- En quoi va consister votre rôle de parrain de la promotion 2024 des architectes de Corse et quelles sont vos ambitions ?
- Cet événement annuel voit les jeunes diplômés inscrits à l’Ordre des architectes parrainés par un architecte expérimenté, qui les encourage dans l’exercice de leur futur métier. L’Ordre encadre ces jeunes actifs tout au long de l’année, notamment en éditant un bulletin régulier pour les tenir informés des questions de réglementation et de responsabilité. Mon rôle personnel sera d’expliquer aux jeunes diplômés l’importance de travailler avec les ressources locales insulaires afin de redonner une identité à l’architecture corse. J’ai réalisé le Musée des Vins et l’Académie de guitare de Patrimonio, des projets entièrement construits avec des matériaux locaux : des pierres massives, une charpente en pin laricio et des portes en châtaignier.
- Y a-t-il une spécificité insulaire à défendre en termes d’architecture et de matériaux ?
- En tant qu’île, la Corse possède la capacité de fournir les matériaux naturels nécessaires à ses constructions. Comme pour le vin, son terroir lui confère une originalité unique. Cette identité passe par l’exploitation des ressources locales, telles que la pierre et le bois. La Corse est l’une des îles les plus riches en pierres, notamment en calcaire et en granit. Outre les matériaux, la diversité des paysages, allant des rivages méditerranéens aux sommets des montagnes, est une richesse à laquelle les jeunes architectes doivent être sensibles. Cela peut offrir à la Corse une dimension architecturale fabuleuse.
- En quoi consiste le travail de l’architecte autour du développement durable ?
- Le bilan carbone dépend des matériaux utilisés. En travaillant avec des matériaux naturels comme le bois, la pierre ou la terre, et non avec des matériaux industriels comme le plastique ou le béton, on obtient un bilan carbone faible. La Corse bénéficie d’un atout majeur : elle n’a pas d’industrialisation forte, telle qu’une usine de ciment. Il faut donc valoriser les ressources locales, ce qui fait de vous un acteur du développement durable. Les matières plastiques, en revanche, polluent les océans et les organismes vivants que nous consommons. Il est impératif de réagir en bannissant l’utilisation de ces matières non dégradables.
- Comment respecter l’environnement et lutter contre la spéculation immobilière tout en valorisant le travail de l’architecte ?
- Les architectes ne peuvent pas directement lutter contre la spéculation immobilière, mais ils peuvent conseiller sur les zones à développer et celles à préserver, dans un respect des équilibres écologiques. Cela fait partie de leur formation et de leur responsabilité professionnelle.
- Combien d’architectes corses vont prêter serment aujourd’hui et à quoi s’engagent-ils ?
- Une quinzaine d’architectes prêteront serment aujourd’hui. Ils s’engagent à respecter le code déontologique dicté par l’Ordre des Architectes, équivalent du serment d’Hippocrate en médecine. Ils promettent d’agir de manière sociale et éthique, pour le bien de tous. Parmi leurs devoirs, les architectes doivent faire preuve d’objectivité dans leurs relations avec les autres professionnels, entrepreneurs, fournisseurs et collaborateurs d’un projet. Ils doivent aussi s’abstenir d’exercer la profession dans des conditions susceptibles de compromettre la qualité de leurs services ou la dignité de leur profession.
- Cet événement annuel voit les jeunes diplômés inscrits à l’Ordre des architectes parrainés par un architecte expérimenté, qui les encourage dans l’exercice de leur futur métier. L’Ordre encadre ces jeunes actifs tout au long de l’année, notamment en éditant un bulletin régulier pour les tenir informés des questions de réglementation et de responsabilité. Mon rôle personnel sera d’expliquer aux jeunes diplômés l’importance de travailler avec les ressources locales insulaires afin de redonner une identité à l’architecture corse. J’ai réalisé le Musée des Vins et l’Académie de guitare de Patrimonio, des projets entièrement construits avec des matériaux locaux : des pierres massives, une charpente en pin laricio et des portes en châtaignier.
- Y a-t-il une spécificité insulaire à défendre en termes d’architecture et de matériaux ?
- En tant qu’île, la Corse possède la capacité de fournir les matériaux naturels nécessaires à ses constructions. Comme pour le vin, son terroir lui confère une originalité unique. Cette identité passe par l’exploitation des ressources locales, telles que la pierre et le bois. La Corse est l’une des îles les plus riches en pierres, notamment en calcaire et en granit. Outre les matériaux, la diversité des paysages, allant des rivages méditerranéens aux sommets des montagnes, est une richesse à laquelle les jeunes architectes doivent être sensibles. Cela peut offrir à la Corse une dimension architecturale fabuleuse.
- En quoi consiste le travail de l’architecte autour du développement durable ?
- Le bilan carbone dépend des matériaux utilisés. En travaillant avec des matériaux naturels comme le bois, la pierre ou la terre, et non avec des matériaux industriels comme le plastique ou le béton, on obtient un bilan carbone faible. La Corse bénéficie d’un atout majeur : elle n’a pas d’industrialisation forte, telle qu’une usine de ciment. Il faut donc valoriser les ressources locales, ce qui fait de vous un acteur du développement durable. Les matières plastiques, en revanche, polluent les océans et les organismes vivants que nous consommons. Il est impératif de réagir en bannissant l’utilisation de ces matières non dégradables.
- Comment respecter l’environnement et lutter contre la spéculation immobilière tout en valorisant le travail de l’architecte ?
- Les architectes ne peuvent pas directement lutter contre la spéculation immobilière, mais ils peuvent conseiller sur les zones à développer et celles à préserver, dans un respect des équilibres écologiques. Cela fait partie de leur formation et de leur responsabilité professionnelle.
- Combien d’architectes corses vont prêter serment aujourd’hui et à quoi s’engagent-ils ?
- Une quinzaine d’architectes prêteront serment aujourd’hui. Ils s’engagent à respecter le code déontologique dicté par l’Ordre des Architectes, équivalent du serment d’Hippocrate en médecine. Ils promettent d’agir de manière sociale et éthique, pour le bien de tous. Parmi leurs devoirs, les architectes doivent faire preuve d’objectivité dans leurs relations avec les autres professionnels, entrepreneurs, fournisseurs et collaborateurs d’un projet. Ils doivent aussi s’abstenir d’exercer la profession dans des conditions susceptibles de compromettre la qualité de leurs services ou la dignité de leur profession.