« Plus tard, je veux être architecte. » Sur une feuille soigneusement pliée, Émi appose ses rêves qu’elle relira peut-être dans 10 ans. À côté d’elle, Marie écrit qu’elle aimerait devenir professeure de danse « comme celle qu’elle a aujourd’hui ». D’autres enfants rédigent une lettre pour leurs parents, leurs grands-parents, ou même pour Cristiano Ronaldo « parce que je suis son plus grand fan » s’amuse Axel. Ce mardi, au bureau de poste Saint-Gabriel d’Ajaccio, les mots avaient retrouvé leur poids et leur émotion.
Pour la première fois en Corse, la Fête de l’écrit a réuni des élèves de CM2 des écoles Forcioli Conti et Saint-Paul, autour de plusieurs ateliers consacrés à l’écriture manuscrite : calligraphie, rédaction de cartes postales, jeux autour de la langue française ou encore écriture épistolaire. Une journée pensée comme une parenthèse loin des écrans, pour redonner du sens à l’acte d’écrire.
« Retrouver la sacralisation de l’écrit »
Lorsque Marie-Ange Ciccada, directrice de l’école Forcioli Conti et enseignante des CM2 présents, découvre le programme de cette Fête de l’écrit, elle n’hésite pas longtemps. « Pour une enseignante, la fête de l’écrit, ça titille ! Quand j’ai vu le déroulé, j’ai dit : on fonce ! »
Pour la première fois en Corse, la Fête de l’écrit a réuni des élèves de CM2 des écoles Forcioli Conti et Saint-Paul, autour de plusieurs ateliers consacrés à l’écriture manuscrite : calligraphie, rédaction de cartes postales, jeux autour de la langue française ou encore écriture épistolaire. Une journée pensée comme une parenthèse loin des écrans, pour redonner du sens à l’acte d’écrire.
« Retrouver la sacralisation de l’écrit »
Lorsque Marie-Ange Ciccada, directrice de l’école Forcioli Conti et enseignante des CM2 présents, découvre le programme de cette Fête de l’écrit, elle n’hésite pas longtemps. « Pour une enseignante, la fête de l’écrit, ça titille ! Quand j’ai vu le déroulé, j’ai dit : on fonce ! »
Très vite, l’idée d’une lettre tournée vers l’intime et le temps long s’impose. Les élèves devront écrire… à eux-mêmes, dans dix ans. « Cette sacralisation de l’écrit à travers la lettre, j’ai vraiment trouvé ça beau », confie-t-elle. « Les élèves sont partis sur une lettre à eux-mêmes dans dix ans et je trouve l’idée magnifique. »
Dans une époque dominée par les messages instantanés et les écrans, l’enseignante voit dans cette initiative un moyen de réhabiliter une écriture plus profonde, plus durable. « Ils écrivent beaucoup aujourd’hui, parfois de très belles choses, mais il faut qu’ils retrouvent cette idée que l’écrit sur papier reste gravé dans le marbre. »
Des ateliers pour écrire, rêver… et transmettre
Autour des tables installées dans le bureau de poste, les enfants passent d’un atelier à l’autre. Certains découvrent les subtilités de la calligraphie, d’autres rédigent une carte postale ou s’essaient aux jeux de mots. Lucas apprécie aussi l’expérience, même si l’écriture demande parfois un effort inhabituel : « Ces ateliers sont très intéressants. J’aime bien écrire mais parfois ça fait un peu mal au poignet », sourit-il.
