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GFCA : 0 PSG : 4 Trop tendres les Ajacciens


Rédigé par Jean-François Vinciguerra le Samedi 7 Mai 2016 à 23:53 | Modifié le Dimanche 8 Mai 2016 - 00:23


Vous avez le pétrole, on a le Gaz ! » Et les idées parmi lesquelles celle de l’emporter. Mais Paris c’est autre chose, c’est un budget, un rouleau compresseur qui n’est pas venu visiter Mezzavia en maillot de bain mais avec une solide équipe type pour tout simplement poursuivre son record de victoires dans une saison. C’était bien la réalité de cette rencontre d’hier soir dans un stade plein comme un œuf et tout acquis à la cause du GFCA. Mais le ballon est rond et tout peut arriver sur une telle rencontre avec l’enjeu que l’on sait pour nos représentants. Mais bon, c’est Paris …
Et Paris a gagné !


Paris avec son jeu si particulier, ses passes qui n’en finissent pas et sa façon d’endormir l’adversaire au fil des minutes pour placer ses accélérations qui fustigent les défenses. Un peu comme le serpent qui endort sa proie pour mieux la consommer. C’est ainsi qu’arriva le premier quart d’heure pour les Parisiens qui prenaient tout leur temps pour s’approcher de la surface Ajaccienne.
 
But de Cavani
En quelques minutes, on sentait une certaine pression monter chez les visiteurs qui jouaient beaucoup sur les ailes. Un long centre sur la gauche de Di Maria et une déviation de la tête de Cavani face à un Maury vraiment pas inspiré. Et voilà la machine PSG en marche avec, comme prévu, une simple accélération du milieu convertie en but. La méthode parisienne dans toute sa splendeur…Le GFCA se réveilla aussitôt pour reprendre des forces et tenter de revenir vers la surface parisienne. C’est ainsi qu’à l’issue d’un corner, on retiendra cette superbe tête de Rodéric Filippi venu prêter main forte à son attaque. Le ballon passa à quelques centimètres des buts de Trapp. Il fallait oser, aller de l’avant, faire fi de la réputation des « vedettes » et afficher une meilleure détermination, condition sine qua non de la réussite. Le GFCA a fit montre de ses dispositions sur cette attaque rondement menée sans pour autant récidiver par la suite… Et Paris reprit son jeu de passes au centre du terrain, lançant de temps à autres quelques ballons en profondeur pour Cavani, Kurzawa, Ibahimovic et autres Di Maria. Nous crûmes un moment au pénalty mais l’arbitre fit signe de continuer…
Les dernières minutes n’apportèrent rien de nouveau dans cette rencontre un tantinet monotone et sans trop de relief si ce n’est le jeu calme et pondéré des parisiens qui semblaient maîtriser la rencontre avec leur habituel sang froid. Comme ils l’ont fait face à Rennes la semaine dernière. Disons-le, ils se promenaient au milieu du terrain…
Que faire face à un adversaire qui maîtrise si bien son match ? Le GFCA a fait son possible, derrière comme devant mais sans rien chambouler, exception faite de cette tête de Filippi qui faillit aboutir. Difficile de leur en vouloir. L’enjeu étant d’importance et la détermination bien présente, mais est-ce réellement suffisant face à une telle équipe ? Bien sur que non, car si l’on s’en réfère au système de jeu du GFCA, on regrettera le manque de réalisme, les passes manquées et les renvois mal assurés.  
 
Cavani triple la mise
Scénario identique dès la reprise. Quelques échanges au milieu, un ballon de loin de Di Maria vers Cavani qui contrôlait de la poitrine sans être dérangé par le défenseur ajaccien et marquait. Déjà étouffés en première mi-temps, les ajacciens accusèrent visiblement le coup, dans l’impossibilité de répliquer à ce jeu sec, précis et rapide des parisiens.
Ainsi, les deux attaquants Di Maria et Cavani se mettaient de nouveau en valeur peu avant l’heure de jeu. Esseulé sur le côté gauche, le Brésilien adressa un centre au cordeau que Cavani n’eut aucun mal à reprendre de la tête pour inscrire son troisième but de la soirée avant de laisser sa place à Lucas.
Trois buts  zéro après l’heure de jeu, il ne fallait plus s’attendre à un exploit d’une équipe en mal de repère, totalement amorphe, sans aucune combattivité et sans cet esprit de gagne affiché certains soirs à l’extérieur et à domicile….
 
Ibrahimovic clôture…
 
C’était loin d’être le cas hier soir face au PSG qui joua son match en toute confiance sans trop forcer son talent il est vrai aidé par un GFCA en petite forme exception faite de Ducourtioux, Boutaib et Filippi qui ont tirèrent leur épingle du jeu. A quelques seconde de la fin, alors qu’on entrait pratiquement dans le temps additionnel, Ibrahimovic héritait d’un ballon dans l’axe et s’en allait battre Maury. A 4-0, la messe était dite et le GFCA laminé par le PSG.   
Loin de Mezzavia, on commençait à reprendre confiance, notamment du côté de Toulouse qui se défaisait de Troyes alors que dans le même temps, Reims était battu sur le fil par l’OM.
Désormais, le GFCA ne maîtrise plus son destin. Seuls les résultats de samedi prochain à Lorient pour le GFCA et Anger pour Toulouse seront déterminants. En cas de victoire des deux clubs, ce sont les Toulousains qui sauveront leur saison. Seule la victoire comptera !
 J-.F. V.
 

(Photos Marcu-Antone Costa)

Stade Ange-Casanova
GFCA : 0 PSG : 4
Buts : Cavani 13e, 49e, 58e), Ibrahimovic (90+2)
Arbitre : M. Lesage
Avertissements : Mangane (74e) au GFCA, Thiago Silva (51e) au PSG

PSG
Trapp – Marquinhos, T.Silva (c), David Luiz, Kurzawa – Stambouli, T.Motta, Nkunku puis Maxweell (78e) – Di Maria puis Augustin (78e), Ibrahimovic, Cavani puis Luca (59e)
Remplaçants : Sirigu, Aurier, Kimpembe, Rabiot.
Entraîneur : Blanc.

GFC Ajaccio
Maury – Coeff, Filippi (c), Mangane, Martinez, Sylla –  Ala. Touré puis Mayi (70e), Le Moigne puis Djokovic (56e), Ducourtioux puis Youga (85e) – Zoua, Boutaïb.
Remplaçants : Goda, Chermiti, Poggi, Tschbumbu.
Entraîneur : Laurey.




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