Œuvrer pour le bien-être et la protection des chats de Castagniccia : c’est l’objectif que s’est fixé l’association Gattagniccia. Créée au mois de septembre dernier, Gattagniccia est née d’un constat, celui « qu’aucune structure ne venait s'occuper des chats dans ces régions reculées », explique Virginia Baccarelli, la présidente. « Ça fait déjà quand même pas mal d'années qu'on s'occupe, avec mes amis, des chats de la Castagniccia, du village, mais rien n'était fait officiellement. On a souvent dû, par nos propres moyens, faire des demandes à la Fondation Brigitte Bardot pour les stériliser. Les chats étaient dans un grand désarroi, et au mois d’août, on s’est lancé et on a décidé de créer une association. »
Aujourd’hui, les missions de Gattagniccia sont multiples : « On récupère des chatons déjà un peu sevrés quand même, mais souvent malades qu’on soigne, qu'on identifie sous notre association et qu'on fait adopter », détaille Virginia Baccarelli. « On les vaccine si l'adoptant le demande, parce que ce n'est pas une obligation. Dans la loi française, aujourd'hui, seule la puce électronique est obligatoire, même si le vaccin est fortement recommandé. Après, on s'occupe de l'alimentation, d'aller sur les sites des villages pour nourrir les chats, essayer de les soigner si on peut, et les trapper pour les stériliser ou les castrer. »
Depuis sa création il y a quelques mois, l’association a déjà été présente dans plusieurs événements, notamment à l’occasion des marchés de Noël. « On essaie de se faire connaître, et surtout de venir en aide aux personnes dans les villages », souligne la présidente. « Souvent, dans les villages, quand on sait qu'il y a une personne qui s'occupe de deux ou trois chats de dehors, on lui balance tous les chats devant la porte, et elle finit par avoir 30 ou 40 chats devant chez elle. Dans notre secteur, c’est difficile d’estimer le nombre de chats dont on s’occupe, mais je pense qu'on est sur plus d'une centaine… »
Un marché d’artisans au début du mois d’avril
Pour continuer à s’occuper des chats, Gattagniccia a besoin de récolter des fonds. « On essaie d'organiser des journées dans les supermarchés où on a un caddie pour récolter de la nourriture mais c’est un peu un parcours du combattant », confie Virginia Baccarelli. « On a eu pas mal de refus dans de grosses enseignes, souvent parce qu'ils ont déjà une association de chats donc ils n'en prennent pas une autre. Mais au-delà de la nourriture, il nous faut forcément de l'argent pour stériliser, soigner parce qu’on récupère les chats malades, atteints du coryza et qui passent parfois plus d’une semaine hospitalisés, donc les factures vétérinaires chiffrent vite, c’est forcément des frais supplémentaires. »
Si l’association fonctionne via les adhésions et les adoptions de chats, elle a décidé d’organiser son premier événement : un marché d’artisans. « Ça va se dérouler les 11 et 12 avril au col Saint-Antoine de Casabianca, qui est un haut lieu de l’histoire corse. Il va y avoir une restauration sur place, avec un cabri à la broche de notre berger Jean-Philippe Grisanti, on va faire une tombola pour l'association, on voulait peut-être même faire une animation pour les enfants, et on aimerait aussi sensibiliser les gens à la stérilisation, au fait qu’un animal n'est pas un objet, et que quand on adopte un animal, on doit l’assumer derrière, via de la documentation qu'on aura eu par la Fondation Brigitte Bardot. »
Une dizaine d’artisans ont déjà répondu présents, mais l’association recherche encore quelques personnes disponibles et intéressées. « On en cherche quand même pas mal, parce que c'est une place qui peut accueillir beaucoup d'artisans, je pense qu'on peut encore en avoir une vingtaine. C’est vrai qu’on s'y est pris un peu tard, et certains artisans sont déjà occupés sur d'autres marchés, mais on espère quand même que les gens viendront. » À terme, Gattagniccia souhaite organiser un marché d’artisans par saison. « Le fait de créer un marché des artisans, des créateurs locaux de notre région, c’est aussi pour faire vivre cette région dans des périodes plus creuses », précise Virginia Baccarelli. « On a toujours des événements à Noël, mais sinon, il n'y a jamais rien, à part l'été. Là, au printemps, on va essayer de faire un petit marché aux fleurs, en automne on fera autre chose pour animer un peu l'intérieur de ces régions reculées. »
La page Facebook de l’association
Plus d'informations : 06 10 03 28 32 ou gattagniccia@gmail.com
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