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«Vendetta» : Caroline Parsi plonge au cœur du crime d'honneur en Corse


Philippe Jammes le Jeudi 28 Octobre 2021 à 18:17

Docteur en histoire et professeur agrégée, Caroline Parsi a consacré sa thèse à la question du crime d’honneur en Corse dans la seconde moitié du XIXe siècle. Elle sera à la bibliothèque municipale de Bastia ce vendredi 29 octobre à 17 heures pour une conférence sur le sujet et présenter son dernier ouvrage.



La couverture du livre
La couverture du livre
Originaire de Corse, Caroline Parsi est passionnée par son histoire. Elle se rend depuis une quinzaine d'années dans les dépôts d'archives à Bastia et à Ajaccio pour mieux connaître l'île, son passé, sa personnalité et sa grandeur. Sa passion pour son île dépasse évidemment le cadre historique et comprend l'ensemble du domaine culturel, à commencer par la richesse de la langue et du chant insulaires. Elle suit d’ailleurs des cours de corse et de chant : chants guitare et paghjelle en région parisienne depuis plusieurs années.
Avec Jacques Moretti, elle a aussi écrit  «Grandeur et misère des bandits de Corse» (Albiana) qui a reçu le Grand prix des îles du Ponent, Prix du livre insulaire de Ouessant 2021.Outre ses ouvrages, Caroline Parsi, qui enseigne l’histoire et la géographie dans le secondaire et le supérieur, a participé à plusieurs documentaires télévisés : La Vengeance en héritage, Des crimes presque parfaits : André Spada….

« Le crime d'honneur peut se définir comme l'homicide commis en réparation d'une offense faite à l'honneur d'un individu ou de sa famille » souligne l’auteure. «Il comprend un large éventail de situations et de valeurs et reste une composante incontournable de la société insulaire du XIXe siècle. Élargi à la vendetta, enchaînement d'homicides opposant au moins deux familles ou deux clans et ayant pour but de laver par le sang les offenses, et au banditisme, phénomène relatif à la fuite, puis à la survie dans le maquis du hors-la-loi ayant tué par vengeance, le crime d'honneur recouvre tout un pan de l'histoire corse. L'administration française n'a eu de cesse d'endiguer ce mal, de réduire à néant ce que le continent, et une partie de l'île elle-même, considéraient comme une coutume honteuse, une maladie barbare ».
 

Synopsis
Le 29 février 1880, contrevenant aux ordres reçus, le pâtre G. laisse la chèvre de Charles-Pierre R. à l’étable. Furieux, ce dernier se rend aussitôt chez G. et, sans sommation, le tue d’un coup de fusil.
En Corse, tout au long du XIXe siècle, la criminalité atteint des niveaux record, que l’on ne retrouve sur aucune partie du territoire national. Dès 1833, le procureur général nommé sur l’île s’inquiète de ce « fléau ». Pour lui, « la régénération de la Corse est plus qu’utile, elle est indispensable et urgente ». Mais si les différents gouvernements ont tenté de traiter le « cas corse » par tous les moyens, de l’interdiction du port d’armes par Napoléon III à l’envoi de brigades de gendarmerie et aux cérémonies de réconciliation officielles entre familles, ils n’ont jamais pu venir à bout de ce particularisme. De fait, le code de l’honneur qui anime les habitants de l’île, comme la plupart des sociétés méditerranéennes, demeure largement incompréhensible pour les contemporains.
En 1932, André S., bandit activement recherché par les autorités, clôturait encore sa lettre à La Jeune Corse en ces termes : « Plutôt cent mille fois la mort qu’une seule fois le déshonneur »
 
*Vendémiaire Editions
 






















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