Sous les platanes, avec le marché couvert en toile de fond, des portants de vêtements, des tables de brocante, des chaussures, parfois neuves issues de dons locaux, ornent le stand tenu par les bénévoles. Mais derrière ces objets, une réalité plus dure. « Aujourd’hui, c’est une vente de la Croix-Rouge pour aider un peu plus ceux qui en ont besoin. Il est déjà arrivé qu’on nous demande d’acheter un réfrigérateur pour une dame seule avec sa petite-fille. Elle n’avait pas les moyens. Ces ventes nous permettent de pallier ce genre d’urgence », explique Martine Provizi-Pelissier, bénévole de l’antenne de la Croix Rouge de Lisula.
Ici, rien n’est acheté pour être revendu. Tout provient de dons. « Tout ce que nous avons, ce sont des dons. Ça nous permet d’avancer, de pouvoir aider sans problème ceux qui en font la demande». Vestimentaire pour hommes, femmes et enfants, chaussures, petits objets du quotidien. L’offre est modeste mais utile, et surtout accessible.
Au-delà de cette journée, l’action de la Croix-Rouge à Lisula s’inscrit dans la durée. Chaque semaine, une quinzaine de foyers bénéficie d’une aide régulière, notamment alimentaire. « Le lundi matin, on fait la ramasse auprès des enseignes comme Leclerc ou Auchan. L’après-midi, on prépare les colis pour les bénéficiaires », précise la bénévole. Mais le chiffre cache une réalité plus complexe. « On pourrait aider davantage de personnes, mais on a du mal à recruter. Il y a une forme de honte qui empêche certains de venir».
Un constat lucide, presque brutal. L’aide existe, les moyens suivent tant bien que mal, mais la barrière psychologique reste un frein majeur. « Qu’elles viennent, qu’elles n’hésitent pas. On est là pour ça, même ponctuellement, il n’y a aucun souci».
L’engagement repose sur une douzaine de bénévoles, chacun avec un rôle précis. Vestiaire, collecte alimentaire, actions dans les écoles. Une organisation simple, mais essentielle pour maintenir une présence locale active. « Nous ne sommes pas nombreux, donc chacun prend des responsabilités».
Du côté des bénévoles, l’engagement ne relève ni du hasard ni de l’opportunité, mais d’un choix profondément personnel. Philippe l’assume sans détour. « Je suis devenu bénévole par le cœur. J’avais un peu de temps libre et j’ai voulu le mettre au service des autres. Je me considère comme quelqu’un de gâté par la vie, alors le peu de temps que je peux donner, c’est un cadeau que je fais. Et puis, le cadeau qu’on fait aux autres, c’est aussi un retour personnel. Quand on donne, on reçoit en même temps».
Un engagement que partage Nathalie, elle aussi investie depuis longtemps dans différentes actions solidaires. « J’ai souvent été bénévole dans plein de choses, donc la Croix-Rouge s’est imposée naturellement, d’autant plus qu’on a la chance d’avoir cette antenne ici à L’Île-Rousse. Donner aux autres, c’est une priorité pour moi. J’ai de la chance par rapport à d’autres, alors le peu que je peux faire, je le fais».
Derrière ces mots, il n’y a pas de posture. Juste une réalité, la solidarité locale tient sur un équilibre fragile, des dons, du temps, et des besoins qui, eux, ne disparaissent pas.
La Croix Rouge Française est une association humanitaire fondée sur des principes simples mais exigeants. Humanité, impartialité, neutralité et volontariat. Présente sur tout le territoire, elle agit à la fois dans l’urgence et dans l’accompagnement social au quotidien.
L’aide alimentaire et matérielle, l’accompagnement social, l’engagement citoyen sont les trois piliers de la Croix Rouge.
Ici, rien n’est acheté pour être revendu. Tout provient de dons. « Tout ce que nous avons, ce sont des dons. Ça nous permet d’avancer, de pouvoir aider sans problème ceux qui en font la demande». Vestimentaire pour hommes, femmes et enfants, chaussures, petits objets du quotidien. L’offre est modeste mais utile, et surtout accessible.
Au-delà de cette journée, l’action de la Croix-Rouge à Lisula s’inscrit dans la durée. Chaque semaine, une quinzaine de foyers bénéficie d’une aide régulière, notamment alimentaire. « Le lundi matin, on fait la ramasse auprès des enseignes comme Leclerc ou Auchan. L’après-midi, on prépare les colis pour les bénéficiaires », précise la bénévole. Mais le chiffre cache une réalité plus complexe. « On pourrait aider davantage de personnes, mais on a du mal à recruter. Il y a une forme de honte qui empêche certains de venir».
