Le monde du football
L’AC Ajaccio, club qu’Alain Orsoni a présidé de 2008 à 2015 et en 2022-2023 porte depuis ce lundi 12 janvier le deuil, avec un logo en berne sur son réseau social. Au lendemain de l'assassinat, le club salue la mémoire d'Alain Orsoni dans un communiqué, rappelant que "son engagement au service de l’ACA remonte bien au-delà de ces mandats. Dès 1992, il faisait partie de l’équipe dirigeante qui a repris les rênes du club, aux côtés d’autres acteurs majeurs de la première reconstruction de l’AC Aiacciu." A la suite du décès de Michel Moretti, Alain Orsoni reprend la présidence du club "et a poursuivi cette trajectoire de réussite" amorcée dans les années 90.
"Sous sa direction, l’ACA accédait de nouveau à la Ligue 1 en 2011, puis une quatrième fois en 2022. Alain était de ces batailles-là, celles de la réussite sportive. Avec lui, nous avions le sentiment que tout était possible. Au-delà des résultats, son action a également été déterminante dans le développement structurel de l’AC Aiacciu. Le centre de formation, agréé par le ministère de la Jeunesse et des Sports en 2013 sous sa présidence, s’est imposé comme une référence nationale."
"Sous sa direction, l’ACA accédait de nouveau à la Ligue 1 en 2011, puis une quatrième fois en 2022. Alain était de ces batailles-là, celles de la réussite sportive. Avec lui, nous avions le sentiment que tout était possible. Au-delà des résultats, son action a également été déterminante dans le développement structurel de l’AC Aiacciu. Le centre de formation, agréé par le ministère de la Jeunesse et des Sports en 2013 sous sa présidence, s’est imposé comme une référence nationale."
"Aujourd’hui, avec le départ d’Alain, c’est une grande part de l’histoire de l’AC Aiacciu qui s’éteint."
De ces années, "de nombreux souvenirs resteront gravés dans la mémoire collective : la joie partagée à Nîmes le 27 mai 2011 lors de la montée en Ligue 1, ou encore l’accueil populaire à l’aéroport d’Aiacciu, le 27 août 2012, à l’occasion de la présentation d’Adrian Mutu. Un an plus tôt, l’arrivée de Guillermo Ochoa avait également suscité un immense enthousiasme et contribué au rayonnement du club bien au-delà de nos frontières. Alain avait cette facilité de communiquer ses émotions à son entourage. Ces moments de joie et de réussite resteront gravés dans l’histoire de notre club."
"Alain, c’était aussi le sens de la macagna et de l’autodérision". L'AC Aiacciu n’oubliera jamais "son sens de l’humour aiguisé et de la répartie."
Et au club de reconnaître que "comme toute histoire sportive, ces 32 années ont connu des moments de succès, mais aussi des périodes plus difficiles et des déceptions. C’est la réalité du football et de la vie des clubs. Aujourd’hui, avec le départ d’Alain, c’est une grande part de l’histoire de l’AC Aiacciu qui s’éteint."
"Alain, c’était aussi le sens de la macagna et de l’autodérision". L'AC Aiacciu n’oubliera jamais "son sens de l’humour aiguisé et de la répartie."
Et au club de reconnaître que "comme toute histoire sportive, ces 32 années ont connu des moments de succès, mais aussi des périodes plus difficiles et des déceptions. C’est la réalité du football et de la vie des clubs. Aujourd’hui, avec le départ d’Alain, c’est une grande part de l’histoire de l’AC Aiacciu qui s’éteint."
Les supporters lui rendent hommage
"Alain Orsoni était un président charismatique, toujours à l’écoute des supporters, ne refusant jamais le dialogue. Il communiquait énormément et était toujours confiant, parfois trop. Il était capable du meilleur comme faire venir des joueurs de niveau mondial comme Ochoa, Mutu… Avec ses amis, il a recrée le club qui était en sommeil depuis plusieurs dizaine d’années, pour l’installer définitivement en professionnel, créer un centre de formation performant, améliorer les infrastructures générales de Timizzolu et réaliser également 3 accessions en L1 avec des moyens financiers très limités. Il avait réussi le plus dur, un coup de maître. Puis malheureusement, tout s’est effondré ces derniers mois, l’éloignement, les soucis de santé, l’âge… Certes triste fin entre lui, les supporters et le club mais n’oublions pas tout ce qu’il a réalisé de bien pour l’ACA."
