À l’initiative du docteur Laurent Carlini, le premier Forum de l’installation en Corse se tiendra ce samedi 3 octobre, de 8h30 à 18h, à la Cité Grossetti d’Ajaccio (©Pexels)
À l’origine de cette journée, le docteur Laurent Carlini, médecin généraliste à Peri, praticien aux urgences de l’hôpital d’Ajaccio et élu à l’URPS. L’idée lui est venue il y a un an, en repensant à son propre parcours et aux difficultés auxquelles peuvent être confrontés les étudiants lorsqu’ils commencent à réfléchir à leur avenir professionnel. « C’est quelque chose qui n’avait encore jamais été fait en Corse », explique-t-il. Sur une journée, l’objectif est de « leur donner quelques notions dont ils auront besoin au moment de leur installation en Corse ».
Démarches administratives, inscription à l’Ordre, relations avec l’Assurance maladie ou l’Agenre Régionale de Santé : plusieurs de ces acteurs institutionnels seront présents au forum. Les tables rondes permettront également d’aborder la démographie médicale, les maisons de santé, les exercices coordonnés et les besoins de santé du territoire.
Mais derrière ce forum se joue aussi un enjeu plus large : maintenir le lien avec les étudiants corses lorsqu’ils quittent l’île pour poursuivre leur cursus et, à terme, favoriser leur retour. Depuis 2026, les étudiants peuvent effectuer leurs trois premières années de médecine à l’Université de Corse. Ils doivent ensuite poursuivre leur formation dans des facultés partenaires, notamment à Nice, Marseille ou Paris, avant leur internat. Plusieurs années durant lesquelles le lien avec le territoire peut progressivement se distendre : « On peut avoir tendance, pendant cette période-là, à les perdre de vue, ne plus savoir ce qu’ils deviennent, puis eux aussi nous perdre un peu de vue », constate le docteur Laurent Carlini.
Le forum s’inscrit donc dans la continuité d’un dispositif de parrainage mis en place auprès des étudiants. L’objectif est de permettre des rencontres avec des médecins déjà installés, mais aussi de leur faire découvrir des possibilités d’exercice parfois méconnues : « On a souvent tendance à ne penser que cabinet médical, mais il n’y a pas que ça », rappelle le médecin. Lui-même exerce en libéral et à l’hôpital : « Je suis installé à Peri, mais je suis aussi hospitalier depuis 13 ans. »
Les futurs soignants face aux besoins de la Corse
Car derrière la question de l’installation se trouve celle, plus large, de l’offre de soins de demain. Vieillissement marqué de la population, insularité, démographie médicale : les étudiants seront amenés à travailler dans un système de santé confronté à des besoins spécifiques.
Le futur CHU sera également au cœur des échanges, notamment pour les perspectives qu’il pourrait offrir en matière de recherche et de carrières universitaires. Pour le docteur Laurent Carlini, l’enjeu est donc de ne pas attendre la fin des études pour parler de l’avenir professionnel en Corse. « Les étudiants d’aujourd’hui, ce seront nos confrères dont nous aurons besoin plus tard, mais ce sont aussi des soignants dont aura besoin la population », souligne-t-il.
Il espère ainsi que cette première édition permettra avant tout de créer des rencontres et de donner aux étudiants une vision plus concrète des possibilités qui s’offrent à eux : « Quand on n’a pas quelqu’un dans son entourage qui est passé par là et qui peut conseiller, ce n’est jamais évident », estime-t-il. Sur une seule journée, impossible évidemment de répondre à toutes les questions. Mais « l’idée, encore une fois, c’est de donner des notions, de donner des clés, d’essayer de leur faciliter ce chemin universitaire le mieux possible », conclut-il.
Démarches administratives, inscription à l’Ordre, relations avec l’Assurance maladie ou l’Agenre Régionale de Santé : plusieurs de ces acteurs institutionnels seront présents au forum. Les tables rondes permettront également d’aborder la démographie médicale, les maisons de santé, les exercices coordonnés et les besoins de santé du territoire.
Mais derrière ce forum se joue aussi un enjeu plus large : maintenir le lien avec les étudiants corses lorsqu’ils quittent l’île pour poursuivre leur cursus et, à terme, favoriser leur retour. Depuis 2026, les étudiants peuvent effectuer leurs trois premières années de médecine à l’Université de Corse. Ils doivent ensuite poursuivre leur formation dans des facultés partenaires, notamment à Nice, Marseille ou Paris, avant leur internat. Plusieurs années durant lesquelles le lien avec le territoire peut progressivement se distendre : « On peut avoir tendance, pendant cette période-là, à les perdre de vue, ne plus savoir ce qu’ils deviennent, puis eux aussi nous perdre un peu de vue », constate le docteur Laurent Carlini.
Le forum s’inscrit donc dans la continuité d’un dispositif de parrainage mis en place auprès des étudiants. L’objectif est de permettre des rencontres avec des médecins déjà installés, mais aussi de leur faire découvrir des possibilités d’exercice parfois méconnues : « On a souvent tendance à ne penser que cabinet médical, mais il n’y a pas que ça », rappelle le médecin. Lui-même exerce en libéral et à l’hôpital : « Je suis installé à Peri, mais je suis aussi hospitalier depuis 13 ans. »
Les futurs soignants face aux besoins de la Corse
Car derrière la question de l’installation se trouve celle, plus large, de l’offre de soins de demain. Vieillissement marqué de la population, insularité, démographie médicale : les étudiants seront amenés à travailler dans un système de santé confronté à des besoins spécifiques.
Le futur CHU sera également au cœur des échanges, notamment pour les perspectives qu’il pourrait offrir en matière de recherche et de carrières universitaires. Pour le docteur Laurent Carlini, l’enjeu est donc de ne pas attendre la fin des études pour parler de l’avenir professionnel en Corse. « Les étudiants d’aujourd’hui, ce seront nos confrères dont nous aurons besoin plus tard, mais ce sont aussi des soignants dont aura besoin la population », souligne-t-il.
Il espère ainsi que cette première édition permettra avant tout de créer des rencontres et de donner aux étudiants une vision plus concrète des possibilités qui s’offrent à eux : « Quand on n’a pas quelqu’un dans son entourage qui est passé par là et qui peut conseiller, ce n’est jamais évident », estime-t-il. Sur une seule journée, impossible évidemment de répondre à toutes les questions. Mais « l’idée, encore une fois, c’est de donner des notions, de donner des clés, d’essayer de leur faciliter ce chemin universitaire le mieux possible », conclut-il.
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