Au-delà de l’exercice scolaire, cette journée pousse surtout les élèves à se projeter, à réfléchir à leurs rêves et à leurs émotions. Une démarche que souligne le recteur de Corse, Rémi-François Paolini. « Derrière une carte postale, il n’y a pas que des mots ou des formes : il y a de l’émotion, il y a des sentiments », insiste-t-il. « Nos élèves vont écrire à des personnes aimées, ils se projettent aussi dans leur vie dans dix ans. C’est tout ce que permet l’écriture. »
Dans une époque dominée par les messages instantanés et les écrans, l’enseignante voit dans cette initiative un moyen de réhabiliter une écriture plus profonde, plus durable. « Ils écrivent beaucoup aujourd’hui, parfois de très belles choses, mais il faut qu’ils retrouvent cette idée que l’écrit sur papier reste gravé dans le marbre. »
Des ateliers pour écrire, rêver… et transmettre
Autour des tables installées dans le bureau de poste, les enfants passent d’un atelier à l’autre. Certains découvrent les subtilités de la calligraphie, d’autres rédigent une carte postale ou s’essaient aux jeux de mots. Lucas apprécie aussi l’expérience, même si l’écriture demande parfois un effort inhabituel : « Ces ateliers sont très intéressants. J’aime bien écrire mais parfois ça fait un peu mal au poignet », sourit-il.
Au-delà de l’exercice scolaire, cette journée pousse surtout les élèves à se projeter, à réfléchir à leurs rêves et à leurs émotions. Une démarche que souligne le recteur de Corse, Rémi-François Paolini. « Derrière une carte postale, il n’y a pas que des mots ou des formes : il y a de l’émotion, il y a des sentiments », insiste-t-il. « Nos élèves vont écrire à des personnes aimées, ils se projettent aussi dans leur vie dans dix ans. C’est tout ce que permet l’écriture. »
« La Poste est le premier réseau social du monde »
À l’origine de cette initiative, La Poste entend rappeler que l’écriture manuscrite conserve une place essentielle malgré l’omniprésence du numérique. « On est finalement le premier réseau social du monde », sourit Olivier Kozar, nouveau directeur exécutif de La Poste Corse. « Depuis 500 ans, on transporte les informations et les messages. » Pour lui, la lettre manuscrite possède une force que les échanges numériques ne remplacent pas totalement. « Quand on écrit à quelqu’un, on laisse une trace physique, sentimentale. Et puis on peut aussi faire voyager un timbre », glisse-t-il avec amusement.
Cette deuxième édition nationale de la Fête de l’écrit concernait une soixantaine de bureaux et des animations étaient réalisées dans quinze bureaux de poste en France, dont celui d’Ajaccio. Le site Saint-Gabriel n’a pas été choisi au hasard. « C’est un de nos bureaux phares par rapport aux nouvelles offres que nous proposons. C’était important que cet événement ait lieu ici », souligne le directeur.
Au bureau de poste Saint-Gabriel, cette journée a surtout permis aux élèves de reprendre le temps d’écrire, de réfléchir et de choisir leurs mots. Une manière, aussi, de rappeler que derrière chaque phrase écrite à la main, il y a autant un apprentissage scolaire qu’une façon de transmettre une émotion ou un souvenir.
À l’origine de cette initiative, La Poste entend rappeler que l’écriture manuscrite conserve une place essentielle malgré l’omniprésence du numérique. « On est finalement le premier réseau social du monde », sourit Olivier Kozar, nouveau directeur exécutif de La Poste Corse. « Depuis 500 ans, on transporte les informations et les messages. » Pour lui, la lettre manuscrite possède une force que les échanges numériques ne remplacent pas totalement. « Quand on écrit à quelqu’un, on laisse une trace physique, sentimentale. Et puis on peut aussi faire voyager un timbre », glisse-t-il avec amusement.
Cette deuxième édition nationale de la Fête de l’écrit concernait une soixantaine de bureaux et des animations étaient réalisées dans quinze bureaux de poste en France, dont celui d’Ajaccio. Le site Saint-Gabriel n’a pas été choisi au hasard. « C’est un de nos bureaux phares par rapport aux nouvelles offres que nous proposons. C’était important que cet événement ait lieu ici », souligne le directeur.
Au bureau de poste Saint-Gabriel, cette journée a surtout permis aux élèves de reprendre le temps d’écrire, de réfléchir et de choisir leurs mots. Une manière, aussi, de rappeler que derrière chaque phrase écrite à la main, il y a autant un apprentissage scolaire qu’une façon de transmettre une émotion ou un souvenir.
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