Présidée par Marie-Rose d’Angelo, l’Association Mycologique de Balagne – Corte a été créée en 2019. Elle a pour objectif d’améliorer la connaissance du milieu fongique auprès du grand public en proposant des sorties en famille de manière « à transmettre notre savoir et de permettre d’identifier les espèces de champignons comestibles ou non pour éviter les intoxications », explique la présidente.
« Outre ce rôle, l’association dispose également d’un volet scientifique de manière à répertorier et inventorier les différentes espèces de champignons que nous trouvons », a poursuivi Nicolas Suberbielle, membre du Conservatoire Botanique National de Corse au service de l’Office de l’Environnement de la Corse, biologiste-mycologue.
Cette semaine l’association, en collaboration avec le CBNC organise un congrès national sous l’égide de la FAME (Fédération des Associations Mycologiques Méditerranéennes). Dans ce cadre près de 50 mycologues insulaires, mais également venus du Continent, participent à cette manifestation de manière à recenser les champignons présents sur l’île « pour enrichir la base de données et améliorer notre connaissance ».
Durant ces journées, les mycologues s’attèlent à cueillir le matin avant de faire une première détermination macroscopique sur les espèces les plus faciles, avant une observation plus poussée au microscope « pour être certain de l’espèce dont il s’agit et donc lui donner un nom. Toutes les récoltes seront ensuite confiées au CBNC pour enrichir l’herbier corse et les bases de données ». Ces études seront également complétées « par une analyse génétique pour les espèces les plus intéressantes ou les plus compliquées. Il s’agit généralement d’espèces que le public ne voit pas trop, qui ne sont pas comestibles. Le grand public n’imagine pas que nous avons 3 000 espèces identifiées de champignons en Corse. De surcroit nous en découvrons tous les ans près d’une centaine supplémentaire. Non pas qu’elles n’étaient pas présentes par le passé, mais parce que nous les observons pour la première fois, car la connaissance n’est pas suffisamment aboutie, que nous n’avons pas étudié en détails certaines espèces et que nous n’avons pas prospecter dans certains endroits. Nous estimons que nous pourrions monter jusqu’à 15 000 espèces présentes en Corse », a détaillé Nicolas Suberbielle.
Généralement ces nouvelles espèces existent déjà ailleurs sur le Continent et dans le monde « même s’il existe quelques espèces dites endémiques comme ce champignon qui pousse sur l’hellébore de Corse ».
Ces observations vont donner lieu à une ou plusieurs publications scientifiques de la part du CBNC, « ces données vont également être mises en ligne sur un site spécifiquement dédié aux scientifiques, mais aussi sur le site de l’Association Mycologique de Balagne – Corte mais de manière vulgarisée pour être accessible au grand public », a soutenu Marie-Rose d’Angelo.
C’est sur cette page Facebook que l’association partage toutes ses informations ainsi que les sorties réalisées en famille.
La saison des champignons débute à peine et les mycologues mettent en garde les cueilleurs sur les dangers de « ces fruits dont certains sont mortels. Lors de nos sorties et sur notre page Facebook, nous apprenons aux gens à cueillir les champignons. Par exemple, on peut l’arracher ou le couper à la base, mais il est important de reboucher le trou laissé au moment du prélèvement du champignon. Il est important également de ne pas se fier aux applications pour identifier un champignon car elles peuvent induire en erreur. C’est en faisant confiance à ces applications que nous avons eu de nombreux cas d’intoxication. L’association tient des permanences pour venir en aide aux cueilleurs et si vous avez un doute vous pouvez vous rendre dans une pharmacie, ou nous contacter pour nous montrer la cueillette avec également une photo du tapis forestier et du biotope. C’est important pour déterminer avec précision l’espèce du champignon », ont expliqué Rose-Marie d’Angelo et Nicolas Suberbielle.
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Contacts : 06.83.70.35.72. ou 06.29.75.64.82.
« Outre ce rôle, l’association dispose également d’un volet scientifique de manière à répertorier et inventorier les différentes espèces de champignons que nous trouvons », a poursuivi Nicolas Suberbielle, membre du Conservatoire Botanique National de Corse au service de l’Office de l’Environnement de la Corse, biologiste-mycologue.
Cette semaine l’association, en collaboration avec le CBNC organise un congrès national sous l’égide de la FAME (Fédération des Associations Mycologiques Méditerranéennes). Dans ce cadre près de 50 mycologues insulaires, mais également venus du Continent, participent à cette manifestation de manière à recenser les champignons présents sur l’île « pour enrichir la base de données et améliorer notre connaissance ».
Durant ces journées, les mycologues s’attèlent à cueillir le matin avant de faire une première détermination macroscopique sur les espèces les plus faciles, avant une observation plus poussée au microscope « pour être certain de l’espèce dont il s’agit et donc lui donner un nom. Toutes les récoltes seront ensuite confiées au CBNC pour enrichir l’herbier corse et les bases de données ». Ces études seront également complétées « par une analyse génétique pour les espèces les plus intéressantes ou les plus compliquées. Il s’agit généralement d’espèces que le public ne voit pas trop, qui ne sont pas comestibles. Le grand public n’imagine pas que nous avons 3 000 espèces identifiées de champignons en Corse. De surcroit nous en découvrons tous les ans près d’une centaine supplémentaire. Non pas qu’elles n’étaient pas présentes par le passé, mais parce que nous les observons pour la première fois, car la connaissance n’est pas suffisamment aboutie, que nous n’avons pas étudié en détails certaines espèces et que nous n’avons pas prospecter dans certains endroits. Nous estimons que nous pourrions monter jusqu’à 15 000 espèces présentes en Corse », a détaillé Nicolas Suberbielle.
Généralement ces nouvelles espèces existent déjà ailleurs sur le Continent et dans le monde « même s’il existe quelques espèces dites endémiques comme ce champignon qui pousse sur l’hellébore de Corse ».
Ces observations vont donner lieu à une ou plusieurs publications scientifiques de la part du CBNC, « ces données vont également être mises en ligne sur un site spécifiquement dédié aux scientifiques, mais aussi sur le site de l’Association Mycologique de Balagne – Corte mais de manière vulgarisée pour être accessible au grand public », a soutenu Marie-Rose d’Angelo.
C’est sur cette page Facebook que l’association partage toutes ses informations ainsi que les sorties réalisées en famille.
La saison des champignons débute à peine et les mycologues mettent en garde les cueilleurs sur les dangers de « ces fruits dont certains sont mortels. Lors de nos sorties et sur notre page Facebook, nous apprenons aux gens à cueillir les champignons. Par exemple, on peut l’arracher ou le couper à la base, mais il est important de reboucher le trou laissé au moment du prélèvement du champignon. Il est important également de ne pas se fier aux applications pour identifier un champignon car elles peuvent induire en erreur. C’est en faisant confiance à ces applications que nous avons eu de nombreux cas d’intoxication. L’association tient des permanences pour venir en aide aux cueilleurs et si vous avez un doute vous pouvez vous rendre dans une pharmacie, ou nous contacter pour nous montrer la cueillette avec également une photo du tapis forestier et du biotope. C’est important pour déterminer avec précision l’espèce du champignon », ont expliqué Rose-Marie d’Angelo et Nicolas Suberbielle.
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Contacts : 06.83.70.35.72. ou 06.29.75.64.82.
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