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26e Tour de Corse Historique - Raphaël Astier de bout en bout


GAP le Samedi 10 Octobre 2026 à 19:08

Le pilote de la Porsche leader depuis l'entame du rallye mardi s'est adjugé aujourd'hui à Calvi la 26e édition du TDCH au terme d'une ultime journée tout en gestion avec, quand même, une grosse frayeur sur la dernière spéciale



Avec 2'49 d'avance sur Tom Pieri son poursuivant immédiat et 3'31 sur Yoann Bonato, au sortir du parc fermé d'Ajaccio ce matin, Raphaël Astier avait un plus que confortable matelas d'avance avant de débuter la première des cinq ultimes spéciales qui conduisaient les autos à Calvi terme de cette édition 2026. Si la lutte pour la victoire, sauf fait de course, ne faisait pas de doute, les places sur le podium, elles, étaient le centre d'intérêt de cette ultime journée.


D'ailleurs Julien Saunier (R5 Maxi Turbo) s'imposait dans Vero-Lopigna en 18'37 avec 18 secondes d'avance sur Astier et 27 sur Pieri, mais surtout il reprenait 50 secondes à Yoann Bonato et lui chipait la 3e place au général. Une ES où Jérôme Mancini (M3) perdait 35 secondes sur Thomas Argenti et se faisait dépasser au général provisoire pour la 5e place. Le tempo était donné et se poursuivait dans l'ES16 Ambiegna-Masorchia où François Delecour (M3) était le plus rapide, mais où Saunier (2e) collait encore 9 secondes à Bonato. Raphaël Astier, pour sa part, poursuivait son chemin vers la plus haute marche du podium en finissant en troisième position. 


Dans Coggia-Appriciani, Julien Saunier signait son deuxième scratch du jour en 9'14, devançant De La Foata (M3) 9'22 et Bonato (Lancia Delta) 9'30. Deux spéciales étaient encore à courir et dans l'avant-dernière ES Evisa-Porto, la Porsche de Rizzo se montrait la plus rapide (9'18) devant celle d'Astier (9'34) et la Lancia de Bonato (9'35). Mais le perdant du jour allait être Julien Saunier dont la R5 Maxi Turbo donnait d'inquiétants signaux mécaniques. Julien Saunier se retrouvait dans les profondeurs du classement de l'ES, mais était surtout contraint à l'abandon à la fin de celle-ci, sur problèmes mécaniques ouvrant la voie du podium à Yoann Bonato. 


Il ne restait plus qu'à passer dans Notre Dame de la Serra au sein de la spéciale Argentella - Calvi pour vivre le dénouement du rallye. Thomas Argenti l'emportait, devant Maxime Rizzo et Yoann Bonato, mais on aurait pu assister à un baisser de rideau compliqué pour Raphaël Astier dont la Porsche, jusque-là épargnée par les ennuis mécaniques, avait du mal à terminer ce dernier tronçon chronométré. Finalement Raphaël Astier en sortait au ralenti et parvenait à rejoindre le parc fermé final où il pouvait savourer sa victoire pour sa première participation.  Raphaël Astier s'adjugeait, donc, le 26e Tour de Corse en 4h33’42 et la première place en H1, devant Tom Pieri à 1’47, leader chez les J2, et Yoann Bonato (à 2’31) deuxième J2. Thomas Argenti troisième J2 termine au pied de la caisse, alors que Jérôme Mancini boucle le Top Cinq final.
 
VHRS : de belles luttes et de beaux vainqueurs
 
Le verdict est également tombé en régularité sportive avec les vainqueurs dans les différentes moyennes. Ainsi en Moyenne Haute, Jean Lacassagne sur la Lancia Delta l’a emporté. Christophe Baillet sur la Porsche en a fait de même en Moyenne Intermédiaire dans un podium entièrement Porsche dont la troisième marche est occupée par un Bruno Saby. Succès russe en Modérée avec la première place de Ilya Kashin. Enfin en Moyenne Basse la première marche du podium est pour Nicolas Loens au volant de la Morris Cooper.
Quant au classement féminin il a été remporté par Stéphanie Bayard sur la Lancia Fulvia .