Un ancien membre de l’ACA témoigne également : "J’ai appris avec une profonde tristesse la disparition tragique d’Alain Orsoni, un homme que j’ai côtoyé au sein du club de l’AC Ajaccio. C’était un homme de convictions, entier, profondément charismatique. Je ne souhaite retenir aujourd’hui que ce qu’il a apporté de positif, pour la Corse bien-sûr, mais surtout pour l’ACA. Même si nous avons pu être en désaccord sur certains sujets, cela n’efface en rien le rôle qu’il a joué durant les heures de gloire du club. À cette période, nous avions la chance de l’avoir comme président. Contrairement à certaines descriptions que l’on peut lire depuis hier soir, derrière son nom, il y avait avant tout un homme. Un père, un président, un ami, un proche pour beaucoup. Quelqu’un de très disponible, ouvert à la discussion, accessible, humain, et profondément bon vivant. C’est cet homme-là que je retiens. Les circonstances de son décès sont tragiques et nous plongent, nous Corses, dans un climat lourd, presque irréel, que les mots peinent à décrire. L’impensable arrive toujours, et laisse derrière lui incompréhension et douleur."
Le footballeur mexicain, Guillermo Ochoa, joueur de l’ACA de 2011 à 2014 indique avoir été "profondément bouleversé" par la nouvelle. "Aujourd’hui, je dis adieu à Alain Orsoni, et surtout à un homme qui a compté pour moi. Alain a été bien plus qu’un président. Il a été un soutien, une présence, quelqu’un qui croyait en l’humain avant le joueur. Pendant mon passage à Ajaccio, il m’a tendu la main avec confiance, respect et loyauté. Je n’oublierai jamais cela. Au fil du temps, il est devenu un ami. Un homme vrai, passionné, engagé, qui portait son club et ses convictions avec force et courage (…)"
Un ancien membre de l’ACA témoigne également : "J’ai appris avec une profonde tristesse la disparition tragique d’Alain Orsoni, un homme que j’ai côtoyé au sein du club de l’AC Ajaccio. C’était un homme de convictions, entier, profondément charismatique. Je ne souhaite retenir aujourd’hui que ce qu’il a apporté de positif, pour la Corse bien-sûr, mais surtout pour l’ACA. Même si nous avons pu être en désaccord sur certains sujets, cela n’efface en rien le rôle qu’il a joué durant les heures de gloire du club. À cette période, nous avions la chance de l’avoir comme président. Contrairement à certaines descriptions que l’on peut lire depuis hier soir, derrière son nom, il y avait avant tout un homme. Un père, un président, un ami, un proche pour beaucoup. Quelqu’un de très disponible, ouvert à la discussion, accessible, humain, et profondément bon vivant. C’est cet homme-là que je retiens. Les circonstances de son décès sont tragiques et nous plongent, nous Corses, dans un climat lourd, presque irréel, que les mots peinent à décrire. L’impensable arrive toujours, et laisse derrière lui incompréhension et douleur."
Le footballeur mexicain, Guillermo Ochoa, joueur de l’ACA de 2011 à 2014 indique avoir été "profondément bouleversé" par la nouvelle. "Aujourd’hui, je dis adieu à Alain Orsoni, et surtout à un homme qui a compté pour moi. Alain a été bien plus qu’un président. Il a été un soutien, une présence, quelqu’un qui croyait en l’humain avant le joueur. Pendant mon passage à Ajaccio, il m’a tendu la main avec confiance, respect et loyauté. Je n’oublierai jamais cela. Au fil du temps, il est devenu un ami. Un homme vrai, passionné, engagé, qui portait son club et ses convictions avec force et courage (…)"
Le monde politique
Une seule phrase pour Paul Giacobbi, forte, postée sur le réseau social X : "Assassiner un homme au moment où il enterre sa mère ! Le crime en Corse, nous fait plonger plus bas encore".
