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Ghjurnate Internaziunale di Corti : l’autonomie de la Corse en débat


Mario Grazi le Dimanche 9 Août 2026 à 19:52

Le projet d’autonomie de la Corse a été débattu ce dimanche après-midi lors des Ghjurnate Internaziunale di Corti en présence de nombreux invités qui avaient pris place à la tribune. Ainsi, Jean-Christophe Angelini, maire de Porto-Vecchio, Jean-Baptiste Luccioni, maire de Pietrosella et secrétaire fédéral du PS de la Corse-du-Sud, François Puponi, député honoraire, Jean-Sébastien de Casalta, représentant une partie de la gauche bastiaise, ou encore Alain Nebbia, maire de Lopigna. Tous ont contribué à enrichir le débat.



Dans l’état d’esprit des Ghurnate di Corti, Nazione avait donc invité divers élus insulaires à débattre autour du projet d’autonomie de la Corse, dans le droit fil des consensus qui avaient été bâtis durant la décennie 2010. Lors de ce débat, un certain nombre d’analyses, au-delà du mouvement national, ont convergé comme la déclaré Jean-Baptiste Luccioni considérant que le concept de communauté était « inopérant et qu’il aurait mieux valu parler de peuple ». Ce dernier appelait d’ailleurs les élus insulaires à se mettre autour d’une table pour discuter et échanger pour savoir qu’elle Corse « nous voulons construire pour demain et surtout expliquer clairement ce que veut dire l’inscription de la Corse dans la Constitution. Nous devons être attentifs à ce que nous voulons ».


Jean-Sébastien de Casalta a même rejoint Nazione sur l’analyse consistant à dire que ce processus n’est « ni un statut d’autonomie, ni ne permet le statut de résident ou encore la cooficialité de la langue, d’autant que le texte voté par l’Assemblé Nationale sera encore édulcoré par le Sénat ». S’il reconnaît que l’inscription de la Corse dans la Constitution pourrait « ouvrir une fenêtre », en revanche il a soutenu avoir le sentiment « que ce projet ressemble à une porcelaine très fragile qui risque d’être à nouveau rudoyé par les sénateurs. Il est de toute façon clair que l’on ne peut pas parler d’autonomie sans pouvoir législatif ».


Pour sa part, François Puponi considère qu’il y a au sein même de l’appareil d’Etat français, une « hostilité envers la Corse et les Corses ». Les interventions d’Alain Nebbia et de Jean-Christophe Angelini ont montré qu’il y a une nécessité aujourd’hui de construire une plate-forme revendicative commune sur ces grands sujets que sont le pouvoir législatif, la langue corse ou encore le statut de résident.


En sa qualité de militant et de responsable du PNC, Jean-Christophe Angelini est venu défendre « l’idée d’une solution politique négociée ». Il a assumé avec honnêteté et franchise cette position consistant à dire « que le combat qui devrait nous permettre d’inscrire la Corse dans la Constitution en suscitant un large rassemblement ici et à Paris, était un combat qui valait la peine d’être poursuivi. Nous ne négligeons ni les difficultés ni les risques d’échecs, mais continuons de penser que cela mérité d’être poursuivi, sans rompre les espaces de dialogues au sein du mouvement national ».