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L’AAUC adhère à la Charte de la langue corse


le Dimanche 31 Mai 2015 à 00:21

Ce vendredi matin, Maria Guidicelli, conseillère exécutive et présidente de l’Agence d’Aménagement durable de planification et d’Urbanisme de la Corse (AAUC) a co-signé la « Charte de la langue corse », aux côtés de Pierre Ghionga, conseiller exécutif délégué à la langue corse, marquant ainsi l’adhésion de son agence à cet outil de promotion de la langue



C’est fait. La jeune Agence d’Aménagement durable de planification et d’Urbanisme de la Corse (AAUC) n’aura pas tardé à franchir le pas. Vendredi matin, dans les locaux de la Collectivité Territoriale de Corse, elle signait, par la main de sa présidente, Maria Guidicelli, la « Charte de la langue corse ».
 
« La Charte de la langue corse est un outil destiné à nous permettre de répandre l’usage de la langue corse dans la société civile. Au début, il s’adressait au début aux communes, puis maintenant les associations, beaucoup d’administrations, les agences publiques aussi le signe, comme c’est le cas de l’AAUC aujourd’hui », explique Pierre Ghionga, conseiller exécutif délégué à la langue corse.
La Charte, initiée dans le cadre du plan de développement de la langue corse de la Collectivité Territoriale pour favoriser l’utilisation du corse dans les collectivités publiques, compte ainsi aujourd’hui plus de 120 mairies signataires, mais aussi une vingtaine de communautés de communes, une trentaine d’entreprises et une  dizaine d’agences et offices.  Une réussite incontestable pour le conseiller exécutif. « Ca devient un outil de travail pour beaucoup de Corses maintenant », se réjouit-il.
 
En adhérant à la charte, les signataires choisissent les objectifs qu’ils désirent atteindre. « Cela va du simple affichage, de la signalétique, ou du répondeur téléphonique en langue corse, à ce qui est plus important, et ce qu’a fait l’AAUC, à la formation des personnels à la langue, ce qui est important pour arriver à utiliser le corse dans leur relation de travail. C’est je pense la partie la plus importante», précise Pierre Ghionga. « Actuellement la transmission du corse n’est plus familiale comme elle pouvait l’être il y a trente ou quarante ans, mais une transmission par l’école ou par le milieu professionnel. C’est pour cela qu’il faut insister là dessus ».
 
L’AAUC s’est quant à elle engagée à œuvrer pour la langue corse au travers plusieurs actions. Ainsi, à titre d’exemples, elle développera la signalétique du siège, du bureau et des antennes en bilingue, éditera ses courriers officiels en version bilingue, favorisera l’usage du corse dans ses réunions et dans les échanges entre membres de l’agence, ou encore intégrera dans le plan de formation des journées annuelles d’immersion pour l’ensemble de ses agents. 

Manon PERELLI