Après une première journée de mobilisation ce jeudi devant la préfecture de Haute-Corse et un blocage du port de commerce de Bastia, une vingtaine d’agriculteurs de la FDSEA, des JA et de la Coordination Rurale se sont à nouveau rassemblés ce vendredi matin au sein des locaux de l’Office du développement agricole et rural de Corse (ODARC). Le but : « faire le point sur la journée d’hier et avoir des informations supplémentaires sur l’ICHN [indemnité compensatoire de handicaps naturels, ndlr] », selon Joseph Colombani, président de la FDSEA 2B.
« L’Europe donne une aide à tous les agriculteurs lorsqu'ils sont dans un handicap majeur dit naturel, c’est-à-dire en zone humide ou montagne. Dans les critères qui valident les montants, il y a la notion de rattraper un revenu. En Corse, on a un revenu inférieur de 12 % par rapport à des zones comparables sur le continent. Si on tient compte de cette règle, on devrait avoir une ICHN supérieure de 12 % par rapport au continent, or, on s’aperçoit qu’elle est 15 % inférieure. Aujourd’hui, un agriculteur corse peut toucher 12 000 euros alors que le même agriculteur sur le continent avec les mêmes contraintes touche 18 000 euros. Dans un esprit d'équité et d'égalité, on veut que l'agriculteur d'une île touche la même chose que sur le continent. »
Peu avant 11h, les agriculteurs ont été reçus par Marie-Pierre Bianchini, directrice de l’ODARC, avec le président Dominique Livrelli en visioconférence. « Ils nous ont dit qu'ils avaient essayé depuis 2023 de faire avancer ce dossier et que le président de l’Exécutif a écrit à la ministre de l'Agriculture en janvier 2026 et que celle-ci a demandé de se rapprocher des services de la DRAAF [Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt, ndlr] », affirme Joseph Colombani. « Mais depuis janvier 2026, la DRAAF, n'a pas donné de date pour discuter dans un débat contradictoire. » Une situation que confirme la directrice de l’ODARC, qui explique « avoir fait des calculs pour comparer le montant moyen que peut recevoir un éleveur de montagne sur le continent et en Corse ». « Nous nous sommes rendus compte que la différence pouvait parfois atteindre jusqu'à 30 %. Ce sont des chiffres que nous demandons depuis quelque temps à consolider avec les services de l'État, notamment avec la DRAAF, de façon à pouvoir appuyer notre argumentaire et notre raisonnement de manière la plus sécurisée possible. Pour l'instant, nous n'avons jamais eu de travail commun et de retour sur ces modalités de calcul des aides d'ICHN sur le continent de la part de l'État. »
« L’Europe donne une aide à tous les agriculteurs lorsqu'ils sont dans un handicap majeur dit naturel, c’est-à-dire en zone humide ou montagne. Dans les critères qui valident les montants, il y a la notion de rattraper un revenu. En Corse, on a un revenu inférieur de 12 % par rapport à des zones comparables sur le continent. Si on tient compte de cette règle, on devrait avoir une ICHN supérieure de 12 % par rapport au continent, or, on s’aperçoit qu’elle est 15 % inférieure. Aujourd’hui, un agriculteur corse peut toucher 12 000 euros alors que le même agriculteur sur le continent avec les mêmes contraintes touche 18 000 euros. Dans un esprit d'équité et d'égalité, on veut que l'agriculteur d'une île touche la même chose que sur le continent. »
Peu avant 11h, les agriculteurs ont été reçus par Marie-Pierre Bianchini, directrice de l’ODARC, avec le président Dominique Livrelli en visioconférence. « Ils nous ont dit qu'ils avaient essayé depuis 2023 de faire avancer ce dossier et que le président de l’Exécutif a écrit à la ministre de l'Agriculture en janvier 2026 et que celle-ci a demandé de se rapprocher des services de la DRAAF [Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt, ndlr] », affirme Joseph Colombani. « Mais depuis janvier 2026, la DRAAF, n'a pas donné de date pour discuter dans un débat contradictoire. » Une situation que confirme la directrice de l’ODARC, qui explique « avoir fait des calculs pour comparer le montant moyen que peut recevoir un éleveur de montagne sur le continent et en Corse ». « Nous nous sommes rendus compte que la différence pouvait parfois atteindre jusqu'à 30 %. Ce sont des chiffres que nous demandons depuis quelque temps à consolider avec les services de l'État, notamment avec la DRAAF, de façon à pouvoir appuyer notre argumentaire et notre raisonnement de manière la plus sécurisée possible. Pour l'instant, nous n'avons jamais eu de travail commun et de retour sur ces modalités de calcul des aides d'ICHN sur le continent de la part de l'État. »
Faute de réponses concrètes et satisfaisantes sur le sujet, les agriculteurs se sont ensuite rendus dans les locaux de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), qu’ils occupent en ce moment. Leur objectif est d’« exiger un rendez-vous avec la DRAAF avant la rencontre de mercredi à Paris ». « Si cet échange a lieu maintenant, on montera le 30 avec des éléments et des chiffres, et à ce moment-là, la décision politique pourra être prise. Le choix politique, c’est de savoir si on veut que les agriculteurs corses soient traités comme les agriculteurs français », martèle Joseph Colombani.
Après un échange avec le directeur de la DDTM, les agriculteurs ont obtenu un rendez-vous en visioconférence avec la DRAAF, prévu à 14h30.
Après un échange avec le directeur de la DDTM, les agriculteurs ont obtenu un rendez-vous en visioconférence avec la DRAAF, prévu à 14h30.
-
Eau, sécheresse, aides. Les agriculteurs de Balagne interpellent l’État à Calvi
-
Sénatoriales : Une élection à fort enjeu avec le vote du projet de loi sur l’autonomie au Sénat
-
A màghjina - U vechju fornu à calcina di Prunelli
-
U tempu in Corsica
-
Après la colère des agriculteurs, l’État promet une « revoyure » des aides du plan CASI et de nouvelles discussions











Envoyer à un ami
Version imprimable






