Âgé de 40 ans, Jacky Bartoli est pharmacien à Sainte-Lucie De Porto-Vecchio. Il mène la liste contre le maire sortant Nicolas Cucchi.
Huit voix d’avance au soir du premier tour, et finalement treize de retard à l’issue du second : c’est la désillusion vécue en 2020 par la liste menée par Georges Fani, « Via Nova pà Zonza è Santa Lucia », et dans laquelle Jacky Bartoli pointait en troisième position. Au sortir de ce scrutin serré, c’est bien Nicolas Cucchi qui a remporté cette élection. Et ce, en dépit d’une alliance scellée dans l’entre-deux-tours entre les listes « D’Umani » d’Antoine Carli, arrivée en troisième position, et « Via Nova ».
Six ans plus tard, le conseil municipal a éprouvé les pires difficultés à travailler dans l’unité. « On a vécu un mandat très compliqué, reconnaît Jacky Bartoli. Nous voulons apaiser la commune, qui est fracturée, et sans être dans une logique de revanche. » Sa liste est constituée « de gens de terrain, proches des autres et disponibles. Nous ne sommes pas des politiciens mais une équipe saine, avec des compétences pour travailler dans l’intérêt général », affirme le candidat.
De l’opposition élue, issue du scrutin précédent, Jacky Bartoli et Vannina Marchi Van Cauwelaert sont les deux seuls à repartir pour « Di Cori ». A leurs côtés, arrive Côme Agostini, enfant du village, connu pour avoir été jusqu’à récemment le président du parti Renaissance en Corse - « Je me suis mis en retrait, Renaissance n’est plus actif en Corse », précise aujourd’hui l’intéressé, qui sera en troisième position sur la liste. Son engagement politique personnel s’effacera néanmoins dans le collectif zonzais : « Nous sommes une liste sans étiquette », confirme Jacky Bartoli. Côme Agostini est le fils d’Henri-Paul Agostini, maire de Zonza Santa Lucia de 2008 à 2020. Entretient-il avec son père une filiation politique sur le plan local ? « Je n’ai rien à dire là-dessus », évacue-t-il. « On n’appartient pas à la continuité de l’ancienne majorité », tranche Jacky Bartoli, désireux que « Di Cori » soit appréhendé sous un regard neuf.
Âgé de 40 ans, Jacky Bartoli est originaire de Sainte-Lucie et de Conca. Pharmacien de profession, il a aussi réalisé des opérations de promotion immobilière, comme la construction de l’espace Poggiarelli à Sainte-Lucie, le bâtiment dans lequel sa pharmacie s’est installée en 2017 et qui accueille également plusieurs professions médicales : « J’ai façonné ce pôle pour répondre à un besoin, à l’époque, et dans l’idée de ce que je souhaitais voir pour mon village », expose-t-il aujourd’hui.
Bretelles de contournement
S’il est élu maire, Jacky Bartoli veut s’attaquer à la problématique du feu rouge, qui provoque une importante congestion routière, l’été venu. En moyenne en haute saison, ce sont 15 000 véhicules par jour qui circulent sur la T10, à hauteur du fameux carrefour tricolore. Des années que le problème perdure, sans réelle volonté politique de s’y attaquer. Jusqu’à mars dernier : la Collectivité de Corse a présenté un projet de déviation qui a esquissé la possibilité d’un tracé. « Di Cori » soutient le projet, mais en parallèle, souhaite faire réaliser quatre bretelles de contournement du carrefour, de part et d’autre de la T10, pour relier les axes vers Taglio Rosso et Pinarello. Un tel tracé alternatif, en milieu urbanisé, engendrerait inévitablement des expropriations, « mais les gens veulent régler le problème et beaucoup sont d’accord pour en discuter », assure Côme Agostini. Un projet qui ne se substituerait pas à la déviation de la collectivité : « Ce serait complémentaire, veut croire Jacky Bartoli. Il y aurait un an d’études et puis on pourrait faire une bretelle en un an, ou en un an et demi de temps. »
Le logement, c’est l’autre gros morceau dans cette commune dont le prix médian au mètre carré a récemment dépassé les 5 500 euros. Jacky Bartoli veut appliquer la servitude de la loi Le Meur, pour faire interdire toute nouvelle construction de résidences secondaires, dans le sillage de Bonifacio, précurseur corse en la matière. « On veut le faire sur ce modèle, oui, mais pas sur l’ensemble de la commune. Sur certains secteurs qui resteront à déterminer », précise Côme Agostini, dans l’idée d’épargner les maisons de Zonza village. Dans cette même optique de rééquilibrage, « Di Cori » veut demander à l’État « de réviser les paramètres cadastraux qui permettent les calculs des valeurs locatives ». Dans quel cas les 40 % de taxe d’habitation sur les résidences secondaires, appliqués à la commune, n’auraient pas la même valeur, selon que l’on possède une résidence secondaire à la mer ou à la montagne.