Les classements

ES15 : Vero-Lopigna 27,9 km: 1. Saunier-Vauclare (R5 Maxi Turbo) 18'37, 2. Astier-Giraudet (Porsche 911) 18'55, 3. Pieri-Pieri (M3) 19'04, 4. Rizzo-Mahinc (M3) 19'13, 5. Delecour-Delecour (M3) 19'23, 6. Bonato-Boulloud (Lancia Delta) 19'27.
ES16 : Ambiegna – Masorchia 14 km: 1. Delecour-Delecour (M3) 10'03, 2. Saunier-Vauclare (R5 Maxi Turbo) 10'05, 3. Astier-Giraudet (Porsche 911) 10'07, 4. Bonato-Boulloud (Lancia Delta) 10'14, 5. De La Foata-Susini (M3) 10'14, 6. Pieri-Pieri (M3) 10'16.
ES17 : Coggia – Appriciani 13,6 km: 1. Saunier-Vauclare (R5 Maxi Turbo) 9'14, 2. De La Foata-Susini (M3) 9'22, 3. Bonato-Boulloud (Lancia Delta) 9'30, 4. Delecour-Delecour (M3) 9'30, 5. Mancini-Mancini (M3) 9'33, 6. Rizzo-Mahinc (Porsche 911) 9'33
ES18 : Evisa- Porto 14,7 km: 1. Rizzo-Mahinc (Porsche 911) 9'18, 2. Astier-Giraudet (Porsche 911) 9'34, 3. Bonato-Boulloud (Lancia Delta) 9'35, 4. Argenti-Giraldo (M3) 9'35, 5. Pieri-Pieri (M3) 9'35, 6. Delecour-Delecour (M3) 9'39.
ES19 Argentella – Calvi 18,3 km: 1. Argenti-Giraldo (M3) 11'02, 2. Rizzo-Mahinc (Porsche 911) 11'11, 3. Bonato-Boulloud (Lancia Delta) 11'12, 4. De La Foata-Susini (M3) 11'16, 5. Pieri-Pieri (M3) 11'23, 6. Casanova-Delleaux (Porsche 911) 11'38.
 
Le classement général: 1. Astier-Giraudet (Porsche 911) 4h33'42, 2. Pieri-Pieri (M3) à 1'47, 3. Bonato-Boulloud (Lancia Delta) à 2'31, 4. Argenti-Giraldo (M3) à 11'11, 5. Mancini-Mancini (M3) à 12'27, 6. De La Foata-Susini (M3) à 13'15, 7. Michel-Grosjean-Adams (M3) à 16'46, 8. Berard-Berard (M3) à 18'40, 9. Vernazza-Buresi (M3) à 19'55, 10. Smith-Cook (M3) à 22'18.
 
Les podiums en VHRS:
Moyenne Haute: 1. Lacassagne-Lutran (Lancia Delta), 2. Herbeth-Seichepine (Porsche 928), 3. Enghof-Mohr (Toyota Celica).
Moyenne Intermédiaire : 1. Baillet-Piret (Porsche 911, 2. Deflandre-Hugo (Porsche 911), 3. Saby-Marques (Porsche 911)
Moyenne Modérée: 1. Kashin-Kostyrko (Volkswagen), 2.Ponomarev-Sharapova (Golf), 3. Vidal-Sacristain (Mini Cooper)
Moyenne Basse: 1. Loens-Loens (Morris Cooper), 2. Decremener-Pyck (Alfa Romeo Giulia), 3. Arnal-Dupont (Morris Cooper).
 
Le podium féminin:  1. Bayard-Favier (Lancia Fulvia), 2. Grimm-Godin (Lancia Fulvia), 3. Baudin-Bonnemoy (Fiat Ritmo)

Ils ont dit

Raphaël Astier, vainqueur (Porsche 911 RS) : « Je découvrais ce format de rallye, que je qualifierais d’endurance. J’ai pris beaucoup de plaisir au volant, même quand les conditions étaient mauvaises. J’ai bien cru tout perdre aujourd’hui avec le problème moteur dans la dernière spéciale. Finalement, ça l’a fait. Heureusement que nous avions de l’avance. J’espère revenir un jour, peut-être avec une autre voiture. »
Tom Pieri, 2e au scratch (BMW M3) : « C’est un peu dur d’être encore deuxième, sachant tous les sacrifices qu’il a fallu faire pour être au départ. On est tombé sur plus fort que nous. Mais on est très content d’être à l’arrivée. Même sans la crevaison qui nous a fait perdre un peu de temps, le résultat aurait été le même. »
Yoann Bonato, 3e au scratch (Lancia Delta Integrale) : « C’est un événement incroyable avec des émotions de dingue. La longueur de l’épreuve la rend unique. Cinq jours, plus les vérifications et les reconnaissances. C’est magique. L’auto a super bien marché et elle a été fiable. J’espère revenir un jour avec une voiture pour gagner. »