Des habitants du quartier de la Citadelle et du marché, réunis autour de l'association Campà in Terra Vechja, ont décidé de passer à l'action. Leur constat : à Bastia, les espaces publics sont de plus en plus accaparés par des terrasses de bars et de restaurants, au détriment des riverains. "De plus en plus, particulièrement dans le quartier du marché, du Vieux-Port, il y a une privatisation de fait par des établissements, par des terrasses, qui fait que l'espace public l'est de moins en moins, voire ne l'est plus du tout", explique Michel-Jean Delaugerre, l'un des organisateurs.
Une célébration, pas une protestation
Le ton voulu pour ce rassemblement est délibérément positif. "On ne dénonce pas, on célèbre les espaces publics pour qu'ils le restent", précise Michel-Jean Delaugerre. Les participants sont invités à venir avec leur propre chaise, en référence à une tradition populaire des vieux quartiers. "On descendait sa chaise, on s'installait et on discutait le soir sur le pas de la porte, dans un espace qui était public. On n'avait pas besoin de payer pour avoir cet acte social tout à fait normal."
Un quotidien dégradé pour les riverains
Derrière cette initiative festive se cache une réalité plus difficile pour ceux qui vivent dans ces quartiers toute l'année. Bruit nocturne, nuisances diverses au petit matin : certains habitants ont investi dans du double vitrage, d'autres ont fini par déménager. "On peut apprécier aller dans une terrasse de bar ou de resto sans que l'espace soit complètement prédaté par des activités de ce type", nuance l'organisateur, qui tient à préciser que l'initiative ne vise pas à supprimer les terrasses mais à rétablir un équilibre. "Il faut qu'il y ait un équilibre entre des activités économiques de ce type et la jouissance de l'espace par les riverains, par les citoyens, par les habitants."
La mairie interpellée
L'association a déjà eu de nombreux échanges avec la mairie de Bastia sur ce sujet. "Ils écoutent, ils font un peu des choses, mais pour l'instant, il n'y a pas de choix décisifs qui sont opérés", déplore Michel-Jean Delaugerre. "L'impression très nette qu'on a, c'est qu'on privilégie le tourisme et l'activité économique de quelques-uns au détriment de la vie des habitants."
Ce vendredi, les organisateurs espèrent que la mobilisation enverra un signal clair. "Ce n'est pas uniquement la voix des restaurateurs qu'il faut entendre, mais aussi celle de ceux qui vivent là toute l'année."
Sollicitée sur ce dossier, la municipalité de Bastia n'avait pas encore répondu à nos sollicitations au moment de la publication de cet article.
Ce vendredi, les organisateurs espèrent que la mobilisation enverra un signal clair. "Ce n'est pas uniquement la voix des restaurateurs qu'il faut entendre, mais aussi celle de ceux qui vivent là toute l'année."
Sollicitée sur ce dossier, la municipalité de Bastia n'avait pas encore répondu à nos sollicitations au moment de la publication de cet article.
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