23,25 % : c’est le taux de la taxe foncière à Bonifacio, et il est inchangé depuis 2020. Un taux nettement inférieur à ceux de communes comparables comme Propriano (28,85 %) ou L’Île-Rousse (27,90 %). La municipalité justifie ce constat (qui est à son avantage) par des recettes importantes pour une commune de cette strate : une taxe de séjour qui a rapporté plus d’un million d’euros en 2025, des recettes des parkings en hausse de 63 000 euros ou bien des redevances portuaires qui ont augmenté de 368 000 euros en un an. « Ca nous donne des marges de manœuvre que d’autres n’ont pas », s’en est réjoui Jean-Charles Orsucci. Sans parler du mécenat mobilisé depuis 2023, soit près d’1,6 million d’euros de dons collectés.
Mais voilà : si les taux d’imposition ne varieront pas plus cette année, la question reviendra forcément sur la table l’an prochain, car le contexte national se tend, a rappelé l’adjoint aux finances, Denis Lopez : « Les dotations de l’État sont de plus en plus contraintes. » Conscient que la tendance ne s’inversera pas, Jean-Charles Orsucci a mis les pieds dans le plat : « Je souhaiterai qu’on ait un débat public entre une hausse de la fiscalité ou une baisse des investissements », a annoncé l’édile bonifacien.
Depuis 2020, 47 millions d’euros ont été investis à Bonifacio. Un niveau qui est resté très élevé l’an dernier, avec près de 9 millions d’euros engagés (couvent Saint-François, usine de potabilisation de l’eau, station d’avitaillement sur le port…). La mairie prévoit de surfer sur cette dynamique en 2026, en inscrivant notamment au budget primitif la poursuite de la réhabilitation du couvent (2,4 M€), celle de l’hôtel de ville (1,8 M€), la phase 2 des fortifications (1,09 M€), des travaux de voirie (1,17 M€), la construction d’une capitainerie (2,19 M€), la requalification du quai Nord, l’aménagement de l’arrière-port ou encore les études pour la mise en service d’un ascenseur urbain entre port et citadelle.
"Ce n'est pas acceptable"
Mais de l’autre côté, les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 5 % en 2025, soit 539 000 euros supplémentaires, sous l’effet de l’inflation, de la hausse des charges de personnel et du développement de nouvelles manifestations comme Festi Bocca. En recettes, la dotation globale de fonctionnement est en diminution de 43 000 euros. L’État n’a pas non plus versé les 50 000 euros escomptés pour un poste de conseiller numérique, ni pour le financement des tenues uniques (18 000 €) que Bonifacio s’était proposé d’expérimenter dans son école. Une situation qui a le don d’irriter Jean-Charles Orsucci : « Ces 18 000 euros, je n’arrive pas à comprendre que ça n’ait pas été payé… Ce n’est pas acceptable. » Et de décocher une autre flèche à l’endroit de l’État : « C’est bien beau de supprimer la réforme des retraites, mais si c’est pour nous retirer les moyens d’investir… »
C’est ensuite Cavallo que le maire a pointé du doigt, révélant que « des propriétaires » sur l’île « n’ont jamais payé de taxe foncière ». En mairie, on précise en avoir référé à l’administration fiscale il y a deux ans, « mais on n’a pas eu de nouvelles depuis ».
Dès lors, avant de choisir entre hausse de la fiscalité ou baisse des investissements, Denis Lopez proposer de travailler sur l’existant, à savoir opérer un travail accru sur le recouvrement des créances, optimiser le montage des dossiers d’investissement ou encore « se montrer innovant en trouvant des ressources complémentaires ». Le résultat de ce travail entrera forcément dans la réflexion commune qu’il conviendra d’engager à partir de 2027.
Mais voilà : si les taux d’imposition ne varieront pas plus cette année, la question reviendra forcément sur la table l’an prochain, car le contexte national se tend, a rappelé l’adjoint aux finances, Denis Lopez : « Les dotations de l’État sont de plus en plus contraintes. » Conscient que la tendance ne s’inversera pas, Jean-Charles Orsucci a mis les pieds dans le plat : « Je souhaiterai qu’on ait un débat public entre une hausse de la fiscalité ou une baisse des investissements », a annoncé l’édile bonifacien.
Depuis 2020, 47 millions d’euros ont été investis à Bonifacio. Un niveau qui est resté très élevé l’an dernier, avec près de 9 millions d’euros engagés (couvent Saint-François, usine de potabilisation de l’eau, station d’avitaillement sur le port…). La mairie prévoit de surfer sur cette dynamique en 2026, en inscrivant notamment au budget primitif la poursuite de la réhabilitation du couvent (2,4 M€), celle de l’hôtel de ville (1,8 M€), la phase 2 des fortifications (1,09 M€), des travaux de voirie (1,17 M€), la construction d’une capitainerie (2,19 M€), la requalification du quai Nord, l’aménagement de l’arrière-port ou encore les études pour la mise en service d’un ascenseur urbain entre port et citadelle.
"Ce n'est pas acceptable"
Mais de l’autre côté, les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 5 % en 2025, soit 539 000 euros supplémentaires, sous l’effet de l’inflation, de la hausse des charges de personnel et du développement de nouvelles manifestations comme Festi Bocca. En recettes, la dotation globale de fonctionnement est en diminution de 43 000 euros. L’État n’a pas non plus versé les 50 000 euros escomptés pour un poste de conseiller numérique, ni pour le financement des tenues uniques (18 000 €) que Bonifacio s’était proposé d’expérimenter dans son école. Une situation qui a le don d’irriter Jean-Charles Orsucci : « Ces 18 000 euros, je n’arrive pas à comprendre que ça n’ait pas été payé… Ce n’est pas acceptable. » Et de décocher une autre flèche à l’endroit de l’État : « C’est bien beau de supprimer la réforme des retraites, mais si c’est pour nous retirer les moyens d’investir… »
C’est ensuite Cavallo que le maire a pointé du doigt, révélant que « des propriétaires » sur l’île « n’ont jamais payé de taxe foncière ». En mairie, on précise en avoir référé à l’administration fiscale il y a deux ans, « mais on n’a pas eu de nouvelles depuis ».
Dès lors, avant de choisir entre hausse de la fiscalité ou baisse des investissements, Denis Lopez proposer de travailler sur l’existant, à savoir opérer un travail accru sur le recouvrement des créances, optimiser le montage des dossiers d’investissement ou encore « se montrer innovant en trouvant des ressources complémentaires ». Le résultat de ce travail entrera forcément dans la réflexion commune qu’il conviendra d’engager à partir de 2027.
-
Gilles Simeoni : « Pendant ces dix ans, j’ai essayé de faire au mieux dans l’intérêt du peuple corse »
-
À Porticcio, la Saint-Georges fait vivre l’âme équestre et la mémoire familiale
-
A màghjina - Veranu sott’à a torra d'Agnellu
-
U tempu in Corsica
-
Logement : la révision du règlement « Una casa per tutti, una casa per ognunu » sous le feu de l’opposition











Envoyer à un ami
Version imprimable