Le président du Conseil exécutif Gilles Simeoni a réagi dans un communiqué paru aujourd’hui mardi dans lequel il rappelle qu’Alain Orsoni "a été une figure marquante de l'histoire contemporaine du nationalisme corse, dans sa part de lumière comme dans sa part d’ombre." Avant d’ouvrir sur le contexte corse : "Ce nouvel assassinat s'inscrit dans le sinistre cortège de drames et d'homicides qui endeuillent des familles et les plongent dans l’affliction. Il participe d'une pression mafieuse qui pèse lourdement sur la société corse. Les circonstances de l'acte ajoutent à l'émotion et au sentiment d’inquiétude et de répulsion que ressentent les Corses : les assassins, qui agissent dans l'ombre, méprisent non seulement la vie, mais également tout ce qui est constitutif de notre culture, de notre rapport à la mort, à la famille, et à la société. Dans ce contexte d’ensemble inquiétant, qui menace le fonctionnement global du pacte social, l'heure est à la vigilance, à l’engagement en faveur de la démocratie, et au rejet des pratiques mafieuses."
Et au président de l’exécutif de rappeler qu’il appartient à l’Etat, "dans le respect de l’Etat de droit, d’exercer pleinement ses compétences régaliennes" dans la lutte contre les pratiques mafieuses. "Les institutions de la Corse continueront en ce qui les concernent d’affirmer et de démontrer que le peuple corse veut une société apaisée, libre et démocratique. Et qu’il est mobilisé pour la construire."
Pascal Zagnoli, candidat aux municipales à Ajaccio et secrétaire général du PNC, était présent aux obsèques à Véro ce lundi et il a assisté à la scène. "Nous étions à côté de la famille Orsoni à la fin de l’enterrement lorsqu’Alain Orsoni a été ciblé par un tir. Nous avons entendu la détonation, il s’est écroulé et puis après c’était une scène de drame : des cris, des pleurs, nous avons attendu que les secours arrivent et malheureusement c’était fini (…) en me rendant sur les lieux de l’enterrement, j’étais loin d’imaginer qu’il y aurait pu se passer ce genre de scène et visiblement en Corse, on repousse toutes les limites de l’acceptable une fois de plus."
« Choc et émotion ». Quelques heures après les faits, à Porto-Vecchio, Jean-Christophe Angelini -en ouverture de séance du premier conseil municipal de l’année- a évoqué cet "événement tragique". "Comme vous le savez, indépendamment des questions liées aux personnalités ou aux parcours de vie, sur le strict plan des faits et des valeurs, un homme et une personnalité connue, Alain Orsini, vient d’être assassiné après les obsèques de sa regrettée mère, au moment où il quittait le cimetière (…) J’imagine que les heures et les jours qui viennent vont être encore marqués par la stupeur, l’effroi, et par une forme de colère au regard de la dérive inexorable dans laquelle s’enfonce notre île. Je le redis, je ne suis pas ici dans le commentaire des parcours de vie ou des personnalités, mais pour évoquer des faits dont on pensait qu’ils ne pourraient jamais intervenir chez nous mais qui désormais s’installent, après tant d’autres drames. On voit donc ce pays sombrer et des drames de plus en plus insoutenables intervenir. Ces voeux paraissent vains tant les dernières heures nous rappellent à quel point le contexte et la situation sont douloureux mais il m’appartenait d’en faire état et de le partager avec vous comme il m’appartenait aussi de faire état d’une émotion et d’une forme de condamnation au moment où ce qui s’est produit s’est produit."
