Longtemps, la protection de l’environnement s’est concentrée sur des espaces bien identifiés : réserves naturelles, sites classés, zones protégées. Mais aujourd’hui, cette vision évolue. « Ce qu’on pouvait limiter jusqu’à présent aux réserves naturelles doit désormais faire partie de l’ensemble des espaces, y compris ceux du quotidien », explique Audrey Favale, directrice du Conservatoire d’espaces naturels Corse.
Dans une ville comme Ajaccio, confrontée à une urbanisation croissante, cette approche prend tout son sens. « C’est un nœud d’expansion urbaine. L’idée est d’aller vers un équilibre entre développement et préservation des milieux naturels », poursuit-elle.
Une ORE, un engagement sur le long terme
Le principe de l’Obligation Réelle Environnementale est simple : le propriétaire reste pleinement maître de son terrain, mais accepte d’intégrer des pratiques favorables à la biodiversité. Concrètement, cela se traduit par des mesures adaptées : gestion du débroussaillement, préservation des habitats naturels, ou encore maintien de certaines espèces. Et surtout, ces engagements ne disparaissent pas avec lui : ils sont attachés à la parcelle, et s’imposent aux futurs exploitants.
« Ce ne sont pas des contraintes lourdes. Ce sont des préconisations qui permettent de préserver les habitats, la faune et la flore, tout en maintenant des usages », précise Audrey Favale. L’un des atouts majeurs du dispositif réside dans sa durée. Une ORE peut s’étendre sur plusieurs décennies, voire près d’un siècle, garantissant ainsi une protection dans le temps.
Contrairement à certaines idées reçues, l’ORE ne fige pas les terrains. Elle encadre leur usage. « On peut faire de l’élevage, des plantations… tout sauf de l’agriculture intensive. L’objectif, c’est de rester cohérent et d’encourager des pratiques vertueuses », explique la directrice du CEN Corse.
Débroussaillement raisonné, préservation des milieux, gestion plus durable de l’eau : autant de leviers activés progressivement, sans empêcher l’activité économique.
« Je voulais imposer des pratiques respectueuses de l’environnement »
À l’origine de cette ORE ajaccienne, un propriétaire engagé, confronté à une limite bien concrète du droit rural. « Je voulais imposer des pratiques respectueuses de l’environnement, notamment le respect de l’agriculture biologique. Mais le droit rural classique ne le permet pas », raconte-t-il.
Dans une ville comme Ajaccio, confrontée à une urbanisation croissante, cette approche prend tout son sens. « C’est un nœud d’expansion urbaine. L’idée est d’aller vers un équilibre entre développement et préservation des milieux naturels », poursuit-elle.
Une ORE, un engagement sur le long terme
Le principe de l’Obligation Réelle Environnementale est simple : le propriétaire reste pleinement maître de son terrain, mais accepte d’intégrer des pratiques favorables à la biodiversité. Concrètement, cela se traduit par des mesures adaptées : gestion du débroussaillement, préservation des habitats naturels, ou encore maintien de certaines espèces. Et surtout, ces engagements ne disparaissent pas avec lui : ils sont attachés à la parcelle, et s’imposent aux futurs exploitants.
« Ce ne sont pas des contraintes lourdes. Ce sont des préconisations qui permettent de préserver les habitats, la faune et la flore, tout en maintenant des usages », précise Audrey Favale. L’un des atouts majeurs du dispositif réside dans sa durée. Une ORE peut s’étendre sur plusieurs décennies, voire près d’un siècle, garantissant ainsi une protection dans le temps.
Contrairement à certaines idées reçues, l’ORE ne fige pas les terrains. Elle encadre leur usage. « On peut faire de l’élevage, des plantations… tout sauf de l’agriculture intensive. L’objectif, c’est de rester cohérent et d’encourager des pratiques vertueuses », explique la directrice du CEN Corse.
Débroussaillement raisonné, préservation des milieux, gestion plus durable de l’eau : autant de leviers activés progressivement, sans empêcher l’activité économique.