"Mettre l'école au centre du village" à Zonza
Jacky Bartoli plaide pour une gestion raisonnée des deniers communaux : « On veut faire un budget qui réponde à des besoins qui auront été remontés par la population. On ne veut pas dépenser pour dépenser. Et pour chaque projet structurant, nous mettrons la population autour de la table. » Un projet structurant qui est en cours de réalisation, à Zonza, c’est celui qui vise à requalifier le centre du village. Le chantier est en cours de réalisation, et Jacky Bartoli ne le fera pas stopper s’il est élu, quand bien même le projet émane du maire sortant : « Ce qui va être joli, c’est de faire cette place, avec vue sur les montagnes », relève-t-il. Mais les autres vues revendiquées par Nicolas Cucchi sur ce projet, il ne les partage pas : « On va supprimer 100 places de parking dans Zonza pour en refaire 140. Ca fait cher la place de parking... » Côme Agostini regrette aussi que le bâtiment qui y sera construit soit en partie prévu pour être occupé par l’Office de tourisme : « On veut plus de bâtiments pour les gens qui y vivent à l’année, de type salle des fêtes. Nous, on déplacerait la bibliothèque, qui est actuellement en mairie de Zonza, dans ce bâtiment. Et on mettrait aussi l’école au centre du village, dans ce complexe, pour ramener de la vie, hors saison estivale. » Suivant ce raisonnement, Côme Agostini imagine aussi implanter « une zone artisanale à la montagne, qui soulagerait celle de Levie, qui est saturée. Cela apporterait de l’emploi et donc favoriserait l’installation de familles. »
Six ans plus tard, le conseil municipal a éprouvé les pires difficultés à travailler dans l’unité. « On a vécu un mandat très compliqué, reconnaît Jacky Bartoli. Nous voulons apaiser la commune, qui est fracturée, et sans être dans une logique de revanche. » Sa liste est constituée « de gens de terrain, proches des autres et disponibles. Nous ne sommes pas des politiciens mais une équipe saine, avec des compétences pour travailler dans l’intérêt général », affirme le candidat.
De l’opposition élue, issue du scrutin précédent, Jacky Bartoli et Vannina Marchi Van Cauwelaert sont les deux seuls à repartir pour « Di Cori ». A leurs côtés, arrive Côme Agostini, enfant du village, connu pour avoir été jusqu’à récemment le président du parti Renaissance en Corse - « Je me suis mis en retrait, Renaissance n’est plus actif en Corse », précise aujourd’hui l’intéressé, qui sera en troisième position sur la liste. Son engagement politique personnel s’effacera néanmoins dans le collectif zonzais : « Nous sommes une liste sans étiquette », confirme Jacky Bartoli. Côme Agostini est le fils d’Henri-Paul Agostini, maire de Zonza Santa Lucia de 2008 à 2020. Entretient-il avec son père une filiation politique sur le plan local ? « Je n’ai rien à dire là-dessus », évacue-t-il. « On n’appartient pas à la continuité de l’ancienne majorité », tranche Jacky Bartoli, désireux que « Di Cori » soit appréhendé sous un regard neuf.
Âgé de 40 ans, Jacky Bartoli est originaire de Sainte-Lucie et de Conca. Pharmacien de profession, il a aussi réalisé des opérations de promotion immobilière, comme la construction de l’espace Poggiarelli à Sainte-Lucie, le bâtiment dans lequel sa pharmacie s’est installée en 2017 et qui accueille également plusieurs professions médicales : « J’ai façonné ce pôle pour répondre à un besoin, à l’époque, et dans l’idée de ce que je souhaitais voir pour mon village », expose-t-il aujourd’hui.
