Ce samedi 22 juin, à l’Oratoire Saint-Jean-Baptiste d’Ajaccio, Sebastien Mariotti, prieur, et Michel Lucciani, sous-prieur, mettent à l’abri les fleurs qu’ils viennent tout juste de ramener de Bastia. Demain matin, conformément à la tradition, lys et roses viendront orner l’église et la statue de Saint-Jean. Cette châsse, qui représente le saint Jean-Baptiste bénissant le Christ sous le regard de l’Agneau de Dieu, sera installée face à l’église jusqu’à lundi soir, pour la procession et la messe solennelle à la cathédrale d’Ajaccio. « Il faut orner la châsse au dernier moment, pour que les fleurs, naturelles, ne soient pas trop fanées. Par nature, la beauté est d’autant plus délicate qu’elle est éphémère. » précise Michel Lucciani.
Cette fête de la Saint-Jean était à l’origine une fête païenne, célébrée à l’antiquité en l’honneur du soleil pour bénir les moissons. Elle a ensuite été christianisée , comme l'explique Sébastien Mariotti, qui participe à l’organisation de la Saint-Jean depuis 32 ans :« Jean-Baptiste est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus de Nazareth et l'a baptisé sur les bords du Jourdain, il est l’annonciateur de la lumière. » En compagnie de ses vingt autres confrères, il animera dès ce soir 18h une conférence à l’Oratoire suivie d’un concert à 19h. L’argent récolté sera versé à l’hôpital Eugénie d’Ajaccio. « Nous allons chanter des hymnes en latin, comme l’Agnus Dei, en grec, comme le Kyrie, mais aussi nos propres créations en langue corse, comme Ci fu un omu. Dans la confrérie, nous nous définissons comme des laïques attachés à la religion. Nous souhaitons perpétuer les traditions, surtout celle du chant. »
Demain soir, une procession partira de l’oratoire à 21h45 et se dirigera jusqu’à la Citadelle, où la confrérie allumera le traditionnel feu de la Saint-Jean. L’abbé Constant bénira le feu et lira l’évangile. Le Dio vi Salvi retentira dans une ambiance d'allégresse avant le retour à l’Oratoire. « Ce feu symbolise la purification et marque le début du solstice d’été. Autrefois, on sautait par-dessus le feu en se donnant la main, pour devenir compère et commère tout au long de la vie », détaille Michel Lucciani. Cette fête continue de susciter un vaste engouement auprès de la population locale : « Les Corses restent attachés à leurs traditions et à la foi chrétienne. C’est important, car l’on vit dans une période où beaucoup de gens sont en manque de repères et la foi permet de fournir des directions, de se poser des questions et d’essayer d’y trouver des réponses », conclut Michel Lucciani.
Cette fête de la Saint-Jean était à l’origine une fête païenne, célébrée à l’antiquité en l’honneur du soleil pour bénir les moissons. Elle a ensuite été christianisée , comme l'explique Sébastien Mariotti, qui participe à l’organisation de la Saint-Jean depuis 32 ans :« Jean-Baptiste est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus de Nazareth et l'a baptisé sur les bords du Jourdain, il est l’annonciateur de la lumière. » En compagnie de ses vingt autres confrères, il animera dès ce soir 18h une conférence à l’Oratoire suivie d’un concert à 19h. L’argent récolté sera versé à l’hôpital Eugénie d’Ajaccio. « Nous allons chanter des hymnes en latin, comme l’Agnus Dei, en grec, comme le Kyrie, mais aussi nos propres créations en langue corse, comme Ci fu un omu. Dans la confrérie, nous nous définissons comme des laïques attachés à la religion. Nous souhaitons perpétuer les traditions, surtout celle du chant. »
Demain soir, une procession partira de l’oratoire à 21h45 et se dirigera jusqu’à la Citadelle, où la confrérie allumera le traditionnel feu de la Saint-Jean. L’abbé Constant bénira le feu et lira l’évangile. Le Dio vi Salvi retentira dans une ambiance d'allégresse avant le retour à l’Oratoire. « Ce feu symbolise la purification et marque le début du solstice d’été. Autrefois, on sautait par-dessus le feu en se donnant la main, pour devenir compère et commère tout au long de la vie », détaille Michel Lucciani. Cette fête continue de susciter un vaste engouement auprès de la population locale : « Les Corses restent attachés à leurs traditions et à la foi chrétienne. C’est important, car l’on vit dans une période où beaucoup de gens sont en manque de repères et la foi permet de fournir des directions, de se poser des questions et d’essayer d’y trouver des réponses », conclut Michel Lucciani.