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Christelle Combette : « La charte pour l'emploi local est une nouvelle contrainte pour les entreprises »


Rédigé par Nicole Mari le Dimanche 30 Juillet 2017 à 00:01 | Modifié le Dimanche 30 Juillet 2017 - 22:51


Lors des questions orales de la dernière session de l'assemblée de Corse, le groupe de droite « Le Rassemblement » est monté au créneau par la voix de Christelle Combette, pour fustiger la Charte de l’emploi local en Corse, initiée par la présidence de l’Assemblée, pour lutter contre le chômage et la précarité. La droite accuse le président de l’Assemblée, Jean-Guy Talamoni, de faire de cette charte l’alpha et l’omega du problème de l’emploi. Explications, pour Corse Net Infos, de Christelle Combette.


Christelle Combette, conseillère territoriale du groupe Le Rassemblement.
Christelle Combette, conseillère territoriale du groupe Le Rassemblement.
- Vous revenez sur la mise en place de la charte pour l'emploi local en Corse. Que reprochez-vous au Président Talamoni ?
- Pour les 10% les plus pauvres de notre région, la recherche de moyens de lutte contre le chômage et la précarité est légitime et impérative ! Petit rappel tout de même, plus de 4 000 emplois sont considérés comme « non pourvus » sur notre île ! C’est encore et toujours trop ! Nous contestons donc fortement la rédaction du texte en deux points essentiels, soulevant notamment des contestations juridiques et légales : l'obligation de la langue corse et la notion de "compétence suffisante" dans les critères d'embauche.
 
- Pourquoi n'êtes vous pas favorables à cette charte alors qu'elle a pour objectif la corsisation des emplois en période de fort chômage ?
Parce que je suis, dans le cadre de mon activité professionnelle, au contact des chefs d’entreprise au quotidien ! L'embauche des Corses et de nos jeunes est bien sûr une inquiétude forte pour notre famille politique. Il s'agit d'un problème commun à tous qu'il convient justement de solutionner de façon collégiale. Pour cela, il faut être à l'écoute des acteurs économiques, employeurs de l'île. Malheureusement, les deux critères précités sont contraires au principe de liberté et notamment celle d'entreprendre, chère aux chefs d'entreprise qui doivent rester libres de leurs choix au sein de leur structure. Lorsque l'on connaît le nombre incalculable de règles administratives et juridiques lourdes pesant déjà sur le quotidien des chefs d'entreprise, nous ne souhaitons pas les contraindre plus.
 
- Que trouvez-vous inacceptable ?
- La notion de "compétence suffisante" n'est pas acceptable. Il est inconcevable d'obliger les entrepreneurs à recruter un collaborateur sans prioriser ses compétences au seul prétexte de son origine ou de sa capacité à parler notre langue régionale. Nous regrettons, qu'une fois de plus, la majorité territoriale base uniquement sa politique sur des fondements idéologiques. L'idéologie ne réglera pas les problèmes économiques et sociaux de l'île. Cette posture détourne les esprits pendant que les problèmes subsistent!
 
- Le Président de l'exécutif a-t-il répondu à votre question ?
- Pas du tout! Il s'est contenté de confirmer et de cautionner la démarche du Président de l'Assemblée de Corse, - Ce qui est un peu étonnant du reste, il oriente ses propos sur les prétendues ou hypothétiques pratiques de certains établissements publics ou « grandes entreprises qualifiées de nationale alors que mon propos était tourné vers les entreprises privées, sans distinction, qui seront dans un avenir très proche, avec la réduction inéluctable des emplois publics, seules créatrices de richesses et d'emplois.
Le Président Jean-Guy Talamoni, lui, va à la rencontre des entreprises du privé. Leurs cibles ne sont donc pas les mêmes ?
- C’est-à-dire ?
- D'autre part, dans le cadre de ma question orale, j'évoquais la charte de la commande publique du BTP signée par la CTC en octobre 2015, qu'il suffirait d'étendre et aussi d’appliquer à tous les secteurs d'activités de l'économie insulaire . Elle prévoit déjà toutes les mesures au profit d'une économie vertueuse sociale, locale et circulaire. Sur ce point, Gilles Simeoni reste muet, comme si cette charte, signée par la quasi-totalité des acteurs et partenaires économiques de corse n'existait pas ! Pourquoi ne pas appliquer ces textes si ce n'est vouloir faire de la communication et du dogmatisme ? On en revient toujours et encore à la communication et à l'idéologie.
 
- N’êtes-vous pas satisfaite de sa réponse ?
- Dans cette réponse qui, selon moi, est hors sujet, il déporte et esquive le problème majeur des chefs d'entreprise qui reste paradoxalement et principalement le recrutement et la formation ! Les chefs d'entreprise sont dans l'attente de solutions pérennes et réalistes et non dans  la superposition de nouvelles contraintes.
 
Propos recueillis par Nicole MARI.
 



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