La chute est marquante. En 2025, la Corse n’a enregistré que 2 300 naissances, soit « le nombre de naissances le plus bas enregistré depuis 1976 », souligne l’Insee dans son étude publiée ce jeudi. Une situation d’autant plus frappante que la population insulaire a fortement augmenté depuis cette époque.
Depuis 2011, la tendance est continue, avec une baisse moyenne des naissances de 2,2 % par an. Mais l’année 2025 marque une accélération nette, avec un recul de 7,1 % en un an, bien supérieur à celui observé au niveau national. Au cœur de cette baisse, un indicateur : la fécondité. En Corse, elle atteint un niveau inédit avec 1,12 enfant par femme. « Ce niveau ne permet pas d’assurer le remplacement des générations sur l’île », précise l’Insee.
La région se distingue ainsi comme la moins féconde de France depuis près de trente ans, loin de la moyenne nationale (1,56 enfant par femme). Une situation qui rapproche davantage l’île des pays méditerranéens voisins, eux aussi confrontés à une natalité en berne.
Des maternités de plus en plus tardives
Autre évolution marquante : l’âge des mères. En quinze ans, il a augmenté pour atteindre 31 ans et 7 mois en moyenne en 2025, contre moins de 30 ans en 2010. Cette transformation traduit un changement profond des comportements. La fécondité des femmes de moins de 25 ans a été divisée par trois et demi en trente ans, tandis que les naissances après 35 ans progressent nettement.
Pour l’Insee, cette baisse s’inscrit dans un contexte plus large : « l’arrivée d’un enfant n’est plus une étape quasi systématique de la vie adulte ». Les incertitudes économiques à l’instar de l’emploi, du logement ou de l’inflation mais aussi les inquiétudes liées à l’avenir jouent un rôle croissant. Les projets d’enfants sont ainsi plus souvent reportés, voire abandonnés. Conséquence directe, le solde naturel de la Corse, c’est-à-dire la différence entre naissances et décès, continue de se dégrader. En 2025, ce dernier accuse un déficit de 1 200 personnes, du jamais vu depuis cinquante ans. Cette situation s’explique par une double dynamique : « Ce déclin résulte à la fois d’une baisse de 21 % des naissances et d’une augmentation de 15 % des décès entre 2013 et 2025 », détaille l’Institut.
Une espérance de vie élevée malgré tout
Car dans le même temps, la mortalité progresse mécaniquement. En 2025, 3 500 décès ont été recensés. Une évolution liée avant tout au vieillissement de la population. « La part des personnes de 65 ans ou plus passe de 20 % à 25 % en vingt ans », indique l’Insee. L’arrivée des générations du baby-boom à des âges avancés accentue mécaniquement le phénomène.
Pour autant, entre 2016 et 2026, l’île a gagné 35 200 habitants, « soit l'équivalent des deux tiers de la communauté d’agglomération de Bastia », souligne l’Insee qui note : « La population régionale croît de +1,0 % par an, un rythme nettement plus rapide que celui du niveau national (+0,4 %). Cette dynamique repose exclusivement sur un solde migratoire excédentaire ». Avec un solde de +3 900 personnes par an sur la dernière décennie, l’Insee observe que « la Corse est la région métropolitaine ayant la plus forte croissance démographique, devant l’Occitanie (+0,7 % par an) ».
Ainsi, au 1er janvier 2026, 365 600 personnes résident en Corse selon l'institut.
Dans ce contexte, la Corse conserve toutefois un atout : une espérance de vie parmi les plus élevées de France. Elle atteint plus de 86 ans pour les femmes et 81 ans et 6 mois pour les hommes, au-dessus de la moyenne nationale.
Après le ralentissement lié à la crise sanitaire, cette progression reprend, portée par les avancées médicales mais aussi par des modes de vie spécifiques à l’île.
Depuis 2011, la tendance est continue, avec une baisse moyenne des naissances de 2,2 % par an. Mais l’année 2025 marque une accélération nette, avec un recul de 7,1 % en un an, bien supérieur à celui observé au niveau national. Au cœur de cette baisse, un indicateur : la fécondité. En Corse, elle atteint un niveau inédit avec 1,12 enfant par femme. « Ce niveau ne permet pas d’assurer le remplacement des générations sur l’île », précise l’Insee.
La région se distingue ainsi comme la moins féconde de France depuis près de trente ans, loin de la moyenne nationale (1,56 enfant par femme). Une situation qui rapproche davantage l’île des pays méditerranéens voisins, eux aussi confrontés à une natalité en berne.
Des maternités de plus en plus tardives
Autre évolution marquante : l’âge des mères. En quinze ans, il a augmenté pour atteindre 31 ans et 7 mois en moyenne en 2025, contre moins de 30 ans en 2010. Cette transformation traduit un changement profond des comportements. La fécondité des femmes de moins de 25 ans a été divisée par trois et demi en trente ans, tandis que les naissances après 35 ans progressent nettement.
Pour l’Insee, cette baisse s’inscrit dans un contexte plus large : « l’arrivée d’un enfant n’est plus une étape quasi systématique de la vie adulte ». Les incertitudes économiques à l’instar de l’emploi, du logement ou de l’inflation mais aussi les inquiétudes liées à l’avenir jouent un rôle croissant. Les projets d’enfants sont ainsi plus souvent reportés, voire abandonnés. Conséquence directe, le solde naturel de la Corse, c’est-à-dire la différence entre naissances et décès, continue de se dégrader. En 2025, ce dernier accuse un déficit de 1 200 personnes, du jamais vu depuis cinquante ans. Cette situation s’explique par une double dynamique : « Ce déclin résulte à la fois d’une baisse de 21 % des naissances et d’une augmentation de 15 % des décès entre 2013 et 2025 », détaille l’Institut.
Une espérance de vie élevée malgré tout
Car dans le même temps, la mortalité progresse mécaniquement. En 2025, 3 500 décès ont été recensés. Une évolution liée avant tout au vieillissement de la population. « La part des personnes de 65 ans ou plus passe de 20 % à 25 % en vingt ans », indique l’Insee. L’arrivée des générations du baby-boom à des âges avancés accentue mécaniquement le phénomène.
Pour autant, entre 2016 et 2026, l’île a gagné 35 200 habitants, « soit l'équivalent des deux tiers de la communauté d’agglomération de Bastia », souligne l’Insee qui note : « La population régionale croît de +1,0 % par an, un rythme nettement plus rapide que celui du niveau national (+0,4 %). Cette dynamique repose exclusivement sur un solde migratoire excédentaire ». Avec un solde de +3 900 personnes par an sur la dernière décennie, l’Insee observe que « la Corse est la région métropolitaine ayant la plus forte croissance démographique, devant l’Occitanie (+0,7 % par an) ».
Ainsi, au 1er janvier 2026, 365 600 personnes résident en Corse selon l'institut.
Dans ce contexte, la Corse conserve toutefois un atout : une espérance de vie parmi les plus élevées de France. Elle atteint plus de 86 ans pour les femmes et 81 ans et 6 mois pour les hommes, au-dessus de la moyenne nationale.
Après le ralentissement lié à la crise sanitaire, cette progression reprend, portée par les avancées médicales mais aussi par des modes de vie spécifiques à l’île.
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