« Les droits sociaux ne sont pas respectés », affirme Philippe Franchini, agent technique au centre de détention de Casabianda. Aux côtés de Me Pierre-Antoine Pères, son avocat, et Me Bernard Giansily, l’avocat de sa compagne, il a tenu une conférence de presse ce mercredi à Borgo. Le but : faire le point sur leurs situations et « informer la population ».
Pour rappel, Christelle Escamilla, surveillante pénitentiaire à la maison d’arrêt de Borgo, avait demandé sa mutation au centre de détention de Casabianda, notamment en raison de sa reconnaissance en qualité de travailleur handicapé et son impossibilité à exercer en milieu pénitentiaire fermé, mais aussi pour se rapprocher de son enfant et de son conjoint, eux aussi en situation de handicap. Après plus de deux ans de procédures, le tribunal administratif de Bastia avait finalement annulé le refus implicite du ministère de la Justice de la muter à la prison de Casabianda, et lui a enjoint d’y procéder dans un délai de deux mois.
De son côté, Philippe Franchini, agent technique au centre de détention de Casabianda, contestait son placement en inaptitude et en disponibilité d’office, une décision qui aurait pu entraîner, selon lui, une perte de revenus et des conséquences sur sa situation personnelle, avec notamment un risque de perte de logement. Après le dépôt d’un référé suspension, le tribunal administratif de Bastia, qui examinait le dossier, avait finalement suspendu la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille, et lui avait enjoint de procéder au réexamen de la situation de Philippe Franchini dans un délai d’un mois.
Ce mercredi, Me Bernard Giansily indique que la situation de sa cliente semble être en voie de résolution. « Le délai pour que le Garde des Sceaux la mute à Casabianda a été dépassé, alors le tribunal administratif a été saisi d’une procédure d’aide à l’exécution et a ouvert une procédure d’exécution forcée. Nous venons de recevoir un arrêté. »
En revanche, du côté de Philippe Franchini, la situation reste, selon son avocat, toujours en suspens : « Le tribunal administratif a enjoint l'administration de réexaminer sa situation, mais il est convoqué chez le même médecin généraliste agréé pour poursuivre une procédure de reclassement, alors qu’on demandait que l'administration engage une nouvelle expertise par un médecin chirurgien orthopédique », indique Me Pierre-Antoine Pères.
Philippe Franchini affirme avoir demandé un nouvel entretien avec le préfet, dans un esprit de dialogue, afin que son dossier avance.
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