Du 4 au 7 juin, 23 jeunes docteurs et doctorants venus des universités de Corse, de Toulon et Côte d’Azur participeront à la 3e édition de Starthèse, organisée cette année sur la commune de Taglio-Isolaccio. Un programme porté par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et qui répond à un constat : après une thèse, il est parfois difficile pour de jeunes docteurs de trouver des postes au sein de l’enseignement, le nombre de candidats étant supérieur au nombre de postes disponibles. « L’idée est de leur ouvrir d’autres perspectives professionnelles, notamment dans l’entrepreneuriat en lien avec les recherches qu’ils ont effectuées », indique Francesca Fanti, business developer au sein du pôle universitaire d’innovation de l’Université de Corse.
Face à cette situation, Starthèse propose aux participants, « pour qui l'entrepreneuriat est un domaine un peu éloigné », de passer de la recherche à la construction d’un projet entrepreneurial à partir de leur sujet de thèse. « Le point de départ, c’est de se demander à quoi pourrait ressembler une entreprise si on partait du sujet de thèse », précise la directrice de Pépite Corse, Alexandra Pagni. Pendant trois jours, les participants prendront part à un bootcamp intensif consacré à l’entrepreneuriat. Au programme : plusieurs ateliers, dont un sur la propriété intellectuelle. « Les chercheurs ont besoin de valoriser leurs travaux, mais ils ne peuvent pas évoquer tous les aspects de leur recherche parce que s’ils décident de déposer un brevet et de déclarer une invention, il n’y aura plus cet aspect de nouveauté. »
Le but du bootcamp est aussi de leur faire travailler « leur discours et leur prestation orale avec de la communication non verbale et para-verbale ». Le travail mené pendant les trois jours débouchera ensuite sur une finale régionale, organisée le 7 juin au Parc Galea. Six doctorants, sélectionnés à l’issue du bootcamp, présenteront leur projet sous forme de pitch devant un jury. À l’issue des présentations, quatre distinctions seront décernées : le Prix Audace, le Prix Impact, le Prix Créativité et le Prix du Public. « L’un des lauréats représentera ensuite la régional lors de la finale nationale organisée cet automne. »
Au-delà de la compétition, l’objectif de Starthèse reste d’ouvrir le champ des possibles pour les jeunes doctorants. « Le but, c’est de leur montrer qu’il existe d’autres voies que l’enseignement et la recherche, et que l'entrepreneuriat peut être une solution sans perdre leurs compétences et la science qu’ils ont obtenu avec leur thèse », précisent Francesca Fanti et Alexandra Pagni. « Lors des deux éditions précédentes, si certains n’ont pas créé d’entreprise, ça leur a quand même ouvert des perspectives, et ils se sont dit que ça pourrait être une voie envisageable. En tout cas, les participants ont développé de nouvelles choses en parallèle de ce qu’ils avaient déjà fait, notamment en Corse. »
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