« Je voulais imposer des pratiques respectueuses de l’environnement »
À l’origine de cette ORE ajaccienne, un propriétaire engagé, confronté à une limite bien concrète du droit rural. « Je voulais imposer des pratiques respectueuses de l’environnement, notamment le respect de l’agriculture biologique. Mais le droit rural classique ne le permet pas », raconte-t-il.
La découverte de l’ORE a été décisive. « En inscrivant ces obligations dans l’ORE, elles s’attachent à la terre. Tous les futurs exploitants devront les respecter », explique-t-il. Sur sa propriété, où poussent déjà oliviers et agrumes, un projet mêlant maraîchage et arboriculture est en préparation, avec de jeunes agriculteurs. Derrière ce choix, une conviction forte : la nécessité de préserver les sols, souvent invisibles mais essentiels. « Aujourd’hui, on détruit les sols. Au bout de quelques décennies, ils deviennent stériles. Je ne voulais pas transmettre ça », affirme le propriétaire.
Son projet dépasse le cadre individuel. Il s’inscrit aussi dans une réflexion plus large sur l’autonomie alimentaire du territoire. « Ajaccio a une capacité incroyable à se nourrir localement, mais elle est largement abandonnée. Il y a des terres agricoles laissées à l’abandon partout », regrette-t-il.
Un modèle encore émergent en Corse
Avec cette initiative, la Corse ne compte pour l’instant que deux ORE, après une première expérience menée à Figari. Là-bas, il s’agissait notamment d’empêcher la constructibilité d’un terrain et de contribuer à la prévention des incendies, en maintenant des espaces ouverts.
Pour le Conservatoire d’espaces naturels Corse, ces initiatives ont vocation à se multiplier. « L’idée est de diffuser ces pratiques et d’impliquer davantage les propriétaires dans la préservation des espaces naturels », insiste Audrey Favale.
Face à la dégradation des écosystèmes, ces démarches individuelles pourraient jouer un rôle clé. « Si on ne décloisonne pas la protection de l’environnement, si on la limite aux seules réserves, on continuera à constater ces dégradations », alerte la directrice, avant d’ajouter : « L’urgence a toujours été là. Mais aujourd’hui, on peut encore agir, en impliquant directement les propriétaires ».
À Ajaccio, cette première ORE ouvre donc une nouvelle voie : celle d’une écologie ancrée dans les territoires, portée aussi par les citoyens. Une initiative encore discrète, mais qui pourrait, à terme, transformer durablement la manière de penser la protection de la nature.
Son projet dépasse le cadre individuel. Il s’inscrit aussi dans une réflexion plus large sur l’autonomie alimentaire du territoire. « Ajaccio a une capacité incroyable à se nourrir localement, mais elle est largement abandonnée. Il y a des terres agricoles laissées à l’abandon partout », regrette-t-il.
Un modèle encore émergent en Corse
Avec cette initiative, la Corse ne compte pour l’instant que deux ORE, après une première expérience menée à Figari. Là-bas, il s’agissait notamment d’empêcher la constructibilité d’un terrain et de contribuer à la prévention des incendies, en maintenant des espaces ouverts.
Pour le Conservatoire d’espaces naturels Corse, ces initiatives ont vocation à se multiplier. « L’idée est de diffuser ces pratiques et d’impliquer davantage les propriétaires dans la préservation des espaces naturels », insiste Audrey Favale.
Face à la dégradation des écosystèmes, ces démarches individuelles pourraient jouer un rôle clé. « Si on ne décloisonne pas la protection de l’environnement, si on la limite aux seules réserves, on continuera à constater ces dégradations », alerte la directrice, avant d’ajouter : « L’urgence a toujours été là. Mais aujourd’hui, on peut encore agir, en impliquant directement les propriétaires ».
À Ajaccio, cette première ORE ouvre donc une nouvelle voie : celle d’une écologie ancrée dans les territoires, portée aussi par les citoyens. Une initiative encore discrète, mais qui pourrait, à terme, transformer durablement la manière de penser la protection de la nature.
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