Un constat lucide, presque brutal. L’aide existe, les moyens suivent tant bien que mal, mais la barrière psychologique reste un frein majeur. « Qu’elles viennent, qu’elles n’hésitent pas. On est là pour ça, même ponctuellement, il n’y a aucun souci».
L’engagement repose sur une douzaine de bénévoles, chacun avec un rôle précis. Vestiaire, collecte alimentaire, actions dans les écoles. Une organisation simple, mais essentielle pour maintenir une présence locale active. « Nous ne sommes pas nombreux, donc chacun prend des responsabilités».
Du côté des bénévoles, l’engagement ne relève ni du hasard ni de l’opportunité, mais d’un choix profondément personnel. Philippe l’assume sans détour. « Je suis devenu bénévole par le cœur. J’avais un peu de temps libre et j’ai voulu le mettre au service des autres. Je me considère comme quelqu’un de gâté par la vie, alors le peu de temps que je peux donner, c’est un cadeau que je fais. Et puis, le cadeau qu’on fait aux autres, c’est aussi un retour personnel. Quand on donne, on reçoit en même temps».
Un engagement que partage Nathalie, elle aussi investie depuis longtemps dans différentes actions solidaires. « J’ai souvent été bénévole dans plein de choses, donc la Croix-Rouge s’est imposée naturellement, d’autant plus qu’on a la chance d’avoir cette antenne ici à L’Île-Rousse. Donner aux autres, c’est une priorité pour moi. J’ai de la chance par rapport à d’autres, alors le peu que je peux faire, je le fais».
Derrière ces mots, il n’y a pas de posture. Juste une réalité, la solidarité locale tient sur un équilibre fragile, des dons, du temps, et des besoins qui, eux, ne disparaissent pas.
La Croix Rouge Française est une association humanitaire fondée sur des principes simples mais exigeants. Humanité, impartialité, neutralité et volontariat. Présente sur tout le territoire, elle agit à la fois dans l’urgence et dans l’accompagnement social au quotidien.
L’aide alimentaire et matérielle, l’accompagnement social, l’engagement citoyen sont les trois piliers de la Croix Rouge.
Pour celles et ceux qui souhaitent s’engager
Pour celles et ceux qui souhaitent s’engager, devenir bénévole à la Croix-Rouge est une démarche simple et ouverte. Il suffit de prendre contact avec l’antenne locale au 06 86 58 94 16 ou de venir directement à la rencontre de l’équipe. Aucun profil type n’est attendu. Chacun peut apporter du temps, des compétences ou simplement de la bonne volonté. Dans une structure où les effectifs restent limités, chaque aide compte concrètement, que ce soit pour le vestiaire, la distribution alimentaire ou les actions ponctuelles.
Les bénévoles tiennent également à faire passer un message clair aux personnes en difficulté. Il ne faut pas hésiter à pousser la porte du local. Derrière les freins liés à la honte ou à la discrétion, il y a pourtant une réalité, les aides existent, « accessibles, et sans jugement. Que le besoin soit ponctuel ou plus durable, chacun peut être accueilli, écouté et accompagné » précise Martine Profizi-Pelissier.
Enfin, le fonctionnement de l’antenne repose en grande partie sur les dons. Vêtements, chaussures, objets du quotidien, mais aussi denrées alimentaires. Tout est utile et directement redistribué. Sans ces contributions, l’action locale ne pourrait tout simplement pas exister.
Donner, ici, n’est pas symbolique, c’est permettre une aide concrète, immédiate, et souvent essentielle.
Les bénévoles tiennent également à faire passer un message clair aux personnes en difficulté. Il ne faut pas hésiter à pousser la porte du local. Derrière les freins liés à la honte ou à la discrétion, il y a pourtant une réalité, les aides existent, « accessibles, et sans jugement. Que le besoin soit ponctuel ou plus durable, chacun peut être accueilli, écouté et accompagné » précise Martine Profizi-Pelissier.
Enfin, le fonctionnement de l’antenne repose en grande partie sur les dons. Vêtements, chaussures, objets du quotidien, mais aussi denrées alimentaires. Tout est utile et directement redistribué. Sans ces contributions, l’action locale ne pourrait tout simplement pas exister.
Donner, ici, n’est pas symbolique, c’est permettre une aide concrète, immédiate, et souvent essentielle.
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