« L’égalité entre les filles et les garçons n’est pas une option pédagogique. Elle est une promesse républicaine, une exigence démocratique, un investissement dans l’avenir de notre jeunesse ». C’est autour de ce principe que le préfet de Corse, Éric Jalon, le recteur de l’Académie, Rémi-François Paolini, le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, et la conseillère exécutive en charge de l’éducation, Lauda Guidicelli, ont signé une convention régionale pour l’égalité filles-garçons dans le système éducatif pour la période 2025-2030, ce vendredi matin au lycée Fesch à Ajaccio.
Cette démarche qui associe l’État, la Collectivité de Corse, l’Université, ainsi que les acteurs culturels, éducatifs et associatifs vise à construire et diffuser une culture de l’égalité, à prévenir les violences, à élargir les horizons d’orientation et à former celles et ceux qui accompagnent la jeunesse au quotidien, afin de faire de chaque lieu d’étude et de formation « un espace de respect, de confiance et de projection libre vers l’avenir », explique le rectorat. Pour ce faire, la convention prévoit d’articuler des actions de prévention, de formation, et d’orientation, avec une lutte active contre les violences sexistes et sexuelles. Un objectif d’autant plus nécessaire que, malgré des progrès réels, les parcours scolaires et professionnels demeurent fortement marqués par des stéréotypes de genre.
Les données académiques montrent en effet notamment que les spécialités scientifiques et industrielles restent très majoritairement masculines, tandis que les filières littéraires, artistiques et sanitaires demeurent fortement féminisées. « Plus d’un jeune sur deux déclare ne pas savoir vers qui se tourner en cas de violences sexistes ou sexuelles », pointe également le rectorat en ajoutant encore qu’une enquête menée par la Collectivité de Corse auprès des 11-30 ans révèle aussi que près d’un tiers d’entre eux se sont déjà sentis discriminés. Autant de constats auxquels la convention entend répondre en déployant une politique d’égalité pensée au plus près des établissements, des familles et des partenaires locaux.
Concrètement, le texte prévoit une série d’actions de terrain structurées autour de cinq axes. Il s’agira d’abord de piloter la politique d’égalité au plus près des réalités locales, notamment grâce à la mise en place d’un réseau de référents égalité dans les établissements et la formation de l’ensemble des personnels à l’égalité, à la mixité et à la prévention des violences. La convention prévoit par ailleurs de transmettre une culture de l’égalité aux jeunes à travers des projets éducatifs, artistiques, sportifs et citoyens, de déconstruire les stéréotypes via l’éducation aux médias et de renforcer la participation des élèves à la vie démocratique des établissements. La lutte contre les violences sexistes et sexuelles fera de son côté l’objet d’actions spécifiques de repérage, de prévention et de prise en charge des victimes, avec une attention particulière portée au cyberharcèlement et aux violences en ligne, dans une logique de tolérance zéro. Enfin, la promotion de la mixité des filières et des métiers passera par des actions d’orientation sans stéréotypes dès le plus jeune âge, la valorisation des parcours féminins dans les sciences et le numérique, ainsi que l’ouverture des filières sociales, éducatives et culturelles aux garçons.
Un comité de pilotage annuel viendra fixer les priorités et valider les bilans. En parallèle, un comité de suivi régional sera chargé de coordonner les acteurs, de valoriser les actions menées, d’analyser les indicateurs et de proposer de nouvelles orientations.
Cette démarche qui associe l’État, la Collectivité de Corse, l’Université, ainsi que les acteurs culturels, éducatifs et associatifs vise à construire et diffuser une culture de l’égalité, à prévenir les violences, à élargir les horizons d’orientation et à former celles et ceux qui accompagnent la jeunesse au quotidien, afin de faire de chaque lieu d’étude et de formation « un espace de respect, de confiance et de projection libre vers l’avenir », explique le rectorat. Pour ce faire, la convention prévoit d’articuler des actions de prévention, de formation, et d’orientation, avec une lutte active contre les violences sexistes et sexuelles. Un objectif d’autant plus nécessaire que, malgré des progrès réels, les parcours scolaires et professionnels demeurent fortement marqués par des stéréotypes de genre.
Les données académiques montrent en effet notamment que les spécialités scientifiques et industrielles restent très majoritairement masculines, tandis que les filières littéraires, artistiques et sanitaires demeurent fortement féminisées. « Plus d’un jeune sur deux déclare ne pas savoir vers qui se tourner en cas de violences sexistes ou sexuelles », pointe également le rectorat en ajoutant encore qu’une enquête menée par la Collectivité de Corse auprès des 11-30 ans révèle aussi que près d’un tiers d’entre eux se sont déjà sentis discriminés. Autant de constats auxquels la convention entend répondre en déployant une politique d’égalité pensée au plus près des établissements, des familles et des partenaires locaux.
Concrètement, le texte prévoit une série d’actions de terrain structurées autour de cinq axes. Il s’agira d’abord de piloter la politique d’égalité au plus près des réalités locales, notamment grâce à la mise en place d’un réseau de référents égalité dans les établissements et la formation de l’ensemble des personnels à l’égalité, à la mixité et à la prévention des violences. La convention prévoit par ailleurs de transmettre une culture de l’égalité aux jeunes à travers des projets éducatifs, artistiques, sportifs et citoyens, de déconstruire les stéréotypes via l’éducation aux médias et de renforcer la participation des élèves à la vie démocratique des établissements. La lutte contre les violences sexistes et sexuelles fera de son côté l’objet d’actions spécifiques de repérage, de prévention et de prise en charge des victimes, avec une attention particulière portée au cyberharcèlement et aux violences en ligne, dans une logique de tolérance zéro. Enfin, la promotion de la mixité des filières et des métiers passera par des actions d’orientation sans stéréotypes dès le plus jeune âge, la valorisation des parcours féminins dans les sciences et le numérique, ainsi que l’ouverture des filières sociales, éducatives et culturelles aux garçons.
Un comité de pilotage annuel viendra fixer les priorités et valider les bilans. En parallèle, un comité de suivi régional sera chargé de coordonner les acteurs, de valoriser les actions menées, d’analyser les indicateurs et de proposer de nouvelles orientations.
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