoyer. Sauf qu’on part pour 140 kilomètres, pas pour 50. C’est un parcours très vicieux. Il paraît propre et facile. À part quelques secteurs du côté de Corte et du Niolu, où l’on trouve davantage de pierres, cela reste relativement roulant. On n’est pas sur l’UTC, où il devient parfois difficile de mettre un pied devant l’autre. Là, il faudra vraiment gérer l’intensité, la foulée et l’effort pour ne pas se brûler et réussir à aller jusqu’au bout.
Quand on parle de records en montagne corse, que ce soit sur le GR20 ou sur les Mare à Mare, ce sont souvent les hommes qui sont mis en avant parce qu’ils ont les meilleurs temps. Est-ce que vous regrettez que les femmes soient moins médiatisées ?
Le problème, c’est qu’à l’heure actuelle, il n’y a plus trop d’insulaires qui tentent ce genre de choses. Alors peut-être qu’elles n’en ont pas envie, peut-être qu’elles ne se sentent pas capables. Mais justement, il faudrait qu’il y ait davantage de femmes qui tentent des records. Après, ce n’est peut-être pas leur projet personnel. Mais c’est dommage de ne pas se lancer. Peut-être qu’une jeune coureuse va arriver et se dire : « Pourquoi pas moi ? » Et puis elle fera un temps remarquable. Ou même une novice qui se lance dans l’aventure et qui réussit. Ce serait très bien aussi.
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