Bretelles de contournement
S’il est élu maire, Jacky Bartoli veut s’attaquer à la problématique du feu rouge, qui provoque une importante congestion routière, l’été venu. En moyenne en haute saison, ce sont 15 000 véhicules par jour qui circulent sur la T10, à hauteur du fameux carrefour tricolore. Des années que le problème perdure, sans réelle volonté politique de s’y attaquer. Jusqu’à mars dernier : la Collectivité de Corse a présenté un projet de déviation qui a esquissé la possibilité d’un tracé. « Di Cori » soutient le projet, mais en parallèle, souhaite faire réaliser quatre bretelles de contournement du carrefour, de part et d’autre de la T10, pour relier les axes vers Taglio Rosso et Pinarello. Un tel tracé alternatif, en milieu urbanisé, engendrerait inévitablement des expropriations, « mais les gens veulent régler le problème et beaucoup sont d’accord pour en discuter », assure Côme Agostini. Un projet qui ne se substituerait pas à la déviation de la collectivité : « Ce serait complémentaire, veut croire Jacky Bartoli. Il y aurait un an d’études et puis on pourrait faire une bretelle en un an, ou en un an et demi de temps. »
Le logement, c’est l’autre gros morceau dans cette commune dont le prix médian au mètre carré a récemment dépassé les 5 500 euros. Jacky Bartoli veut appliquer la servitude de la loi Le Meur, pour faire interdire toute nouvelle construction de résidences secondaires, dans le sillage de Bonifacio, précurseur corse en la matière. « On veut le faire sur ce modèle, oui, mais pas sur l’ensemble de la commune. Sur certains secteurs qui resteront à déterminer », précise Côme Agostini, dans l’idée d’épargner les maisons de Zonza village. Dans cette même optique de rééquilibrage, « Di Cori » veut demander à l’État « de réviser les paramètres cadastraux qui permettent les calculs des valeurs locatives ». Dans quel cas les 40 % de taxe d’habitation sur les résidences secondaires, appliqués à la commune, n’auraient pas la même valeur, selon que l’on possède une résidence secondaire à la mer ou à la montagne.
"Mettre l'école au centre du village" à Zonza
Jacky Bartoli plaide pour une gestion raisonnée des deniers communaux : « On veut faire un budget qui réponde à des besoins qui auront été remontés par la population. On ne veut pas dépenser pour dépenser. Et pour chaque projet structurant, nous mettrons la population autour de la table. » Un projet structurant qui est en cours de réalisation, à Zonza, c’est celui qui vise à requalifier le centre du village. Le chantier est en cours de réalisation, et Jacky Bartoli ne le fera pas stopper s’il est élu, quand bien même le projet émane du maire sortant : « Ce qui va être joli, c’est de faire cette place, avec vue sur les montagnes », relève-t-il. Mais les autres vues revendiquées par Nicolas Cucchi sur ce projet, il ne les partage pas : « On va supprimer 100 places de parking dans Zonza pour en refaire 140. Ca fait cher la place de parking... » Côme Agostini regrette aussi que le bâtiment qui y sera construit soit en partie prévu pour être occupé par l’Office de tourisme : « On veut plus de bâtiments pour les gens qui y vivent à l’année, de type salle des fêtes. Nous, on déplacerait la bibliothèque, qui est actuellement en mairie de Zonza, dans ce bâtiment. Et on mettrait aussi l’école au centre du village, dans ce complexe, pour ramener de la vie, hors saison estivale. » Suivant ce raisonnement, Côme Agostini imagine aussi implanter « une zone artisanale à la montagne, qui soulagerait celle de Levie, qui est saturée. Cela apporterait de l’emploi et donc favoriserait l’installation de familles. »
Un climat délétère
Le projet de maison de santé porté par la majorité municipale a profondément divisé la communauté médicale à Sainte-Lucie de Porto-Vecchio. Cela s’est traduit par des débats houleux au conseil municipal et, par extension, sur les réseaux sociaux. En réponse, le maire a déposé deux plaintes en diffamation, actuellement examinées par la justice, que Jacky Bartoli qualifie de « procédures-bâillons ». Dans ce cadre-là, le conseil municipal a voté par deux fois une demande de protection fonctionnelle du maire. Au-delà de cette affaire, Nicolas Cucchi pointe « des absences répétées » de l’opposition en séance quand Jacky Bartoli reproche au maire « son manque de disponibilité » et regrette qu’il n’ait pas souhaité redéfinir la composition des commissions municipales, comme il lui en avait fait la demande. Lequel rétorque que rien ne l’obligeait à le faire.
Le projet de maison de santé porté par la majorité municipale a profondément divisé la communauté médicale à Sainte-Lucie de Porto-Vecchio. Cela s’est traduit par des débats houleux au conseil municipal et, par extension, sur les réseaux sociaux. En réponse, le maire a déposé deux plaintes en diffamation, actuellement examinées par la justice, que Jacky Bartoli qualifie de « procédures-bâillons ». Dans ce cadre-là, le conseil municipal a voté par deux fois une demande de protection fonctionnelle du maire. Au-delà de cette affaire, Nicolas Cucchi pointe « des absences répétées » de l’opposition en séance quand Jacky Bartoli reproche au maire « son manque de disponibilité » et regrette qu’il n’ait pas souhaité redéfinir la composition des commissions municipales, comme il lui en avait fait la demande. Lequel rétorque que rien ne l’obligeait à le faire.
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