Puis il a laissé la parole à Georges Mela, élu d’opposition. "Ce sont des moments de gravité extrême. Nous disons à chaque fois que l’on atteint le fond et qu’il est grand temps que l’on se ressaisisse" poursuit-il avant de nuancer avec amertume : "Je pense que le ressaisissement est difficile lorsque l’on a touché la gravité des faits que l’on a atteint aujourd’hui" (…). Et à l’élu d’opposition de rappeler que la mort d’Alain Orsoni est intervenue "dans des conditions particulières". "Je ne pensais jamais que notre peuple pouvait être victime de tels comportements ou de telles errances" déclarait-il, malgré les épreuves déjà traversées par le pays. Pour lui, l’heure est à l'appel à l’unité : "On ne peut que s'incliner devant la dépouille d’Alain Orsoni (…) Il n’y a rien de pire qu’un assassinat aussi sauvage quelqu’en soient les motifs (…)"
"Un acte à l’image d’un pays aujourd’hui à la dérive" pour le PNC
Le PNC a également réagi sur les réseaux sans "communiquer davantage, par pudeur et par respect de tous ceux que ce drame affecte" indiquant que "cet acte insoutenable, contraire au sacré d’un peuple, est à l’image d’un pays aujourd’hui à la dérive. Povera Corsica. Ce fut une scène traumatisante, que personne n’aurait pensé imaginer sur notre terre dans de tels moments de recueillement et de deuil. Le respect des morts, ainsi bafoué, emporte dans sa chute terrible notre tradition et les valeurs de notre civilisation (…)".
Le président du Conseil exécutif Gilles Simeoni a réagi dans un communiqué paru aujourd’hui mardi dans lequel il rappelle qu’Alain Orsoni "a été une figure marquante de l'histoire contemporaine du nationalisme corse, dans sa part de lumière comme dans sa part d’ombre." Avant d’ouvrir sur le contexte corse : "Ce nouvel assassinat s'inscrit dans le sinistre cortège de drames et d'homicides qui endeuillent des familles et les plongent dans l’affliction. Il participe d'une pression mafieuse qui pèse lourdement sur la société corse. Les circonstances de l'acte ajoutent à l'émotion et au sentiment d’inquiétude et de répulsion que ressentent les Corses : les assassins, qui agissent dans l'ombre, méprisent non seulement la vie, mais également tout ce qui est constitutif de notre culture, de notre rapport à la mort, à la famille, et à la société. Dans ce contexte d’ensemble inquiétant, qui menace le fonctionnement global du pacte social, l'heure est à la vigilance, à l’engagement en faveur de la démocratie, et au rejet des pratiques mafieuses."
Et au président de l’exécutif de rappeler qu’il appartient à l’Etat, "dans le respect de l’Etat de droit, d’exercer pleinement ses compétences régaliennes" dans la lutte contre les pratiques mafieuses. "Les institutions de la Corse continueront en ce qui les concernent d’affirmer et de démontrer que le peuple corse veut une société apaisée, libre et démocratique. Et qu’il est mobilisé pour la construire."
Pascal Zagnoli, candidat aux municipales à Ajaccio et secrétaire général du PNC, était présent aux obsèques à Véro ce lundi et il a assisté à la scène. "Nous étions à côté de la famille Orsoni à la fin de l’enterrement lorsqu’Alain Orsoni a été ciblé par un tir. Nous avons entendu la détonation, il s’est écroulé et puis après c’était une scène de drame : des cris, des pleurs, nous avons attendu que les secours arrivent et malheureusement c’était fini (…) en me rendant sur les lieux de l’enterrement, j’étais loin d’imaginer qu’il y aurait pu se passer ce genre de scène et visiblement en Corse, on repousse toutes les limites de l’acceptable une fois de plus."
