Si vous aviez un bilan à tirer quel serait-il ?
Il serait très positif et ce pour plusieurs raisons. La première, et la plus évidente, est que nous avons atteint un nouveau pic de fréquentation avec plus de 1 600 personnes sur le week-end, ce qui n’était jamais arrivé, malgré une situation difficile de Corte et du centre Corse avec les feux, la canicule et les vallées fermées. Nous avons été surpris et très satisfaits à la fois. Et puis comment de pas évoquer la soirée de dimanche avec une musicienne étonnante en la personne de Farah Fersi, avec son instrument appelé le qanum. Un instrument étonnant que nous ne connaissions pas et qui est central dans la tradition musicale arabe. Le public a ensuite été chauffé à blanc par le Trio Ange Lanzalavi avant de se déchainer littéralement avec le groupe Eppò. Jamais nous n’avions vu cela. Près de 800 personnes étaient en euphorie totale, debout et dansant sur les rythmes du groupe bastiais. La preuve que la mandoline fait encore le lien entre l’ancienne génération et l Corse d’aujourd’hui. C’est cela qui nous fait le plus plaisir. La mandoline est redevenue un lien intergénérationnel !
Cette année, le public a été une nouvelle fois gâté avec la venue d’un mandoliniste exceptionnel en la personne de Radim Zenkl. Comment l’association s’organise-t-elle au niveau de la programmation ?
Tout simplement par la réalisation de partenariats avec des structures internationales comme avec le Festival Internazionale Mandolinistico de Savone. Cela nous a permis d’accéder à un réseau d’artistes internationaux de très haut niveau et nous avons pu mutualiser le transport et les coûts artistiques.
Ce partenariat va se poursuivre pour la 9e édition qui est déjà en cours d’étude ?
Oui, nous allons garder ce qui fonctionne et effectivement ce partenariat a été particulièrement fructueux et nous allons essayer d’étendre davantage encore notre réseau puisqu’il y a un projet de mise en réseau de tout le bassin méditerranéen pour que nous puissions accéder à des artistes de plus en plus exceptionnels encore, dont la plupart sont outre-Atlantique. Grâce à ce nouveau réseau, ils pourraient se déplacer plus facilement, et à moindre coût pour nous, dans le cadre d’une tournée méditerranéenne. Bien sûr notre festival sera le point fort en Corse.
Depuis le début, l’association Mandeo propose une Masterclass deux jours avant le Festival. C’est important pour vous et pour les musiciens ?
La Masterclass est toujours très importante car c’est un moment privilégié où l’on a la chance d’avoir de très grands artistes pour donner accès aux praticiens, qu’ils soient des élèves de Mandeo ou pas. Il est important de proposer ce genre de rencontre sur des techniques et des styles différents. C’est ce qui va permettre de faire grimper le niveau de la mandoline en Corse et qui donne un lien particulier dans ce Festival à travers cette formation qui nous tient à cœur.
Claire Luzi, du duo Luzi Nascimento, a fait don de plusieurs dizaines de partitions appartenant à son grand-oncle Charles Luzi. Vous avez déjà travaillé dessus ?
Ce sont effectivement des partitions de mandoline et qui faisaient partie du répertoire qui était joué par l’Estudiantina Ajaccienne, créée en 1909. Ces partitions ont été écrites par des mandolinistes corses comme Sébastien Colombani. Et puis il y a des standards de la mandoline qui vont du baroque au contemporain, et bien sûr de la période classique au romantique.
Ce festival est gratuit. Est-ce que c’est grâce aux partenariats publics et privés que l’association peut proposer cet accès à tous ?
La gratuité est le choix que nous avons fait depuis le début car nous voulons remettre la mandoline au cœur de la société, qu’elle redevienne aussi populaire qu’elle l’était il y a un siècle. Nous sommes ainsi aidés à hauteur de deux tiers par la Collectivité de Corse et d’un tiers par la mairie de Corte. Ces partenariats et ces soutiens nous permettent donc de proposer cette manifestation complétement gratuite pour le public.
L’ouverture de l’antenne cortenaise du Conservatoire Henri Tomasi en septembre prochain va-t-elle permettre de réhabiliter davantage encore la mandoline ?
Oui, je le crois car nous avons été les initiateurs de cette discussion avec le Conservatoire dès 2022 où nous avions réuni les responsables du Conservatoire, de la mairie de Corte et du Centre Culturel Universitaire pour sensibiliser le maire de Corte, le Dr Xavier Poli, à cette lacune qu’il y avait sur le territoire. Il a parfaitement compris qu’il y avait un intérêt pour Corte et pour le centre Corse d’avoir une structure de formation digne de ce nom autour de la musique et de la culture. Nous nous sommes réjouis de cet enthousiasme qu’il a eu pour ce projet et nous sommes très heureux de le voir se concrétiser pour le mois de septembre. L’association Mandeo a signé une convention avec le Conservatoire et nos élèves auront ainsi un accès privilégié à la formation avec une remise de 50% sur le montant de l’inscription. Les cours devraient être donnés dans les locaux de la caserne Padoue.
