Renforcer la durabilité et l’authenticité du secteur de l’huile d’olive en Méditerranée : c’est le pari du projet européen « Olive Oil Med Net ». Porté par le programme Interreg Euro-MED, il réunit plusieurs grandes régions productrices, comme l’Espagne, la Grèce et l’Albanie, mais aussi Chypre, le Portugal, l’Italie et la Corse. Partenaire du projet, l’Établissement public du commerce et de l’industrie de Corse explique que l’objectif est « de prouver l'authenticité et d'assurer un certain niveau de qualité autour de l'huile d'olive extra-vierge ». Pour y parvenir, il s’appuie notamment sur des analyses chimiques poussées des huiles, afin d’identifier leur origine variétale et de certifier leur authenticité. « On travaille en collaboration avec la Chambre d'agriculture qui intervient pour toute la partie analyse chimique des échantillons récoltés sur le territoire », détaille Pascal Quilici, en charge du projet à l’EPCI.
Pour ça, les partenaires ont sélectionné 17 variétés d’olives issues des différentes régions participantes, afin d’établir un catalogue de références. « L’idée, c’est de créer dans ce projet un instrument qui permet de certifier que l'huile d'olive est extra-vierge et issue d’une certaine variété. On élabore le catalogue des 17 huiles d'olive et on développe un outil qui permet, une fois les analyses chimiques faites et après avoir eu des profils chimiques spécifiques, de savoir de quelle variété provient une huile d’olive. C’est vraiment tout un travail de certification et d'authentification autour de ce projet », précise-t-il.
Selon les partenaires, ce projet permet aux exploitations oléicoles « d’avoir un retour sur les analyses chimiques et les profils de leurs huiles ». « Les analyses coûtent très cher et au vu des coûts que ça représente, les exploitants ne les font pas forcément. Ils ont aussi toutes les méthodes et les bonnes pratiques qui sont capitalisées dans le cadre du projet et qu'ils peuvent ensuite répliquer sur leur exploitation à différents niveaux de production. Et puis, il y a aussi le fait d'appartenir à un réseau européen reconnu qu'ils peuvent mettre en avant et promouvoir au moment où ils étiquettent leurs produits par exemple. Ils ont la possibilité de faire certifier leur huile d'olive, ce qui permet de la valoriser encore plus. »
Dans le cadre du projet, plusieurs comités de pilotage ont été organisés dans les pays partenaires. Cette fois-ci, c’est en Corse, et notamment à Ghisonaccia, que les membres du projet se sont réunis. « C’est un événement peers learning, un événement de démonstration où on fait intervenir des agriculteurs de chez nous, là en l'occurrence Émilie Borrel et Françoise Ottavi, qui présentent leur success story et les pratiques qu'elles mettent en place sur leur exploitation. Les participants visitent aussi pour voir leurs moulins, leurs méthodes de production, etc. Et vendredi, nous avons un événement de lancement parce qu’on crée un réseau européen de l’huile d’olive. L'idée, c'est de continuer à faire perdurer, à pérenniser ce réseau entre partenaires au fur et à mesure qu'on échange avec les pays européens. »
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