Ajaccio a renoué ce 2 juin avec l’un de ses rendez-vous les plus ancrés dans son identité maritime : la Saint-Érasme, patron des navigateurs et figure tutélaire des gens de la mer. Dans les rues de la ville, la procession a progressivement convergé vers le port, portée par les confréries et suivie par une foule mêlant habitants, pêcheurs et curieux.
La ville s’est lentement tournée vers le golfe d’Ajaccio, où une quarantaine d’embarcations attendaient pour prendre part au temps fort de la célébration. Une fois la statue embarquée, la cérémonie a glissé vers le large. En mer, la bénédiction a été prononcée par l’abbé Frédéric Constant avant que les participants ne jettent des fleurs à la surface, en mémoire des marins disparus.
« Une tradition qui parle encore aujourd’hui »
Pour les professionnels du port, cette journée conserve une portée profondément vivante. Patron pêcheur et figure parmi les plus anciens d’Ajaccio, Michel Serreri insiste sur la dimension universelle de cette fête maritime. « Le 2 juin, c’est la Saint-Érasme, le patron des navigateurs, pas seulement des pêcheurs mais de tous ceux qui vont en mer », rappelle-t-il, avant de souligner la portée collective de la cérémonie : « C’est une messe en honneur à tous ceux qui ont disparu en mer. »
Au-delà du rituel, il insiste sur la continuité d’une pratique toujours bien ancrée dans le port ajaccien, où la transmission reste centrale. Au cœur de cette organisation collective, la confrérie des pêcheurs occupe une place essentielle. Institution ancienne, elle structure encore aujourd’hui une partie de la vie du port et de ses solidarités. « La confrérie est là pour aider les pêcheurs en difficulté », rappelle Michel Serreri.
Si la Saint-Érasme conserve une telle importance en Corse, c’est qu’elle s’enracine dans une réalité toujours actuelle : celle d’un territoire où la mer reste à la fois lieu de travail, de risques et de transmission. Longtemps, chaque départ en mer a porté son lot d’incertitude pour les familles restées à quai. La célébration prolonge cette mémoire en associant deux dimensions indissociables : la reconnaissance envers les marins protégés et l’hommage à ceux qui ne sont pas revenus.
La ville s’est lentement tournée vers le golfe d’Ajaccio, où une quarantaine d’embarcations attendaient pour prendre part au temps fort de la célébration. Une fois la statue embarquée, la cérémonie a glissé vers le large. En mer, la bénédiction a été prononcée par l’abbé Frédéric Constant avant que les participants ne jettent des fleurs à la surface, en mémoire des marins disparus.
« Une tradition qui parle encore aujourd’hui »
Pour les professionnels du port, cette journée conserve une portée profondément vivante. Patron pêcheur et figure parmi les plus anciens d’Ajaccio, Michel Serreri insiste sur la dimension universelle de cette fête maritime. « Le 2 juin, c’est la Saint-Érasme, le patron des navigateurs, pas seulement des pêcheurs mais de tous ceux qui vont en mer », rappelle-t-il, avant de souligner la portée collective de la cérémonie : « C’est une messe en honneur à tous ceux qui ont disparu en mer. »
Au-delà du rituel, il insiste sur la continuité d’une pratique toujours bien ancrée dans le port ajaccien, où la transmission reste centrale. Au cœur de cette organisation collective, la confrérie des pêcheurs occupe une place essentielle. Institution ancienne, elle structure encore aujourd’hui une partie de la vie du port et de ses solidarités. « La confrérie est là pour aider les pêcheurs en difficulté », rappelle Michel Serreri.
Si la Saint-Érasme conserve une telle importance en Corse, c’est qu’elle s’enracine dans une réalité toujours actuelle : celle d’un territoire où la mer reste à la fois lieu de travail, de risques et de transmission. Longtemps, chaque départ en mer a porté son lot d’incertitude pour les familles restées à quai. La célébration prolonge cette mémoire en associant deux dimensions indissociables : la reconnaissance envers les marins protégés et l’hommage à ceux qui ne sont pas revenus.
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