Peu après, un véhicule blanc volé, avec deux hommes à bord, quittait les lieux et était vu sur des images de vidéosurveillance, vers 04H20, à la concession Mercedes d'Ajaccio, où huit véhicules étaient détruits dans un incendie criminel.
Kevin Ornec, 39 ans, et Mourad Amar, 30 ans, sont accusés de "destructions en bande organisée", "transport de produits incendiaires", "recel de bien provenant d'un vol" et "dégradation du bien d'autrui". Ils nient les accusations.
"Le président du conseil exécutif (Gilles Simeoni) est le point commun de ces incendies", a déclaré au tribunal le procureur Nicolas Mingant, estimant que cela est "une pression sur les élus et donc sur la démocratie".
"Vous entrerez en voie de condamnation pour l'ensemble des délits criminels", pour ces faits commis "en coaction dans le même périple criminel", a-t-il ajouté.
Contre Mourad Amar, dont le casier judiciaire est vierge, le procureur a requis "sept ans d'emprisonnement délictuel assorti d'un mandat de dépôt" et "six mois d'emprisonnement délictuel pour le refus de se soumettre aux prélèvements biologiques" pour collecter l'ADN.
Contre Kevin Ornec, qui est jugé en récidive pour destruction par moyen dangereux et "ancré dans une délinquance de manière ancienne et constante" avec "dix condamnations" à son casier judiciaire, "une peine de 12 ans de prison avec maintien en détention" a été requise.
Une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans et une privation des droits civiques pendant cinq ans ont été également requises contre les deux prévenus.
Reconnaissant que "la seule inconnue de ce dossier" était l'ignorance des "motivations" des deux prévenus, le magistrat a évoqué "l'existence d'un contrat" en reconnaissant qu'elle "n'était pas prouvée".
Condamnés à 5 ans et 10 ans de prison
Kevin Ornec, 39 ans, et Mourad Amar, 30 ans, qui niaient les accusations, ont été reconnus "coupables de l'ensemble des infractions", a déclaré après trois heures de délibéré la présidente du tribunal. Ils étaient accusés de "destructions en bande organisée", "transport de produits incendiaires", "recel de bien provenant d'un vol" et "dégradation du bien d'autrui".
Mourad Amar, dont le casier judiciaire était vierge et qui n'était pas présent au prononcé du délibéré après avoir assisté à son procès, a été condamné à cinq ans de prison avec mandat d'arrêt et "deux mois" d'emprisonnement pour le refus de se soumettre aux prélèvements biologiques pour collecter l'ADN.
Contre Kevin Ornec, qui était jugé en récidive pour destruction par moyen dangereux et a été présenté par le procureur comme "ancré dans une délinquance de manière ancienne et constante" avec "dix condamnations" à son casier judiciaire, une peine de "dix ans de prison avec maintien en détention" a été prononcée.
-
Corse : le blocage des ports se poursuit. Une table ronde prévue ce jeudi
-
Bastia disparait sous un épais nuage de brume
-
Collectivité de Corse : Gilles Simeoni quittera la présidence du Conseil exécutif le 22 avril
-
Bastia Connexion Tourisme : un premier rendez-vous pour fédérer les professionnels du secteur
-
Blocage des ports corses : Via Campagnola apporte son soutien aux pêcheurs










Envoyer à un ami
Version imprimable





