Le cardinal Bustillo a procédé au lavement des pieds ((Photo Studio Grazi Ritratti)
La tradition est toujours respectée à Corte en ce Jeudi saint. Une tradition qui débute par le repas de midi constitué de pois chiche et de pâtes, avant la dégustation des beignets de courge. Puis, c’est en l’église de l’Annonciation, dont les tableaux et les statues avaient été recouverts d’un voile violet en signe de deuil, que les fidèles se sont retrouvés sur le coup de 18 heures pour assister à la messe célébrant la Cène du Seigneur, présidée par son Eminence, le Cardinal Bustillo.
La veille de vivre sa Passion, le Christ a retrouvé ses apôtres autour d’une grande tablée, mais avant cela, il a procédé au rituel du lavement des pieds. Un rite qu’a perpétué son Eminence le Cardinal Bustillo en lavant les pieds de douze membres de la confrérie. Ce rite, a la symbolique extraordinaire, est racontée dans l’Evangile de Saint-Jean où le Christ lui-même procède à ce rituel envers les apôtres montrant ainsi qu’il n’est pas venu sur terre pour être servi, mais bien pour servir. Ainsi, à la veille d’être crucifié et de mourir pour racheter les hommes, le Christ a réalisé ce geste fort en prenant la condition d’un serviteur. Dans l’Evangile selon Matthieu, on pourra d’ailleurs lire : « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé ».
Jadis, le Jeudi saint était également marqué par la messe des Ténèbres où, à l’extinction du 15e cierge, les fidèles agitaient les crécelles dans un vacarme assourdissant et aux cris de « Fora Satanassu », pour chasser le diable ! Une cérémonie qui n’existe plus aujourd’hui à Corte depuis des lustres…
En revanche, la procession du Jeudi saint se perpétue depuis la nuit des temps. Les pénitents, « I Battuti », se sont retrouvés en la chapelle Sainte-Croix pour un temps de prière avant d’emprunter la rue du Colonel Feracci. La procession, précédée des trois croix surmontées des « pesci », réalisés en palmes tressées, a rejoint la place de l’église, avant de se rendre à Grossetti pour la traditionnelle « lumaca », ou « granitula ». « Dans l’intérieur des terres on utilise le terme lumaca, qui veut dire escargot. En revanche, le terme de « granitula », qui veut dire bigorneau, est utilisé en bord de mer », explique Joseph Orsolini. Ainsi, les pénitents de la Cunfraterna di San Teofalu, vêtus d’une aube blanche coiffée d’une « mantelletta » noire, s’enroulent comme un escargot avant de se dérouler. Un acte chargé de symbole et marquant le renouvellement, la recherche de soi-même en faisant pénitence.
La procession se poursuit jusqu’au centre-ville aux chants du « Perdonno mio Diu » et du « Pienghji pienghji o pecatore ». Deux autres « lumache » seront réalisées. L’une sur la place de l’église et enfin la dernière sur la place Paoli avant de retrouver a chapelle Sainte-Croix.
Notons qu’au cours de la célébration de la Cène et du lavement des pieds, 17 adultes ont fait leur première communion.
Ce Vendredi saint aura lieu la mise en croix du Christ durant la cérémonie du Chemin de croix, sur l’esplanade San Teofalu à 15 heures. Suivra la procession du porte croix à 21 heures.
La veille de vivre sa Passion, le Christ a retrouvé ses apôtres autour d’une grande tablée, mais avant cela, il a procédé au rituel du lavement des pieds. Un rite qu’a perpétué son Eminence le Cardinal Bustillo en lavant les pieds de douze membres de la confrérie. Ce rite, a la symbolique extraordinaire, est racontée dans l’Evangile de Saint-Jean où le Christ lui-même procède à ce rituel envers les apôtres montrant ainsi qu’il n’est pas venu sur terre pour être servi, mais bien pour servir. Ainsi, à la veille d’être crucifié et de mourir pour racheter les hommes, le Christ a réalisé ce geste fort en prenant la condition d’un serviteur. Dans l’Evangile selon Matthieu, on pourra d’ailleurs lire : « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé ».
Jadis, le Jeudi saint était également marqué par la messe des Ténèbres où, à l’extinction du 15e cierge, les fidèles agitaient les crécelles dans un vacarme assourdissant et aux cris de « Fora Satanassu », pour chasser le diable ! Une cérémonie qui n’existe plus aujourd’hui à Corte depuis des lustres…
En revanche, la procession du Jeudi saint se perpétue depuis la nuit des temps. Les pénitents, « I Battuti », se sont retrouvés en la chapelle Sainte-Croix pour un temps de prière avant d’emprunter la rue du Colonel Feracci. La procession, précédée des trois croix surmontées des « pesci », réalisés en palmes tressées, a rejoint la place de l’église, avant de se rendre à Grossetti pour la traditionnelle « lumaca », ou « granitula ». « Dans l’intérieur des terres on utilise le terme lumaca, qui veut dire escargot. En revanche, le terme de « granitula », qui veut dire bigorneau, est utilisé en bord de mer », explique Joseph Orsolini. Ainsi, les pénitents de la Cunfraterna di San Teofalu, vêtus d’une aube blanche coiffée d’une « mantelletta » noire, s’enroulent comme un escargot avant de se dérouler. Un acte chargé de symbole et marquant le renouvellement, la recherche de soi-même en faisant pénitence.
La procession se poursuit jusqu’au centre-ville aux chants du « Perdonno mio Diu » et du « Pienghji pienghji o pecatore ». Deux autres « lumache » seront réalisées. L’une sur la place de l’église et enfin la dernière sur la place Paoli avant de retrouver a chapelle Sainte-Croix.
Notons qu’au cours de la célébration de la Cène et du lavement des pieds, 17 adultes ont fait leur première communion.
Ce Vendredi saint aura lieu la mise en croix du Christ durant la cérémonie du Chemin de croix, sur l’esplanade San Teofalu à 15 heures. Suivra la procession du porte croix à 21 heures.
(Photo Studio Grazi Ritratti)
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