Il serait très positif et ce pour plusieurs raisons. La première, et la plus évidente, est que nous avons atteint un nouveau pic de fréquentation avec plus de 1 600 personnes sur le week-end, ce qui n’était jamais arrivé, malgré une situation difficile de Corte et du centre Corse avec les feux, la canicule et les vallées fermées. Nous avons été surpris et très satisfaits à la fois. Et puis comment de pas évoquer la soirée de dimanche avec une musicienne étonnante en la personne de Farah Fersi, avec son instrument appelé le qanum. Un instrument étonnant que nous ne connaissions pas et qui est central dans la tradition musicale arabe. Le public a ensuite été chauffé à blanc par le Trio Ange Lanzalavi avant de se déchainer littéralement avec le groupe Eppò. Jamais nous n’avions vu cela. Près de 800 personnes étaient en euphorie totale, debout et dansant sur les rythmes du groupe bastiais. La preuve que la mandoline fait encore le lien entre l’ancienne génération et l Corse d’aujourd’hui. C’est cela qui nous fait le plus plaisir. La mandoline est redevenue un lien intergénérationnel !
Cette année, le public a été une nouvelle fois gâté avec la venue d’un mandoliniste exceptionnel en la personne de Radim Zenkl. Comment l’association s’organise-t-elle au niveau de la programmation ?
Tout simplement par la réalisation de partenariats avec des structures internationales comme avec le Festival Internazionale Mandolinistico de Savone. Cela nous a permis d’accéder à un réseau d’artistes internationaux de très haut niveau et nous avons pu mutualiser le transport et les coûts artistiques.
Ce partenariat va se poursuivre pour la 9e édition qui est déjà en cours d’étude ?
Oui, nous allons garder ce qui fonctionne et effectivement ce partenariat a été particulièrement fructueux et nous allons essayer d’étendre davantage encore notre réseau puisqu’il y a un projet de mise en réseau de tout le bassin méditerranéen pour que nous puissions accéder à des artistes de plus en plus exceptionnels encore, dont la plupart sont outre-Atlantique. Grâce à ce nouveau réseau, ils pourraient se déplacer plus facilement, et à moindre coût pour nous, dans le cadre d’une tournée méditerranéenne. Bien sûr notre festival sera le point fort en Corse.
Depuis le début, l’association Mandeo propose une Masterclass deux jours avant le Festival. C’est important pour vous et pour les musiciens ?
La Masterclass est toujours très importante car c’est un moment privilégié où l’on a la chance d’avoir de très grands artistes pour donner accès aux praticiens, qu’ils soient des élèves de Mandeo ou pas. Il est important de proposer ce genre de rencontre sur des techniques et des styles différents. C’est ce qui va permettre de faire grimper le niveau de la mandoline en Corse et qui donne un lien particulier dans ce Festival à travers cette formation qui nous tient à cœur.
Claire Luzi, du duo Luzi Nascimento, a fait don de plusieurs dizaines de partitions appartenant à son grand-oncle Charles Luzi. Vous avez déjà travaillé dessus ?
Ce sont effectivement des partitions de mandoline et qui faisaient partie du répertoire qui était joué par l’Estudiantina Ajaccienne, créée en 1909. Ces partitions ont été écrites par des mandolinistes corses comme Sébastien Colombani. Et puis il y a des standards de la mandoline qui vont du baroque au contemporain, et bien sûr de la période classique au romantique.
Ce festival est gratuit. Est-ce que c’est grâce aux partenariats publics et privés que l’association peut proposer cet accès à tous ?
La gratuité est le choix que nous avons fait depuis le début car nous voulons remettre la mandoline au cœur de la société, qu’elle redevienne aussi populaire qu’elle l’était il y a un siècle. Nous sommes ainsi aidés à hauteur de deux tiers par la Collectivité de Corse et d’un tiers par la mairie de Corte. Ces partenariats et ces soutiens nous permettent donc de proposer cette manifestation complétement gratuite pour le public.
L’ouverture de l’antenne cortenaise du Conservatoire Henri Tomasi en septembre prochain va-t-elle permettre de réhabiliter davantage encore la mandoline ?
Oui, je le crois car nous avons été les initiateurs de cette discussion avec le Conservatoire dès 2022 où nous avions réuni les responsables du Conservatoire, de la mairie de Corte et du Centre Culturel Universitaire pour sensibiliser le maire de Corte, le Dr Xavier Poli, à cette lacune qu’il y avait sur le territoire. Il a parfaitement compris qu’il y avait un intérêt pour Corte et pour le centre Corse d’avoir une structure de formation digne de ce nom autour de la musique et de la culture. Nous nous sommes réjouis de cet enthousiasme qu’il a eu pour ce projet et nous sommes très heureux de le voir se concrétiser pour le mois de septembre. L’association Mandeo a signé une convention avec le Conservatoire et nos élèves auront ainsi un accès privilégié à la formation avec une remise de 50% sur le montant de l’inscription. Les cours devraient être donnés dans les locaux de la caserne Padoue.
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