« Choc et émotion ». Quelques heures après les faits, à Porto-Vecchio, Jean-Christophe Angelini -en ouverture de séance du premier conseil municipal de l’année- a évoqué cet "événement tragique". "Comme vous le savez, indépendamment des questions liées aux personnalités ou aux parcours de vie, sur le strict plan des faits et des valeurs, un homme et une personnalité connue, Alain Orsini, vient d’être assassiné après les obsèques de sa regrettée mère, au moment où il quittait le cimetière (…) J’imagine que les heures et les jours qui viennent vont être encore marqués par la stupeur, l’effroi, et par une forme de colère au regard de la dérive inexorable dans laquelle s’enfonce notre île. Je le redis, je ne suis pas ici dans le commentaire des parcours de vie ou des personnalités, mais pour évoquer des faits dont on pensait qu’ils ne pourraient jamais intervenir chez nous mais qui désormais s’installent, après tant d’autres drames. On voit donc ce pays sombrer et des drames de plus en plus insoutenables intervenir. Ces voeux paraissent vains tant les dernières heures nous rappellent à quel point le contexte et la situation sont douloureux mais il m’appartenait d’en faire état et de le partager avec vous comme il m’appartenait aussi de faire état d’une émotion et d’une forme de condamnation au moment où ce qui s’est produit s’est produit."
Puis il a laissé la parole à Georges Mela, élu d’opposition. "Ce sont des moments de gravité extrême. Nous disons à chaque fois que l’on atteint le fond et qu’il est grand temps que l’on se ressaisisse" poursuit-il avant de nuancer avec amertume : "Je pense que le ressaisissement est difficile lorsque l’on a touché la gravité des faits que l’on a atteint aujourd’hui" (…). Et à l’élu d’opposition de rappeler que la mort d’Alain Orsoni est intervenue "dans des conditions particulières". "Je ne pensais jamais que notre peuple pouvait être victime de tels comportements ou de telles errances" déclarait-il, malgré les épreuves déjà traversées par le pays. Pour lui, l’heure est à l'appel à l’unité : "On ne peut que s'incliner devant la dépouille d’Alain Orsoni (…) Il n’y a rien de pire qu’un assassinat aussi sauvage quelqu’en soient les motifs (…)"
"Un acte à l’image d’un pays aujourd’hui à la dérive" pour le PNC
Le PNC a également réagi sur les réseaux sans "communiquer davantage, par pudeur et par respect de tous ceux que ce drame affecte" indiquant que "cet acte insoutenable, contraire au sacré d’un peuple, est à l’image d’un pays aujourd’hui à la dérive. Povera Corsica. Ce fut une scène traumatisante, que personne n’aurait pensé imaginer sur notre terre dans de tels moments de recueillement et de deuil. Le respect des morts, ainsi bafoué, emporte dans sa chute terrible notre tradition et les valeurs de notre civilisation (…)".
Pierre Poggioli, dirigeant historique du FLNC, a également partagé un long message sur les réseaux. Il raconte la naissance de son amitié avec Alain Orsoni, le FLNC et ses branches…
"Nous étions devenus amis l'année d'Aleria, puis nous avions cheminé côte à côte, devenus amis très proches, unis dans la lutte et les combats de chaque jour, affrontant ensemble nombre d'évènements plus ou moins graves et dramatiques, dont l'assassinat politique de son frère Guy et ses conséquences… jusqu'en 1988." Il rappelle avoir soutenu Alain Orsoni à la direction nationale du FLNC lorsqu’il était responsable au sein du Cunsigliu Naziunale de l’organisation. "Puis nos routes s'étaient séparées avec les divisions."
"Et aujourd'hui Alain Orsoni est tué le jour même de l'enterrement de sa mère, une preuve de plus si besoin était des bouleversements culturels et sociétaux de notre Corse (…) Les auteurs de cet acte n'ont pas eu le respect qu'auraient dû imposer les obsèques d'une mère restée admirable toute sa vie, malgré les drames et les difficultés qu'elle a dû assumer. C'est triste et déprimant, voire désespérant pour la Corse… " conclut l'ancien dirigeant historique du mouvement nationaliste corse.
Core in Fronte
Alain Orsoni hè statu tombu, eri in Veru, à u campu santu, mentre ch'ellu era à l'interru di a so mamma.
