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À Bastia, le patrimoine se met à l’heure d’Halloween


Christophe Giudicelli le Lundi 26 Octobre 2026 à 12:00

Halloween ne se cantonne plus aux films d’horreur et aux soirées à thème. Cette fête est aussi l’occasion pour les acteurs du patrimoine de diversifier leur offre de visites. À Bastia, l’historienne de l’art Iris Leonetti propose de découvrir l’histoire de la ville sous un angle plus sombre et méconnu.



Octobre est définitivement le mois de l’horreur. Depuis de nombreuses années, Halloween se décline partout en Corse. On ne compte plus les soirées, les nuits de l’horreur au cinéma, et désormais, la découverte du patrimoine s’y met aussi.

Pour l’occasion et pour célébrer comme il se doit « Samain », la fête à l’origine d’Halloween, l’historienne de l’art Iris Leonetti proposera ce 31 octobre à 18h00 une visite horrifique de la ville de Bastia : « Halloween, les histoires qui font peur, est un produit d’appel pour la clientèle. On le voit pour le cinéma et de nombreuses autres activités, mais c’est surtout un moyen pour nous, historiens de l’art, de nous faire plaisir et de proposer une visite un peu en dehors des sentiers battus, qui va faire frissonner. Il y a plein d’histoires méconnues », et comme elle le rappelle si bien : « On aime se faire peur, c’est comme ça, autant en profiter. »

Car si la jeune historienne de l’art attendra bien évidemment ses visiteurs en tenue de sorcière avec sa lanterne, le parcours sera des plus sérieux : « Rien n’est inventé, nous allons vraiment nous rendre dans le Bastia macabre du XVIe siècle à nos jours. J’ai travaillé durant plusieurs semaines sur les faits divers, dans les archives de justice, sur les événements tragiques et aussi quelquefois des témoignages et des histoires surnaturelles. », détaille l’historienne, pour qui il s’agira aussi de « raconter la ville de Bastia comme elle était », tout comme l’occasion de revenir sur son histoire : « Sur les condamnations à mort, sur les prisonniers, sur les défunts aussi. »

Pour Iris Leonetti, cette visite sera aussi l’occasion de participer, à son échelle, à la transmission de cette mémoire bastiaise parfois oubliée : « Pour moi, c’est gagné si les gens, le lendemain, passent dans les ruelles et se disent : mon Dieu, dire qu’il s’est passé ça ici ! Ou qu’ils se mettent comme ça, l’oreille collée à la prison, en disant : tiens, peut-être qu’on entendra quelque chose. C’est ce pari-là que j’ai envie de faire. »

Un format que l’historienne de l’art pourrait renouveler sur d’autres thématiques tout au long de l’année.

Contact : 06 83 10 95 08