La ligue des droits de l’Homme s’est également exprimée, appelant à l’action de l’Etat et de la société."L’assassinat d’Alain Orsoni s’inscrit sur la liste toujours plus longue des personnes assassinées, une liste sans cesse conclue par des points de suspension." Rappelant le contexte de l’assassinat, la LDH indique : "Il n’y a donc plus d’endroits, plus de moments à respecter dans notre société." (…) La LDH en appelle avec raison à l’Etat "pour qu’il agisse et qu’il nous aide à comprendre." Contre la dérive des "tribunaux populaires" et des rumeurs, il est urgent pour la LDH de refuser les exécutions sommaires pour laisser place à la seule justice des juges. "Dénoncer régulièrement, comme depuis 25 ans, la loi des armes, l’argent à tout prix, les haines malaxées par le temps en vengeances, la loi du sang… n’a jamais suffi. L’exercice de la citoyenneté n’est pas la seule responsabilité de l’Etat. Elle est aussi celle de la société elle-même. Par nos paroles, nos gestes et nos engagements, soyons chacune et chacun responsable de toutes et de tous."
"Nous étions devenus amis l'année d'Aleria, puis nous avions cheminé côte à côte, devenus amis très proches, unis dans la lutte et les combats de chaque jour, affrontant ensemble nombre d'évènements plus ou moins graves et dramatiques, dont l'assassinat politique de son frère Guy et ses conséquences… jusqu'en 1988." Il rappelle avoir soutenu Alain Orsoni à la direction nationale du FLNC lorsqu’il était responsable au sein du Cunsigliu Naziunale de l’organisation. "Puis nos routes s'étaient séparées avec les divisions."
"Et aujourd'hui Alain Orsoni est tué le jour même de l'enterrement de sa mère, une preuve de plus si besoin était des bouleversements culturels et sociétaux de notre Corse (…) Les auteurs de cet acte n'ont pas eu le respect qu'auraient dû imposer les obsèques d'une mère restée admirable toute sa vie, malgré les drames et les difficultés qu'elle a dû assumer. C'est triste et déprimant, voire désespérant pour la Corse… " conclut l'ancien dirigeant historique du mouvement nationaliste corse.
Core in Fronte
Alain Orsoni hè statu tombu, eri in Veru, à u campu santu, mentre ch'ellu era à l'interru di a so mamma.
A viulenza cuntinueghja à strughje a Corsica, tocca ancu l'intimu è u sacru.
Ma a situazione ùn hè nova.
Ùn si scopre micca, oghje, a vera realtà di l'isula : Hè quella chì parechji ùn volenu guardà ò chì cercanu à mette la d'accantu.
Quelli chì tombanu ùn fideghjanu micca u tempu, l'ora, un mumentu è u locu.
Alain Orsoni hè statu un militente naziunalistu ingagiatu è un rispunsevule di u Muvimentu di Liberazione Naziunale è di e so strutture.
S'hè dopu ritiratu, pè ragione soie, di a vita pulitica trent'anni fà.
Chjamemu à a cuscenza paisana di tutti pè sorte di u bughju di a malamorte.
La ligue des droits de l’Homme s’est également exprimée, appelant à l’action de l’Etat et de la société."L’assassinat d’Alain Orsoni s’inscrit sur la liste toujours plus longue des personnes assassinées, une liste sans cesse conclue par des points de suspension." Rappelant le contexte de l’assassinat, la LDH indique : "Il n’y a donc plus d’endroits, plus de moments à respecter dans notre société." (…) La LDH en appelle avec raison à l’Etat "pour qu’il agisse et qu’il nous aide à comprendre." Contre la dérive des "tribunaux populaires" et des rumeurs, il est urgent pour la LDH de refuser les exécutions sommaires pour laisser place à la seule justice des juges. "Dénoncer régulièrement, comme depuis 25 ans, la loi des armes, l’argent à tout prix, les haines malaxées par le temps en vengeances, la loi du sang… n’a jamais suffi. L’exercice de la citoyenneté n’est pas la seule responsabilité de l’Etat. Elle est aussi celle de la société elle-même. Par nos paroles, nos gestes et nos engagements, soyons chacune et chacun responsable de toutes et de tous."
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